Justification au premier euro

 

Éléments transversaux au programme

 

 

 

Autorisations d’engagement

Crédits de paiement

Numéro et intitulé de l’action
 / sous-action

Titre 2
Dépenses
de personnel

Autres titres

Total

Titre 2
Dépenses
de personnel

Autres titres

Total

11 – Pilotage de la politique de santé publique

 

243 941 606

243 941 606

 

242 941 606

242 941 606

12 – Santé des populations

 

1 010 000

1 010 000

 

1 010 000

1 010 000

14 – Prévention des maladies chroniques et qualité de vie des malades

 

52 465 399

52 465 399

 

53 465 399

53 465 399

15 – Prévention des risques liés à l'environnement et à l'alimentation

 

18 099 747

18 099 747

 

18 099 747

18 099 747

16 – Veille et sécurité sanitaire

 

1 610 000

1 610 000

 

1 610 000

1 610 000

17 – Politique des produits de santé et de la qualité des pratiques et des soins

 

121 492 898

121 492 898

 

121 492 898

121 492 898

18 – Projets régionaux de santé

 

 

 

 

 

 

19 – Modernisation de l'offre de soins

1 442 239

39 251 563

40 693 802

1 442 239

40 551 563

41 993 802

Total

1 442 239

477 871 213

479 313 452

1 442 239

479 171 213

480 613 452

 

 

 

évolution du périmètre du programme

 

 

   Mesures de transferts

 

Crédits

Emplois

 

T2 hors CAS Pensions

T2 CAS Pensions

Total T2

Hors T2
AE

Hors T2
CP

Total
AE

Total
CP

ETPT
ministériels

ETPT
Hors État

Transferts entrants

 

 

 

+180 393

+180 393

+180 393

+180 393

 

+8

Transferts sortants

 

 

 

-25 421

-25 421

-25 421

-25 421

 

 

Solde des transferts

 

 

 

+154 972

+154 972

+154 972

+154 972

 

+8

 

Les mesures de transferts qui impacterons le programme 204 en 2019 sont les suivantes :

•              Un transfert depuis le programme 124 « Conduite et soutien des politiques sanitaires, sociales, du sport, de la jeunesse et de la vie associative » à hauteur de 180 393 € en AE/CP et 8 ETPT, au titre de l’activité des cellules inter-régionales d’épidémiologie (CIRE) au profit de l’agence nationale de santé publique (ANSP) ;

•              Un transfert vers le programme 148 « Fonction publique » à hauteur de 25 421 € en AE/CP destiné à couvrir l’ouverture de trois prestations d’action sociale interministérielle aux agents de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

 

   PRÉSENTATION DES CRÉDITS PAR CATÉGORIE ET CONTRIBUTIONS EMPLOYEURS

Catégorie

LFI 2018

PLF 2019

Rémunération d’activité

 

1 442 239

Cotisations et contributions sociales

 

 

Contributions d’équilibre au CAS Pensions :

 

 

– Civils (y.c. ATI)

 

 

– Militaires

 

 

– Ouvriers de l’État (subvention d'équilibre au FSPOEIE)

 

 

– Autres (Cultes et subvention exceptionnelle au CAS Pensions)

 

 

Cotisation employeur au FSPOEIE

 

 

Autres cotisations

 

 

Prestations sociales et allocations diverses

 

 

Total Titre 2 (y.c. Cas pensions)

 

1 442 239

Total Titre 2 (hors Cas pensions)

 

1 442 239

FDC et ADP prévus

 

 

 

 

 

subventions aux opérateurs

 

 

(en milliers d’euros)

Opérateur

AE
PLF 2019

CP
PLF 2019

ANSéS - Agence nationale de sécurité sanitaire, de l'alimentation, de l'environnement et du travail (P206)

14 489

14 489

Subvention pour charges de service public

14 489

14 489

ANSM - Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (P204)

117 993

117 993

Subvention pour charges de service public

117 993

117 993

ANSP - Agence Nationale de Santé Publique (P204)

153 740

153 740

Subvention pour charges de service public

153 740

153 740

INCa - Institut National du Cancer (P204)

42 164

42 164

Subvention pour charges de service public

42 164

42 164

Total

328 386

328 386

Total des subventions pour charges de service public

328 386

328 386

Total des dotations en fonds propres

 

 

Total des transferts

 

 

 

 

Suivi des crédits de paiement associés

à la consommation des autorisations d’engagement (hors titre 2)

 

ESTIMATION DES RESTES À PAYER AU 31/12/2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Engagements sur années antérieures non couverts
par des paiements
au 31/12/2017
(RAP 2017)

 

Engagements sur années antérieures non couverts par des paiements au 31/12/2017
y.c. travaux de fin de gestion postérieurs au RAP 2017

 

AE LFI 2018
+ reports 2017 vers 2018 + prévision de FDC et ADP

 

CP LFI 2018
+ reports 2017 vers 2018 + prévision de FDC et ADP

 

Évaluation des
engagements non couverts par des paiements
au 31/12/2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

33 011 388

 

 

 

484 842 584

 

486 298 052

 

30 746 863

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉCHÉANCIER DES CP À OUVRIR

AE

 

CP 2019

 

CP 2020

 

CP 2021

 

CP au-delà de 2021

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Évaluation des engagements non couverts par des paiements
au 31/12/2018

 

CP demandés
sur AE antérieures à 2019

CP PLF / CP FDC et ADP

 

Estimation des CP 2020
sur AE antérieures à 2019

 

Estimation des CP 2021
sur AE antérieures à 2019

 

Estimation des CP
au-delà de 2021
sur AE antérieures à 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

30 746 863

 

5 491 698

 

 

3 328 448

 

3 328 448

 

18 598 269

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AE nouvelles
pour 2019

AE PLF / AE FDC et ADP

 

CP demandés
sur AE nouvelles en 2019

CP PLF / CP FDC et ADP

 

Estimation des CP 2020
sur AE nouvelles en 2019

 

Estimation des CP 2021
sur AE nouvelles en 2019

 

Estimation des CP
au-delà de 2021
sur AE nouvelles en 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

477 871 213

 

 

473 679 515

 

 

4 191 698

 

0

 

0

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Totaux

 

479 171 213

 

7 520 146

 

3 328 448

 

18 598 269

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CLÉS D'OUVERTURE DES CRÉDITS DE PAIEMENTS SUR AE 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CP 2019 demandés sur AE nouvelles en 2019 / AE 2019

 

CP 2020 sur AE nouvelles
en 2019 / AE 2019

 

CP 2021 sur AE nouvelles
en 2019 / AE 2019

 

CP au-delà de 2021 sur AE nouvelles en 2019 / AE 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

99,1 %

 

0,9 %

 

0 %

 

0 %

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les engagements non couverts par des crédits de paiement au 31 décembre 2018 s’élèvent à 30,75 M€. Ils correspondent à hauteur de :

- 22,58 M€ au remboursement du prêt consenti par l’Agence française de développement (AFD) visant à apurer la dette de l’agence de santé Wallis-et-Futuna (26,6 M€ engagés en 2015 avec un 1er versement à hauteur de 1,44 M€ en 2016 et des annuités s’élevant à 1,33 M€ à compter de 2017) ;

- 5 M€ à la participation de l’Etat à la construction du nouveau centre international de recherche sur le cancer (CIRC) (5,33 M€ engagés en 2017 avec un 1er versement à hauteur de 0,33 M€ en 2018, un 2e versement de 1 M€ en 2019 et de deux versements de 2 M€ en 2020 et 2021) ;

- 3,17 M€ à des charges et restes à payer relatifs à des subventions auprès d’associations et à des conventions.

Justification par action

 

ACTION N° 11                                                                                                                                                            50,9 %

Pilotage de la politique de santé publique

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FDC et ADP
attendus

Autorisations d’engagement

 

243 941 606

243 941 606

 

Crédits de paiement

 

242 941 606

242 941 606

 

 

 

L’action n°11 vise à structurer, rationaliser et mieux piloter les actions de santé publique. Elle mobilise des usagers et des professionnels de la santé en les associant à la conception et à la mise en œuvre de ces actions.

 

Cette action recouvre d’abord le soutien aux politiques de santé publique, avec d’une part le développement et l’exploitation des systèmes d’information en santé publique et d’autre part des actions d’information et de communication auprès du public et des professionnels de la santé. Elle contribue également à l’organisation et au financement du partenariat associatif ainsi qu’au développement de la démocratie sanitaire avec le financement de la conférence nationale de santé. Elle permet de développer les études et la recherche dans le domaine de la santé ainsi qu’à renforcer la veille, la surveillance, l’évaluation et l’expertise. L’action 11 supporte l’ensemble des frais liés aux actions juridiques et contentieuses. Enfin, cette action porte la subvention pour charge de service public de l’Agence nationale de santé publique (ANSP).

 

éléments de la dépense par nature

 

Titre et catégorie

Autorisations
d’engagement

Crédits
 de paiement

Dépenses de fonctionnement

167 643 800

166 643 800

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

12 708 341

11 708 341

Subventions pour charges de service public

154 935 459

154 935 459

Dépenses d'intervention

76 297 806

76 297 806

Transferts aux autres collectivités

76 297 806

76 297 806

Total

243 941 606

242 941 606

 

Outre la subvention pour charge de service public versée à l’Agence nationale de santé publique (ANSP) à hauteur de 153 540 459 €, 1 195 000 € de subventions versées à divers établissements contrôlés (notamment l’INSERM à hauteur de 1,035 M€) sont comptabilisés dans la catégorie SCSP.

 

Actions de pilotage, de soutien et de partenariats pour relayer la politique de santé publique(4,1 M€ en AE et 3,1 M€ en CP) :

 

Partenariat associatif (0,72 M€ en AE-CP)

 

Le réseau associatif, par son aspect transversal, constitue un partenaire essentiel à la réalisation des priorités de santé publique, avec l’articulation de ses actions avec celles de l’ensemble des acteurs que sont les agences régionales de santé (ARS), les opérateurs ou encore l’Assurance maladie. Les partenariats établis avec des associations de dimension nationale qui assurent une fonction de tête de réseau seront ainsi poursuivis, avec pour objectifs le développement de la santé publique et de ses savoir-faire en appui à l’élaboration et à la mise en œuvre de la politique de santé.

 

En complément des actions thématiques, des actions seront également financées en direction des territoires avec trois têtes de réseaux dont l’objectif est l’implication des villes dans les politiques de santé. Les réseaux ont une couverture nationale comportant près de 120 villes ou communautés d’agglomération, dont l’ensemble des capitales régionales. Les associations principales qui sont subventionnées sont les suivantes : association « élus santé publique et territoires », association « réseau français des villes-santé de l’organisation mondiale de la santé (OMS) », association « plate-forme nationale des ressources ateliers santé ».

 

Le renforcement de la démocratie en santé est par ailleurs un axe fort de la refondation de notre système de santé. A cette fin, le 21 mars 2017, l’union nationale des associations agréées d’usagers du système de santé (UNAASS) a été créée. A ce jour, elle fédère 76 associations et plus de 2 millions d’adhérents. Des moyens sont attribués à l’UNAASS et aux unions régionales des associations agrées du système de santé (URAASS) pour la réalisation d’actions de plaidoyer auprès des pouvoirs publics et d’information auprès des usagers du système de santé sur les thèmes prioritaires du plan national de santé publique (PNSP).

 

Conférence nationale de santé (CNS) (0,25 M€ en AE-CP)

 

Organisme consultatif placé auprès du ministre chargé de la santé, la CNS a pour objet de permettre la concertation sur les questions de santé. Elle est consultée par le Gouvernement lors de l'élaboration de la stratégie nationale de santé (SNS). Elle élabore notamment, sur la base des rapports établis par les conférences régionales de la santé et de l'autonomie, un rapport annuel adressé au ministre chargé de la santé et rendu public, sur le respect des droits des usagers du système de santé. Elle formule des avis et propositions au Gouvernement sur les plans et programmes qu'il entend mettre en œuvre. Elle formule également des avis ou propositions en vue d'améliorer le système de santé. Elle contribue à l'organisation de débats publics sur ces mêmes questions. Ses avis sont rendus publics.

 

Les crédits, alloués à la CNS sont pour partie destinés à contribuer au soutien d’actions visant à favoriser le développement de la démocratie en santé, notamment la représentation des usagers du système de santé et leur professionnalisation (actions de formation). Ils permettent de développer des missions d’animation de réseau, d’information, de représentation et de plaidoyer, ainsi que d’intensifier de façon ponctuelle des actions de communication et d’échanges au profit des têtes de réseau associatif agrées. Ces crédits permettent de rendre visible, de valoriser et d’accompagner la politique de santé publique à destination des professionnels de santé, des partenaires institutionnels et associatifs, des médias et du grand public. Les crédits dévolus à ces actions couvrent prioritairement le fonctionnement de la conférence nationale de santé (CNS). Des crédits sont prévus en 2019 pour l’installation de la nouvelle mandature de la CNS et la commande d’une étude sur les outils possibles d’organisation du dialogue avec la société dans la champ de la santé ainsi que leur articulation avec les instances de démocratie en santé.

 

Outre-mer (0,15 M€ en AE-CP)

 

Les territoires ultramarins présentent des difficultés spécifiques dont l’ampleur est presque constamment majorée par les conditions de vie, la précarité et les difficultés d’accès aux soins qui caractérisent une part importante de la population. L’effort de rattrapage engagé à leur bénéfice doit être poursuivi et amplifié afin de fournir un niveau de santé et de prise en charge comparable à ceux dont bénéficient les métropolitains.

 

Des crédits seront ainsi alloués pour des actions de prévention et de promotion de la santé portées par la stratégie de santé pour les Outre-mer présentée en mai 2016. Elles concerneront les déterminants comportementaux ou socio- environnementaux, notamment en matière de lutte contre le surpoids et l'obésité, l’amélioration des dispositifs d’observation et de connaissance des états de santé des populations ultramarines, le renforcement et l’appui de la coopération régionale et le développement de la recherche.

 

Un effort particulier sera poursuivi pour permettre à l’agence territoriale de santé de Saint-Pierre et Miquelon de prolonger ses actions en matière de prévention et tout particulièrement au financement des projets de pôle « santé environnement ».

 

 

                               Affaires européennes et internationales (0,255 M€ en AE-CP)

 

Dans un monde globalisé, les enjeux de santé publique ne peuvent être pensés en termes strictement nationaux. L’action internationale est un levier indispensable à la réalisation des objectifs nationaux en santé publique, eux-mêmes contribuant aux objectifs du développement durable (ODD), que la communauté internationale a défini en septembre 2015, en particulier l’ODD n°3, consacré à la santé et au bien-être. L’action internationale en santé est mise en œuvre via une stratégie d’influence auprès des instances européennes et internationales, et des projets collaboratifs, notamment européens, qui contribuent au développement du cadre de vie en bonne santé souhaité par les citoyens. En ce sens, le PNSP s’articule avec les priorités de la stratégie de la France en santé mondiale 2017 – 2021, notamment l’accès à la couverture santé universelle, la sécurité sanitaire internationale, l’action sur les déterminants de la santé et la place de la prévention dans le continuum de soins.

 

La France poursuivra ainsi le financement de la contribution obligatoire à l’organisation panaméricaine de la santé (OPS), ainsi qu’un certain nombre d’événements internationaux, visant en particulier à mobiliser la communauté autour d’enjeux de prévention et promotion de la santé.

 

                               Information et Communication (0,07 M€ en AE-CP)

 

Des crédits seront consacrés aux actions d’information et de communication en santé publique. Ils permettront d’assurer la communication relative aux actions de prévention et de promotion de la santé portées par le plan national de santé publique « Priorité prévention » dans le cadre de la stratégie nationale de santé. Il s’agit également d’assurer l’accès permanent du public et des professionnels à l’information sur les actions et politiques de santé publique avec des réponses à l’opinion et à la presse, des publications (guides, plaquettes, rapport annuel d’activité…), la mise en œuvre de campagnes, de colloques ou évènements. A cet égard, une attention particulière sera accordée à la gestion de la communication de crise dans le cadre des situations sanitaires exceptionnelles, à destination du public et des professionnels de santé.

 

Stratégie immobilière des agences sanitaires (0,28 M€ en AE-CP)

 

L’ordonnance 2017-45 du 19 janvier 2017 autorise la mise en commun de tout ou partie des fonctions supports des agences sanitaires nationales, parmi lesquelles les fonctions comptables, logistiques, informatiques, immobilières ainsi que les fonctions de paiement ou de commande, d’expertise juridique, de communication ou de relations internationales.

 

 

Etudes et recherches (1,6 M€ en AE/CP)

 

L’identification des connaissances nécessaires à l’élaboration des politiques de santé, pour améliorer la prévention et la prise en charge des problèmes de santé, et pour soutenir le développement et une utilisation adéquate des innovations, nécessite des interactions fortes entre les différentes directions du ministère chargé de la santé, les organismes de protection sociale, le ministère chargé de la recherche et les principaux opérateurs de recherche. La mise en œuvre de ces orientations se traduit notamment par l’exercice de la tutelle de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) et de l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP), par la contribution à la programmation de l’Agence nationale de la recherche (ANR), la participation au niveau européen au comité de programme « Santé, Bien-être et Vieillissement » du programme cadre « Horizon 2020 » et enfin l’élaboration des volets recherche des plans et programmes de santé publique, en concertation avec le ministère chargé de la recherche.

 

Ces crédits mis en œuvre en administration centrale permettent de financer :

 

l  l’observation en santé au niveau régional et local, en soutenant d’une part la mise à disposition sur Internet de la base « Score Santé » qui regroupe au niveau national l’ensemble des indicateurs disponibles au niveau régional ou infra régional, et d’autre part, l’amélioration de la qualité des travaux réalisés par les observatoires régionaux de santé en appui aux ARS et aux collectivités locales (fédération nationale des observatoires régionaux de santé – FNORS) ;

 

l  le programme de recherche en santé publique coordonné par l’institut de recherche en santé publique (IReSP). L’accent particulier est mis sur le développement de la recherche dans le domaine de la prévention et sur les projets pluridisciplinaires portant sur les services de santé mais aussi plus largement sur le système de santé, en mettant l’accent sur la coordination et les parcours de soins, les patients-usagers, les transformations et innovations, l’équité et les inégalités de santé, et l’évaluation ;

 

l  le soutien au développement de l’expertise épidémiologique et en santé publique nécessaire à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques de santé (en appui des sociétés savantes) ;

 

l  les travaux nécessaires au développement d’analyses et d’outils spécifiques en appui à l’élaboration aux politiques de santé, notamment dans le cadre d’une convention cadre de partenariat avec la fondation nationale des sciences politiques, et aux travaux du comité interministériel pour la santé institué par le décret n°2014-629 du 18 juin 2014 ;

 

l  une contribution à la mise en place d’un parcours doctoral national en santé travail ;

 

l  la poursuite des actions de soutien aux grandes études en santé, notamment par l’exploitation, pour répondre à des besoins de connaissances utiles à l’élaboration des politiques de santé, de données recueilliespar les grandes études de cohorte en population générale (CONSTANCES, ELFE).

 

 

Veille, surveillance, évaluation et expertise (dont le Haut conseil de santé publique) (0,35 M€ en AE/CP) :

 

Le haut conseil de la santé publique (HCSP) peut être consulté par les ministres intéressés et par les présidents des commissions compétentes du Parlement sur toute question relative à la prévention, à la sécurité sanitaire ou à la performance du système de santé. Le HCSP contribue notamment à l‘élaboration, au suivi annuel et à l’évaluation pluriannuelle de la stratégie nationale de santé. Il apporte, en lien avec les agences sanitaires, une expertise à la gestion des risques sanitaires ainsi qu’à la conception et à l’évaluation des politiques et stratégies de prévention et de sécurité sanitaire. Il conduit plus largement des réflexions prospectives sur les questions de santé publique et contribue à l’élaboration d’une politique de santé de l’enfant global et concertée. Le HCSP joue ainsi un rôle important dans l’accompagnement des grands chantiers et le développement de la recherche également portée par le programme 204. Les crédits inscrits permettent d’assurer le fonctionnement du HCSP.

 

Développement et exploitation des systèmes d’information de santé publique (4,5 M€ en AE/CP) :

 

Afin d’agir sur la transformation numérique du service public tout en développant la relation de confiance entre les usagers-patients et l’administration, le ministère prend part aux orientations de la démarche Action publique 2022 avec un chantier particulier qui est celui de l’objectif 100 % de démarches dématérialisées d’ici 2022. La sécurité informatique figure également au nombre des priorités à venir avec la nécessité de procéder à une homologation sécurité de chaque nouveau système d’information tout en garantissant l’application des normes en matière de protection des données à caractère personnel (RGPD).

 

La stratégie de dématérialisation des procédures fera intervenir de nouveaux chantiers tels que la création du carnet de vaccination électronique (CVE) qui sera appelé à développer du lien avec le dossier médical partagé (DMP). Après avoir dématérialisé les procédures d’habilitation et contrôle des laboratoires de biologie médicale, le périmètre est désormais étendu aux laboratoires d’oxygénothérapie puis, à terme, d’anatomopathologie. Le déploiement des systèmes d’information visant à se prémunir des conflits d’intérêts et des contentieux dans le domaine général de la santé publique, mais aussi de la lutte contre les addictions tabagiques et de la protection des personnes participants à des essais thérapeutiques nationaux ou internationaux est également une priorité. En vue de poursuivre son action dans les domaines de la prévention sanitaire, la conception de systèmes d’information destinés à contrôler la présence de l’amiante dans les immeubles bâtis et à lutter contre le saturnisme et l’insalubrité, va être poursuivie et amplifiée. L’actualisation de la réglementation conduira à mettre en place en 2019 une base de données nationale en matière de recensement des défibrillateurs cardiaques externes implantés sur l’ensemble du territoire.

Durant les trois années à venir, l’effort portera enfin et en priorité sur la gestion de la veille et de l’alerte sanitaire au travers de la modernisation du système d’information dédié à l’alerte et aux crises, d’une interopérabilité accrue des systèmes d’information de gestion de l’alerte tant en administration centrale qu’en région et dans les agences sanitaires, du développement d’outils de repérage et d’aide à la décision dans le domaine de la surveillance des espèces contaminantes en lien avec le centre national d’étude spatiale (partenariat santé recherche) et enfin de l’amélioration de la fiabilité du système d’information DGS-Urgent, outil d’alerte auprès des professionnels de santé.

 

Ces crédits seront consacrés au développement de systèmes d’information de santé hautement sécurisés et intégrant des données de santé patients visant à :

 

l  la déclaration des événements indésirables par les patients, professionnels de santé ou autres professionnels et leur diffusion la plus rapide vers les agences en charge de leur évaluation et expertise. Des évolutions importantes seront intégrées à ce système d’information et feront intervenir de nouvelles fonctionnalités d’échanges avec les déclarants et une amélioration du circuit de traitement (interconnexion avec l’ensemble des systèmes d ‘information de la veille et de la sécurité sanitaire) ;

 

l  la gestion des données recueillies et traitées par les centres antipoison : une solution téléphonique avancée est programmée afin de faire bénéficier les centres antipoison d’un service permettant notamment d’enregistrer et réécouter les conversations téléphoniques ;

 

l  le déploiement au niveau national de la dématérialisation des certificats de décès, projet interministériel de simplification administrative au profit des familles, des collectivités territoriales, des opérateurs funéraires et de l’État.

 

Les deux premiers dossiers seront confiés en maîtrise d’ouvrage déléguée (MOA) au GIP ASIP-Santé, la MOA déléguée du troisième étant assurée par l’INSERM.

 

Par ailleurs, la conception d’un nouveau système d’information en matière de contrôle sanitaire des eaux (projet SI Aqua-Sise) sera financée en 2019 à hauteur de 200 000 €. Cet outil permettra de partager de l’information avec les distributeurs, les laboratoires et les collectivités locales, pour un contrôle plus efficace. Il facilitera le pilotage de la politique publique de la sécurité sanitaire des eaux.

 

Enfin, dans le domaine de la dématérialisation des procédures, la plateforme de dématérialisation des certificats de santé de l’enfant va pouvoir être mise en production de même que la gestion des dossiers médicaux du comité médical supérieur et des comités médicaux.

 

 

Actions juridiques et contentieuses (79,65 M€ en AE/CP) :

 

Les dossiers contentieux portés traitent respectivement :

 

l  des litiges amiables et contentieux de toute nature mis à la charge de l’Etat au titre des décisions prises par la DGS, les préfets (en matière notamment de logement insalubre) ou par les directeurs généraux d'agences sanitaires lorsqu'ils agissent au nom de l'Etat (notamment l'ANSM, pour les autorisations de mise sur le marché de médicaments). Les dépenses sont relatives à des frais d’avocat, d’expertise ou d’indemnisation des victimes. Si les domaines contentieux sont divers, ils comprennent en particulier les accidents vaccinaux antérieurs à 2006, les victimes de la maladie de Creutzfeldt-Jakob ou encore le contrôle sanitaire des eaux ;

 

l  des litiges amiables et contentieux de toute nature mis à la charge de l’Etat au titre des décisions prises par la DGOS ou par les ARS au nom de l’Etat : cela peut concerner les décisions relatives aux autorisations d’activités de soins, liées aux officines de pharmacie ou encore liés aux autorisations d’exercice de professionnels de santé.

 

En outre, l'Etat verse une dotation à l'office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) qui assure, pour le compte de l'Etat :

 

l  d’une part l'indemnisation des accidents vaccinaux (vaccinations obligatoires) survenus depuis le 1er janvier 2006 ainsi que l’indemnisation des victimes de mesures sanitaires d’urgence ;

 

l  d’autre part l'indemnisation, pour le compte de l’Etat ou en substitution d’autres responsables (exploitants et professionnels de santé) des victimes du valproate de sodium et de ses dérivés (Dépakine). Les frais de fonctionnement de ce dispositif d’indemnisation et de celui relatif à l’indemnisation des victimes du benfluorex, adossés à l’ONIAM, sont également pris en charge par cette dotation.

 

 

Agence nationale de santé publique (ANSP) (153,74 M€ en AE/CP) :

 

La subvention pour charges de service public allouée à l’ANSP est définie en fonction de l’évolution des missions et de l’activité de l’opérateur. Cette dotation tient compte d’une part des économies prévues sur les dépenses de fonctionnement et d’autre part du plafond d’emploi fixé à l’opérateur.

 

La présentation détaillée de l'ANSP figure dans la partie « Opérateurs » du présent projet annuel de performance

 

ACTION N° 12                                                                                                                                                              0,2 %

Santé des populations

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FDC et ADP
attendus

Autorisations d’engagement

 

1 010 000

1 010 000

 

Crédits de paiement

 

1 010 000

1 010 000

 

 

 

Corriger les inégalités et garantir pour tous les meilleures chances face à la maladie sont des enjeux essentiels pour la politique de santé publique qui vise à apporter au grand public et particulièrement aux plus fragiles l’information et l’éducation en santé dont ils ont besoin. Les actions menées concourent à la mise en œuvre de la Stratégie nationale de santé (SNS) 2018-2022 et du Plan « priorité prévention » qui visent à créer un environnement favorable à la santé tout au long de la vie, avec une politique de promotion de la santé incluant la prévention dans tous les milieux et tout au long de la vie (santé sexuelle en lien avec l’action n°14 « Prévention des maladies chroniques et qualité de vie des malades », période des 1000 premiers jours de l’enfant allant de la grossesse jusqu’au deux ans, santé des jeunes) et la lutte contre les inégalités sociales et territoriales d’accès à la santé, en particulier  pour les populations en situation de précarité, les gens du voyage ou les personnes migrantes ainsi que les personnes placées sous main de justice.

 

éléments de la dépense par nature

 

Titre et catégorie

Autorisations
d’engagement

Crédits
 de paiement

Dépenses de fonctionnement

125 000

125 000

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

125 000

125 000

Dépenses d'intervention

885 000

885 000

Transferts aux autres collectivités

885 000

885 000

Total

1 010 000

1 010 000

 

Santé des populations en difficulté (0,49 M€ en AE et CP) :

 

Il s’agit de mettre les populations les plus précaires au cœur des politiques de santé publique, par un effort de prévention accru sur les principaux facteurs de risques comportementaux et environnementaux ou encore par des actions menées précocement auprès des enfants et de leurs familles dans une démarche de sensibilisation.

 

Ces crédits financent notamment le programme national de médiation sanitaire en direction des populations rom et gens du voyage et des actions portées par la DGS en direction des migrants et des personnes en situation d’exclusion afin de promouvoir la santé des exilés dépourvus de protection maladie. Des crédits soutiennent également des actions dans le cadre de la nouvelle stratégie interministérielle santé des personnes placées sous-main de justice : il s’agira notamment de participer au financement d’une étude nationale sur l’état de santé des jeunes pris en charge par la protection judiciaire de la jeunesse. 

 

Par ailleurs, des crédits spécifiques sont destinés à soutenir les actions en direction des jeunes :

l  confiés à la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) (cf. ci-dessus),

l  résidant en foyers ou en hébergements collectifs,

l  appartenant à la communauté LGBT.

 

Enfin, des crédits sont mobilisés pour soutenir l’Etablissement public SUPAGRO et le réseau d’éducation pour la santé RESEDA, lequel développe des activités d’éducation à la santé auprès de jeunes en établissements scolaires agricoles.

 

Santé de la mère et de l’enfant (0,40 M€ en AE et CP) :

 

La stratégie en santé sexuelle 2017-2030

 

Elle comprend un axe consacré à l’amélioration de la santé reproductive dont les objectifs visent à réduire les grossesses non prévues et à améliorer l’accès à une contraception adaptée.La prévention des grossesses non désirées est inscrite dans les actuels schémas régionaux de prévention qui prévoient des actions visant à favoriser l’accès de toutes les femmes à la contraception. Un meilleur accès est permis par des mesures facilitant la prise en charge financière du parcours contraceptif pour les adolescents. L’objectif est de faciliter l’information et la sensibilisation des publics, notamment les plus vulnérables, de faciliter l’accessibilité aux dispositifs et aux droits en matière de contraception et d’avortement et à favoriser l’acceptabilité de la contraception pour les femmes les plus éloignées de l’information et en difficulté pour exercer leurs droits.

 

Dans ce cadre, le ministère en charge de la santé soutient le numéro vert national « Sexualité, contraception, IVG » et d’autres actions d’information en matière de droit à l’IVG et à la contraception.

 

La période des 1 000 jours (grossesse et enfants jusqu’à 2 ans)

 

La fécondité française se maintient en 2017 à un niveau élevé par rapport aux autres pays européens (780 000 naissances en France), même si le nombre de naissances diminue légèrement par rapport aux années précédentes. Des actions sont mises en œuvre pour développer la prévention dès la période préconceptionnelle, afin de réduire la survenue de handicaps évitables, pour améliorer la santé maternelle et la santé périnatale par une prise en charge précoce et adaptée des femmes enceintes et des nouveau-nés, avec une attention particulière en direction des femmes en situation de vulnérabilité.

 

En matière de périnatalité, compte tenu de la diversité des professionnels intervenant dans ce champ, il est nécessaire d’inciter ceux-ci à travailler en réseau autour de la femme et du nouveau-né, particulièrement dans les situations de précarité, et de les soutenir au niveau national. Les crédits permettront de financer la coordination nationale des réseaux de santé en périnatalité afin d’améliorer l’accès à la santé des femmes enceintes et des nouveau-nés, y compris en Outremer, et avec également une attention particulière à certains publics fragiles comme les femmes en situation de vulnérabilité et de précarité et les enfants vulnérables. Des financements sont par ailleurs prévus au profit d’associations jouant un rôle de centre de ressources dans le domaine périnatal. Les problématiques concernent l’information des femmes victimes du distilbène et l’information du public et des professionnels sur la prévention des malformations. Des crédits sont également mobilisés dans la perspective de  renouveler l’enquête nationale périnatale.

 

La santé des enfants et des jeunes

 

La santé des enfants et des jeunes est une priorité en termes de prévention et de promotion de la santé, elle constitue d’ailleurs un axe spécifique de la SNS. En effet, il persiste des inégalités sociales et/ou territoriales d’accès à la prévention et aux soins. L’objectif est de promouvoir, dès le plus jeune âge, des comportements favorables à la santé et de prévenir des conduites à risque pour réduire leurs conséquences en termes de morbidité et de mortalité.

 

Les actions en direction des jeunes s’intègrent dans différents plans, programmes et feuilles de route dont notamment le plan « priorité prévention », le programme national de lutte contre le tabac, la feuille de route de la santé mentale et de la psychiatrie, le plan national nutrition santé, la feuille de route de la stratégie en santé sexuelle. Des conventions cadres de santé publique signées entre le ministère chargé de la Santé et les ministères chargés de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur (novembre 2016), le ministère de la Justice (avril 2017) et le ministère chargé de l’Agriculture (août 2017) assurent la cohérence et la complémentarité des actions pour atteindre un public le plus large possible. Des conventions attributives de subventions au bénéfice d’associations permettent également de déployer plus finement les actions au plus près des publics.

 

En matière de santé de l’enfant, ils permettront de soutenir des actions visant à améliorer la prévention des troubles sensoriels et des apprentissages, d'améliorer et de promouvoir la qualité de l'accueil et de la prise en charge des enfants malades en milieu intra et extra hospitalier, par la création, l’édition et la diffusion d'outils destinés aux enfants, aux familles, aux équipes soignantes et à toutes personnes concernées par la prise en charge de l'enfant.

 

Traumatismes et violences (0,12 M€ en AE et CP) :

Un effort important sera poursuivi notamment pour sensibiliser, mobiliser, informer et former les professionnels de santé (médecins généralistes, gynécologues-obstétriciens, sages-femmes, infirmières, puéricultrices) en capacité d’intervenir, soit pour prévenir les violences, soit pour dépister et mieux prendre en charge les victimes qui  subissent les conséquences des violences au quotidien.

Des crédits sont prévus pour soutenir des associations nationales œuvrant à l’information du public et des professionnels pour favoriser le repérage des situations de violence, améliorer la prise en charge et le suivi des cas et organiser la prévention. Des financements s’inscrivent dans le cadre du 5ème  plan interministériel de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes (2017-2019), principalement pour prévenir et accompagner les jeunes femmes victimes de mutilations sexuelles.

 

ACTION N° 14                                                                                                                                                            10,9 %

Prévention des maladies chroniques et qualité de vie des malades

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FDC et ADP
attendus

Autorisations d’engagement

 

52 465 399

52 465 399

 

Crédits de paiement

 

53 465 399

53 465 399

 

 

 

Cette action rassemble les crédits du programme dédiés aux politiques publiques destinées à améliorer la prévention des maladies chroniques et la qualité de vie des malades et de leurs proches. Cette action concerne donc une très grande diversité de pathologies (maladies neuro-dégénératives, maladies liées au vieillissement, cancers, addictions, santé mentale, VIH, IST, hépatites, tuberculose, etc.) et une population de tous âges. Les orientations des différents plans mis en œuvre dans ce cadre (plan maladie neuro-dégénératives 2014-2019, 3ème plan cancer 2014-2019, programme national de lutte contre le tabac 2018-2022, etc.) s’inscrivent pleinement dans la stratégie nationale de santé. Ils mettent en avant la priorité donnée à la prévention, la réduction des inégalités et des pertes de chances ainsi que l’amélioration du dépistage et de l’accès aux soins.

 

éléments de la dépense par nature

 

Titre et catégorie

Autorisations
d’engagement

Crédits
 de paiement

Dépenses de fonctionnement

43 737 399

43 737 399

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

1 193 000

1 193 000

Subventions pour charges de service public

42 544 399

42 544 399

Dépenses d'intervention

8 728 000

9 728 000

Transferts aux collectivités territoriales

 

1 000 000

Transferts aux autres collectivités

8 728 000

8 728 000

Total

52 465 399

53 465 399

 

Outre la subvention pour charge de service public (SCSP) versée à l’Institut national du cancer (INCa) à hauteur de 42 164 398 €, 380 000 € de subventions versées à divers établissements contrôlés sont comptabilisés dans la catégorie SCSP.

 

Maladies neurodégénératives et maladies liées au vieillissement(0,30 M€ en AE/CP) :

 

l  Les maladies neuro-dégénératives

 

En France, plus d’un million de personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée selon les dernières estimations de l’Agence nationale de santé publique (données 2014). La gravité de l’impact de ces maladies impose des mesures de soutien à la fois des malades et de leurs proches, et une recherche de mesures de prévention. Par ailleurs, près de 200 000 personnes souffrent de la maladie de Parkinson et plus de 100 000 de sclérose en plaques. Le plan « Maladies neuro-dégénératives » 2014-2019 traite de l’ensemble de ces maladies et concerne donc des populations adultes de tous âges. Les orientations de ce plan s’inscrivent dans la stratégie nationale de santé (SNS) et la stratégie nationale de recherche, ainsi que dans un contexte européen et mondial.

 

l  Les maladies liées au vieillissement

 

Le plan national d’action de prévention de la perte d’autonomie identifie les axes et les actions à mener pour faire face au défi du vieillissement de la population en termes de santé publique. Ces actions s’inscrivent dans le parcours santé de la personne et concernent l’amélioration des déterminants de la santé, le maintien de l’autonomie des personnes âgées, la prévention des pertes d’autonomie évitables et la limitation de la gravité des situations de dépendance, en veillant à réduire les inégalités sociales.

 

Dans ce contexte, des crédits permettront la poursuite des mesures de prévention et d’accompagnement issues du plan national maladies neurodégénératives 2014-2019. Il s’agira aussi de soutenir les associations de personnes atteintes de maladies neurodégénératives et de professionnels pour la contribution aux actions du plan destinées à améliorer le repérage et la prise en charge des personnes concernées dont le développement de l’éducation thérapeutique, ainsi que l’accompagnement de leurs proches.

 

Des crédits seront également destinés à évaluer le déploiement d’actions d’éducation thérapeutique du patient dans le champ des maladies neurodégénératives et à élaborer des outils concernant le repérage, le diagnostic et la prise en charge des troubles neurocognitifs.

 

Prévention des addictions(3 M€ en AE/CP) :

 

Des crédits seront destinés au soutien des mesures de prévention et d’accompagnement issues du plan « Priorité prévention », du plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives et du programme de lutte contre le tabac 2018-2022 (PNLT).

 

l  Tabac

 

Le tabagisme constitue la première cause de mortalité évitable et la première cause de mortalité par cancer en France. En cohérence avec les orientations du plan « Priorité prévention », le « Programme national de lutte contre le tabac 2018-2022 » comprend des mesures fortes articulées autour de quatre axes d’intervention prioritaires : protéger nos enfants et lutter contre l’entrée dans le tabagisme, aider les fumeurs à arrêter, agir sur l’économie du tabac et évaluer et diffuser les connaissances relatives au tabac. Ce programme doit assurer le développement d’une politique volontariste et inscrite dans la durée, avec pour objectifs la diminution du tabagisme quotidien à un seuil inférieur à 22 % en 2022 et une première génération d’adultes non-fumeurs d’ici 2032 (moins de 5 % de fumeurs chez les jeunes de 18 ans).

 

l  Alcool

 

Malgré une diminution régulière de la consommation moyenne d’alcool pur par Français de 15 ans et plus, celle-ci reste particulièrement élevée avec deux unités et demie d’alcool (25 grammes par jour) par personne. De ce fait, l’alcool est une source majeure de dommages sociaux et sanitaires. Sa part dans la mortalité évitable est majeure et on estime à près de 50 000 le nombre annuel de décès liés à l’usage d’alcool. Le plan « Priorité prévention » définit des actions prioritaires en matière de lutte contre les usages nocifs d’alcool articulées autour de la prévention et de la prise en charge, avec une attention particulière portée à la prévention de la consommation d’alcool au cours de la grossesse, compte tenu des conséquences possibles sur le fœtus, et à la protection des jeunes. La prise en charge des personnes en difficulté est également prioritaire et relève tant des professionnels de première ligne que des dispositifs spécialisés (médico-sociaux et hospitaliers).

 

l  Autres pratiques addictives à risques

 

Le versant sanitaire de la lutte contre les usages de drogues illicites s’appuie à la fois sur la prévention, la prise en charge et la réduction des risques et des dommages auprès des usagers. Dans le cadre du plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives 2013-2017, des évolutions des pratiques de prise en charge ont été prévues, en particulier s’agissant des modalités de traitements de substitution aux opiacés ou en développant l’intervention précoce auprès des jeunes avant l’installation d’une pratique addictive. Le plan vise notamment à prendre en compte les populations les plus exposées pour réduire les risques et les dommages sanitaires et sociaux.

 

Le plan « Priorité prévention » prévoit la poursuite de la démarche d’expérimentation des salles de consommation à moindre risque initiée en 2016. A côté des mesures sectorielles, ce plan vise à déployer une stratégie globale de prévention, en particulier en direction des enfants et adolescents, visant l’ensemble des usages nocifs et des comportements addictifs (alcool, tabac, drogues illicites, jeux…), notamment via un renforcement des consultations jeunes consommateurs (CJC) au plus près des jeunes.

 

Des crédits permettront de soutenir des associations du champ des addictions, dont la mobilisation est renforcée dans le cadre de ces documents stratégiques. Ces associations œuvreront à la fois dans le champ de la recherche, de la prévention et de la prise en charge, ainsi que dans la réduction des risques et la prévention des usages nocifs, principalement auprès des jeunes.

 

Des crédits permettront également de financer l’appui à la mise sur le marché des trousses de prévention pour usagers de drogues conformément au décret n° 96-494 du 7 juin 1996 instituant une aide de l’État à la mise sur le marché de matériels destinés à la prévention de la contamination par les virus du sida et des hépatites. Un travail d’évaluation a été mené qui devra permettre de faire évoluer le contenu de ces trousses pour mieux protéger les usagers et répondre à l’évolution de leurs pratiques.

 

Enfin, des crédits seront maintenus pour soutenir l’activité d’observation et d’évaluation du groupement d’intérêt public « Observatoire français des drogues et des toxicomanies » dans le champ des substances psychoactives licites et illicites.

 

Santé mentale (1,1 M€ en AE/CP) :

 

Le poids des pathologies mentales (traitement des maladies psychiatriques ou consommation de psychotropes) est chaque année particulièrement marquant avec des dépenses pour plus de 7 millions de personnes atteignant 19,3 milliards d’euros (soit +2,3 % en moyenne chaque année entre 2012 et 2015). La question est d’autant plus cruciale que le nombre de personnes atteintes de maladies psychiatriques devrait augmenter de 11 % d’ici 2020 (soit 246 100 patients en plus - Source : CNAM, rapport charges et produits 2019).

 

Un conseil stratégique a été installé par la ministre chargée de la santé le 28 juin 2018 avec pour mission la mise en œuvre d’une feuille de route pour la santé mentale et la psychiatrie. Cette feuille de route s’inscrit dans le cadre plus large du Plan « Priorité prévention » comportant des mesures phare comme la formation aux premiers secours en santé mentale ou le développement des compétences psychosociales. Les actions de la feuille de route santé mentale sont axées sur la promotion du bien-être mental, la prévention de la souffrance psychique et la prévention du suicide.

 

Dans le cadre de la stratégie interministérielle pour la santé des personnes placées sous main de justice, une priorité majeure a été définie concernant la nécessité de mieux connaître, au niveau national, la fréquence des troubles mentaux les plus sévères au sein de la population des personnes détenues pour adapter au mieux l’offre de soins psychiatriques en détention.

 

Des crédits seront ainsi consacrés à la réalisation d’une étude nationale sur la fréquence des troubles mentaux les plus sévères au sein de la population des personnes détenues, portée et financée par les ministères en charge de la santé et de la justice.

 

Des crédits permettront également de soutenir des opérateurs concourant à la promotion et à la prévention en santé mentale, ainsi que les acteurs associatifs qui mènent des actions de promotion et de prévention dans ce champ.

 

Autres maladies chroniques(1,1 M€ en AE/CP) :

 

Touchant près de 15 millions de personnes, les maladies chroniques, dans leur ensemble, sont à l’origine de 60 % des décès dont la moitié avant l’âge de 70 ans. À ce titre, elles constituent un défi pour le système de santé tant sur le plan financier que dans l'organisation des soins.

 

Des crédits seront consacrés au soutien :

l  des acteurs de la plate-forme maladies rares pour la diffusion d’informations relatives aux maladies rares ;

l  des actions d’associations contribuant au développement au niveau national d’outils d’information du public et des professionnels, à la suite de la loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des personnes malades et des personnes en fin de vie. Il s’agira en particulier de mieux faire connaître les dispositifs (directives anticipées, personnes de confiance, sédation profonde et continue) ;

l  des actions en matière de lutte contre la douleur, concernant notamment la fibromyalgie ;

l  des actions d’associations contribuant au niveau national à la promotion de la prévention des maladies chroniques et à l’accompagnement des personnes atteintes de maladies chroniques et de leurs proches, comprenant la promotion de la santé buccodentaire.

 

Des crédits seront également consacrés au soutien au dispositif Orphanet pour la diffusion d’informations relatives aux maladies rares, ainsi que d’actions concernant l’accompagnement des personnes atteintes de maladies chroniques et de leurs proches.

 

Infections par le VIH, les IST, les hépatites et la tuberculose(4,8 M€ en AE/CP) :

 

De façon inédite, la France a fait le choix d’investir le champ de la santé sexuelle et reproductive sous un angle global et positif et dans un cadre partagé au niveau interministériel par la première Stratégie nationale de santé sexuelle. Le choix a été d’appréhender la thématique dans une approche plus globale de santé sexuelle, tout en maintenant un renforcement de la lutte contre les IST VIH en faveur des populations les plus exposées. Elle définit à l’horizon 2030 les grandes orientations nationales en faveur d’une meilleure santé sexuelle et pour en finir avec l’épidémie du Sida d’ici 2030. Il s’agit également d’éliminer les épidémies d’infections sexuellement transmissibles en tant que problèmes majeurs de santé publique. Cette démarche globale d’amélioration de la santé sexuelle et reproductive vise à garantir une vie sexuelle autonome, satisfaisante et en toute sécurité, avec la capacité de concevoir des enfants et la liberté de décider d’en concevoir ou non.

 

 

La prévention se décline donc autour d’une approche globale de santé sexuelle : le renforcement du dépistage, le préservatif comme outil de base, le traitement comme prévention (charge virale indétectable = pas de transmission du VIH), l’amélioration de l’appropriation de la prophylaxie pré exposition (PrEP), le traitement post-exposition (TPE). Dans le cadre du « Plan priorité prévention », la France va expérimenter en 2019 un parcours de prévention en santé sexuelle donnant aux jeunes un accès à titre gratuit à des préservatifs. Par ailleurs, la France a été le premier pays européen à autoriser la PrEP et à la prendre en charge financièrement à 100 %. Il s’agit d’intensifier ces efforts pour que les personnes à haut risque d’acquisition du VIH puissent en bénéficier.

 

Des crédits viendront ainsi soutenir les orientations stratégiques de la stratégie nationale de santé sexuelle, dont la lutte contre le VIH/Sida, les IST et la lutte contre les hépatites B et C.

 

Ils contribueront au renforcement des actions déjà engagées et de celles lancées dans le cadre de la lutte contre le VIH et les IST en métropole et dans les DOM, particulièrement les actions dites « hors les murs » à destination des publics les plus vulnérables en tenant compte de leurs besoins spécifiques.

 

Ils soutiendront les actions d’envergure nationale, les priorités de financement portant plus particulièrement sur le champ du - Savoir-faire - qui recouvre l’animation nationale de réseaux et l’élaboration d’outils favorisant l’amélioration des pratiques des professionnels, des publics clés les plus exposés et de la population générale, articulant les interventions des professionnels, services et établissements d’un territoire autour de parcours dans lesquels la personne est un acteur de sa santé. Le champ - Savoir - constituera également une priorité de financement et recouvrira principalement l’observation de la santé de populations vulnérables.

 

Une trentaine d’associations sera ainsi soutenue pour participer à la mise en œuvre de la stratégie nationale de santé sexuelle qui repose sur des outils de prévention comportementale et biomédicale, de dépistage et de traitement, spécifiques au VIH, tout en maintenant et renforçant une politique de réduction des autres IST les plus fréquentes.

 

Ces crédits soutiendront les interventions associatives innovantes en faveur des publics clés, des actions d'information et d'aide des personnes atteintes et de leur entourage, des actions de réseaux de prise en charge des personnes atteintes.

 

Des crédits seront en outre mobilisés concernant des actions d’évaluation et de recherche soutenues par l’Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales. Ils seront destinés également au fonctionnement du Conseil national du sida et des hépatites virales chroniques (CNSHVC). Enfin, ils soutiendront l’organisation par le ministère chargé de la santé d’une journée nationale relative aux hépatites virales B et C et d’une journée nationale relative à la stratégie nationale de santé sexuelle.

 

Centre international de recherche sur le cancer (CIRC)(1 M€ en CP) :

 

Le siège du Centre International de larecherche sur le Cancer (CIRC) est implanté à Lyon depuis 1972. Fruit d’une initiative française, le CIRC est l’agence spécialisée de l’Organisation mondiale de la Santé pour le cancer. La vétusté des bâtiments actuels a conduit le CIRC, la Métropole du Grand-Lyon, la Région et l’Etat à rechercher une solution de relocalisation. Une convention cadre signée en décembre 2015 prévoit la répartition des financements du projet entre l’Etat (17 M€), la Région (13 M€) et la Métropole du Grand-Lyon (18 M€), cette dernière assurant également la maîtrise d’ouvrage du projet. La contribution du ministère des solidarités et de la santé s’établit à 5,333 M€. Le montant prévu en 2019 s’établit à 1 M€ en CP.

 

Institut national du cancer (INCa) (42,16 M€ en AE/CP) :

 

Les cancers sont devenus la première cause de mortalité en France et demeurent la première cause de mortalité prématurée, un grand nombre d’entre eux étant évitables (poumons, voies respiratoires supérieures). Le pronostic de certains cancers est très nettement amélioré par un dépistage et une prise en charge précoces. L’INCa coordonne les actions de lutte contre le cancer et met plus particulièrement en œuvre le 3ème plan Cancer 2014-2019.

 

La subvention pour charges de service public allouée à l’INCa est définie en fonction de l’évolution des missions et de l’activité de l’opérateur. Cette dotation tient compte, d’une part, des économies prévues sur les dépenses de fonctionnement, d’autre part, du plafond d’emplois fixé à l’opérateur.

 

 

La présentation détaillée de l'INCa figure dans la partie « Opérateurs » du présent projet annuel de performance.

 

 

 

ACTION N° 15                                                                                                                                                              3,8 %

Prévention des risques liés à l'environnement et à l'alimentation

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FDC et ADP
attendus

Autorisations d’engagement

 

18 099 747

18 099 747

 

Crédits de paiement

 

18 099 747

18 099 747

 

 

 

L’action n°15 regroupe les crédits affectés aux mesures de prévention des expositions à des risques pour l’homme liées à l’environnement et à l’alimentation.

 

Ces crédits regroupent principalement des dépenses d’intervention sous forme de transferts vers des organismes spécifiques en matière de nutrition et santé (collectivités territoriales, observatoire de la qualité de l’alimentation, INRA) et en matière de santé environnement (ANSéS, réseau national de surveillance aérobiologique et Fredon-France, ANSP-SpF, OMS, INSERM…) pour la mise en œuvre ou la poursuite de plans (programme national de santé publique, plan chlordécone, programme national nutrition santé, plan national santé-environnement, plan national sur l’assainissement non collectif, plan interministériel sur les micropolluants dans l’eau) et la production d’expertises scientifiques ou de réalisation de mesures dans le domaine des risques sanitaires liés à l’environnement, à l’alimentation et la nutrition, au soutien des politiques européennes et internationales dans ce domaine, à l’information du public et à la communication.

 

Ils sont constitués, dans une moindre mesure, de dépenses de fonctionnement destinées essentiellement au développement de normes et de référentiels techniques et à la réalisation de mesures ou d’études prévues par certains plans et réglementations (plan radon, plan national santé environnement 3).

 

éléments de la dépense par nature

 

Titre et catégorie

Autorisations
d’engagement

Crédits
 de paiement

Dépenses de fonctionnement

16 697 747

16 697 747

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

108 000

108 000

Subventions pour charges de service public

16 589 747

16 589 747

Dépenses d'intervention

1 402 000

1 402 000

Transferts aux autres collectivités

1 402 000

1 402 000

Total

18 099 747

18 099 747

 

Outre la subvention pour charge de service public (SCSP) versée à l’agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSéS) à hauteur de 14 489 747 €, 2 020 000 € de subventions versées à divers établissements contrôlés sont comptabilisés dans la catégorie SCSP.

 

 

Nutrition et santé(0,83 M€ en AE/CP) :

 

Ces crédits financeront d’abord l’observatoire de la qualité de l’alimentation (dont les missions sont intégrées à celles de l’observatoire de l’alimentation-section nutritionnelle) pour la quote-part concernant la participation au dispositif de l’ANSèS. Cet observatoire, grâce aux contributions de l’ANSéS notamment, permet de suivre les évolutions qualitatives de l’offre alimentaire au cours du temps, à travers la description des produits mis sur le marché, de disposer de paramètres socio-économiques dans un contexte de lutte contre les inégalités sociales, ainsi que d’évaluer l’impact des engagements contractuels pris par le secteur agroalimentaire en matière d’amélioration de la qualité de l’offre alimentaire ainsi que l’impact de la mise en œuvre de l’étiquetage nutritionnel (Nutri-score). Une partie de son financement est assurée par l’Institut national de recherche agronomique (INRA).

 

Il s’agira également d’adapter le Nutri-Score à la restauration collective et aux produits en vrac transformés (action 18 du programme national de santé publique)et de mettre en place des menus dirigés en restauration scolaire,mais également de favoriser l’émergence de bonnes pratiques dans les collectivités territoriales pour leur permettre de mutualiser leurs expériences, de mener une étude sur les produits ultra transformés et de promouvoir l’allaitement maternel.

 

Enfin, les crédits prévus viendront en appui du prochain programme national nutrition santé (PNNS) 4 débutant en 2019 et serviront à mener diverses actions sur la thématique nutrition (formation, information, innovation, recherche).

 

 

Environnement et santé(2,78 M€ en AE/CP) :

 

Ces crédits serviront à financer, des actions de différents plans de santé publique dans le domaine de la santé-environnement, des actions à destination de publics particuliers, des actions sur les expositions environnementales et dans le domaine de la qualité des eaux de consommation et des travaux de développement de normes et référentiels.

 

Financement d’actions liées à des plans de santé-publique dans le domaine de la santé-environnement qui poursuivent:

l  le plan national santé environnement (PNSE) 3 (2015-2019) à travers l’accompagnement de sa déclinaison au niveau des régions en plans régionaux santé environnement (PRSE) et le renforcement de la dynamique dans les territoires, ainsi que la communication auprès des citoyens (préparation du PNSE4) et organisation des Etats généraux en santé-environnement en région ;

l  le 3ème plan national d’actions pour la gestion du risque lié au radon dans l’habitat individuel et les établissements recevant du public ;

l  les plans nutrition-santé, santé-environnement et cancer en partenariat avec le réseau français des villes santé et l’OMS pour la promotion des mobilités actives (marche, vélo, etc.) ;

l  le 3ème plan chlordécone (2014 - 2020), compte tenu de l’importance du vecteur alimentaire dans l’exposition de la population des Antilles à ce polluant persistant de l’environnement.

 

Financement des actions à destination de publics particuliers qui renforcent la prévention liée :

 

l  au bruit notamment pour les jeunes ;

l  à la pratique le bronzage en cabine ;

l  à la lutte contre l’insalubrité et de la promotion d’un habitat favorable à la santé.

 

Financements des actions sur les expositions environnementales dont les principales  sont :

 

l  l’étude nationale « Esteban » (réalisée par l’ANSP) menée auprès d’adultes de 18 à 74 ans et d’enfants de 6 à 17 ans, porte sur l’exposition à certaines substances de l'environnement, l’alimentation, l’activité physique et certaines maladies chroniques ou facteurs de risque ;

l  l’organisation du système d’information actuel de la toxicovigilance (SICAP), ;

l  l’expertise collective menée par l’INSERM sur les effets des pesticides sur la santé dans le cadre du plan d’actions sur les produits phytopharmaceutiques et une agriculture moins dépendante aux pesticides du 25 avril 2018 ;

l  la prévention des allergies inscrite dans le plan national santé-environnement (PNSE 3) ;

l  l’acquisition de connaissances en matière d’exposition de la population aux fibres d’amiante.

 

Financement de travaux dans le domaine de la qualité des eaux de consommation qui permettent :

 

l  d’améliorer la connaissance sur la qualité des eaux, notamment au regard des questions qui se posent vis-à-vis de la détection de substances émergentes ;

l  de conduire les dispositions spécifiques aux installations qui distribuent l’eau auprès des usagers et l’élaboration de référentiels partagés entre les pouvoirs publics et les acteurs de l’eau ;

l  de mener des activités internationales dans le cadre de l’engagement de la France auprès de l’OMS-Europe et de l’ONU (UNECE) au titre du Protocole sur l’eau et la santé.

 

Financement des travaux de développement de normes et de référentiels qui réalisent:

 

l  des contrôles, notamment pour les risques amiante, radon et bruit ainsi que les déchets d’activité de soins et les pratiques funéraires.

 

Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSèS)(14,49 M€ en AE/CP) :

 

La subvention pour charges de service public allouée à l’ANSèS est définie en fonction de l’évolution des missions et de l’activité de l’opérateur. Cette dotation tient compte des économies prévues sur les dépenses de fonctionnement de l’opérateur.

 

En application de l’ordonnance n°2010-18 du 7 janvier et le décret n°2010-719 du 28 juin 2010 relatifs à l’Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, la présentation détaillée de l’ANSèS figure dans la partie « Opérateurs » du PAP du programme 206 « Sécurité et qualité sanitaire de l’alimentation ».

 

ACTION N° 16                                                                                                                                                              0,3 %

Veille et sécurité sanitaire

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FDC et ADP
attendus

Autorisations d’engagement

 

1 610 000

1 610 000

 

Crédits de paiement

 

1 610 000

1 610 000

 

 

 

Les crédits alloués à l’action 16 « Veille et sécurité sanitaire » permettent de poursuivre quatre objectifs principaux, à savoir l’organisation de la veille et des vigilances sanitaires, l’élaboration et la mise en application d’actions de prévention des risques infectieux émergents , la conduite d’une politique de préparation des crises sanitaires et enfin lors de situations sanitaires exceptionnelles, la gestion des alertes et des crises sanitaires.

Une attention particulière est également apportée à la démarche qualité du centre opérationnel de réception et de régulation des urgences sanitaires et sociales (CORRUSS) et à  la base de données du système d’alerte des établissements de santé.

 

 

 

 

éléments de la dépense par nature

 

Titre et catégorie

Autorisations
d’engagement

Crédits
 de paiement

Dépenses de fonctionnement

1 380 000

1 380 000

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

840 000

840 000

Subventions pour charges de service public

540 000

540 000

Dépenses d'intervention

230 000

230 000

Transferts aux autres collectivités

230 000

230 000

Total

1 610 000

1 610 000

 

540 000 € de subvention versée à l’ANSéS pour ses missions relatives au laboratoire Biotox sont comptabilisés dans la catégorie SCSP.

 

Organisation de la veille et des vigilances sanitaires :

 

En matière de veille et de vigilances sanitaires, le projet majeur est le déploiement du portail de signalement des événements sanitaires indésirables et du système d’information sanitaire des alertes et crises (SISAC).Cela permet ainsi de mieux détecter les signaux faibles, ainsi que la réforme des vigilances sanitaires et des dispositifs d’appui aux ARS en matière de qualité et de sécurité des soins.

Ce déploiement implique des dépenses en matière de SI qui sont retracées dans le cadre de l’action no11.

 

Prévention des risques infectieux émergents (0,69 M€ en AE et en CP) :

 

Ces crédits serviront à financer la surveillance des moustiques vecteurs de maladies infectieuses assurée par les organismes publics de démoustication qui exercent cette surveillance pour le compte de l’État (ententes interdépartementales de démoustication, etc.).

 

La lutte anti-vectorielle (paludisme, dengue, chikungunya, Zika, etc.) est un enjeu majeur, notamment dans un contexte de réchauffement climatique, comme en témoignent les inquiétudes ressenties autour du virus Zika et de la maladie de Lyme. Quatre types d’actions sont principalement mis en œuvre : évaluer les risques de dissémination, renforcer la lutte contre les moustiques, vecteurs potentiels de maladies, informer et mobiliser la population et les professionnels de santé et développer la recherche et les connaissances.

 

La prévention des infections associées aux soins se conçoit sur le champ large du parcours de soins plutôt que sur une vision purement nosocomiale. L’émergence de bactéries multi-résistantes fait l’objet d’une vigilance accrue afin d’éviter leur dissémination à travers le parcours de soins des patients.

 

Préparation des crises sanitaires(0,8 M€ en AE et en CP) :

 

Ces crédits serviront à financer les missions relatives aux laboratoires biotox-eau notamment l’animation du réseau national des laboratoires biotox – eau et l’astreinte pour des prélèvements et des analyses. Ils serviront également à financer le fonctionnement de la cellule d’intervention biologique d’urgence (CIBU) ainsi que l’association ARLoD.

 

Des crédits seront en outre mobilisés pour la politique de planification d’exercices de crise du ministère (élaboration de guides méthodologiques), ainsi qu’une partie du fonctionnement du centre national de formation civilo-militaire.

 

Gestion des alertes et des crises sanitaires(0,12 M€ AE et en CP) :

 

Ces crédits serviront d’abord à financer plusieurs numéros verts gérés par la plate-forme téléphonique ACTICALL de réponse aux alertes sanitaires d’ampleur nationale

Enfin, la DGS a été certifiée ISO9001 en 2015 sur ses activités de réception et de traitement des alertes sanitaires et de gestion des situations sanitaires exceptionnelles. L’action 16 participe au financement non seulement du maintien de cette accréditation, mais aussi de la poursuite du déploiement de cette démarche et des outils associés.

 

 

 

ACTION N° 17                                                                                                                                                            25,3 %

Politique des produits de santé et de la qualité des pratiques et des soins

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FDC et ADP
attendus

Autorisations d’engagement

 

121 492 898

121 492 898

 

Crédits de paiement

 

121 492 898

121 492 898

 

 

 

 

Cette action rassemble les crédits dédiés à l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins, des pratiques professionnelles et des recherches impliquant la personne humaine, à savoir :

•  la définition des principes de qualité et d’évaluation des pratiques de soins des professionnels de santé ;

•  l’élaboration de recommandations de bonnes pratiques, de référentiels normatifs européens pour la réalisation des actes et des pratiques de soins ou pour l’encadrement des actes à visée esthétique ou de bien être ;

•  l’organisation et la coordination du fonctionnement des comités de protection des personnes dans la recherche impliquant la personne humaine, dans le cadre de l’entrée en vigueur en 2019 du règlement européen relatif aux essais cliniques de médicaments et en particulier du portail européen ;

•  la conception des politiques relatives aux médicaments à usage humain, aux dispositifs médicaux, aux produits cosmétiques, aux matières premières à usage pharmaceutique ;

•  la conception des politiques relatives à la qualité et à la sécurité des éléments et produits du corps humain ainsi que les règles éthiques et les modalités d’encadrement des activités liées à ces éléments et produits.

 

éléments de la dépense par nature

 

Titre et catégorie

Autorisations
d’engagement

Crédits
 de paiement

Dépenses de fonctionnement

118 052 898

118 052 898

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

60 000

60 000

Subventions pour charges de service public

117 992 898

117 992 898

Dépenses d'intervention

3 440 000

3 440 000

Transferts aux autres collectivités

3 440 000

3 440 000

Total

121 492 898

121 492 898

 

Actions relatives à la politique des pratiques et des produits de santé (3,46 M€ en AE et en CP) :

 

3,3 M€ seront alloués aux comités de protection des personnes (CPP), dont la mission est de veiller à la protection des personnes participant aux recherches impliquant la personne humaine en s’assurant du bien-fondé d’un projet de recherche d’un point de vue scientifique et éthique. Leur rôle s’inscrit dans le cadre de la réforme des recherches impliquant la personne humaine entrée en vigueur fin 2016 et qui aboutit à l’élargissement de leur périmètre d’intervention aux recherches non interventionnelles.

 

Ce financement prend en compte l’élargissement du champ des recherches impliquant la personne humaine résultant de l’entrée en vigueur de la réforme susvisée. Il permettra également de poursuivre des actions de soutien et de partenariat en lien avec les priorités de la politique des pratiques et produits de santé (recommandations dans le domaine des produits de santé, soutien aux travaux conduits sur la sécurité des personnes et la qualité des pratiques de soins notamment dans un cadre européen, qui incluent les pratiques non conventionnelles ou des thématiques de santé publique, soutien à des actions d’information…).

 

Par ailleurs, des crédits seront consacrés à la création de registres pour les dispositifs médicaux telle que prévue par la loi de modernisation de notre système de santé et son décret d’application.

 

 

Résistance aux antibiotiques et infections liées aux soins (0,04 M€ en AE et en CP) :

 

Les crédits seront alloués au département de santé publique du centre hospitalo-universitaire de Nice pour le pilotage de la mise en place de l’outil européen e-Bug qui a pour objectif de sensibiliser les jeunes scolarisés aux maladies infectieuses et à la question de l’antibiorésistance.

 

Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) (117,99 M€ en AE/CP) :

 

La subvention pour charges de service public allouée à l’ANSM est définie en fonction de l’évolution des missions et de l’activité de l’opérateur. Cette dotation tient compte d’une part des économies prévues sur les dépenses de fonctionnement et d’autre part du plafond d’emploi fixé à l’opérateur.

 

La présentation détaillée de l'ANSM figure dans la partie « Opérateurs » du présent projet annuel de performance

 

 

ACTION N° 19                                                                                                                                                              8,5 %

Modernisation de l'offre de soins

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FDC et ADP
attendus

Autorisations d’engagement

1 442 239

39 251 563

40 693 802

 

Crédits de paiement

1 442 239

40 551 563

41 993 802

 

 

 

La présente action concourt à l’adéquation de l’offre de soins aux besoins de la population à travers la recherche d’une plus grande efficience et d’une qualité sans cesse améliorée des prestations proposées. Pour ce faire, l’État doit veiller à ce que l’offre de soins soit accessible et dispensée dans des conditions optimales.

 

Il se doit donc de porter son attention sur l’amélioration constante des performances de soins ainsi que sur la sécurité, la qualité et l’adaptation de la prise en charge sanitaire. Il doit, par ailleurs, anticiper et aider à la diffusion des innovations diagnostiques et thérapeutiques et favoriser le progrès médical (bonnes pratiques, techniques, etc.). Ces objectifs doivent être poursuivis dans le souci d’une allocation optimisée des moyens et dans la recherche constante d’une amélioration de l’efficience des établissements de santé et des opérateurs.

 

L’action 19 du programme 204, qui finance notamment l’Agence de santé du territoire des îles de Wallis-et-Futuna et le groupement d’intérêt public « Agence pour le développement des systèmes d’information de santé partagés » (GIP-ASIP Santé), participe ainsi à la réalisation de ces divers objectifs, lesquels sont essentiellement portés par des crédits inscrits dans la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS).

 

 

 

 

éléments de la dépense par nature

 

Titre et catégorie

Autorisations
d’engagement

Crédits
 de paiement

Dépenses de fonctionnement

3 251 563

3 251 563

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

3 251 563

3 251 563

Dépenses d'intervention

36 000 000

37 300 000

Transferts aux autres collectivités

36 000 000

37 300 000

Total

39 251 563

40 551 563

 

Conception des politiques d’offre de soins et actions de modernisation (1,05 M€ en AE et CP) :

 

Ce dispositif permet le développement d’études, d’enquêtes et d’expertises par le recours à des intervenants extérieurs : consultants en appui pour la conduite de différents projets relatifs aux chantiers de réformes structurantes liées aux mises en œuvre de la stratégie nationale de santé (SNS), de la stratégie de transformation du système de santé (STSS), du plan pour renforcer l’accès territorial aux soins et de la stratégie nationale d’amélioration de la qualité de vie au travail des professionnels de santé. Une partie de ces crédits est, également, destinée à la passation de conventions ou l’achat de prestations diverses.

 

Il accompagne, par ailleurs, la mise en œuvre des réformes résultant notamment de la loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016 (dite LMSS) et des dispositions à destination tant des professionnels du secteur hospitalier (administration, médecins, soignants), que des agents des services de l’État et de l’Assurance maladie.

 

Ces crédits concourent également à l’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMOA) dans le développement et l’exploitation de différents systèmes informatiques (SI) dans le domaine de l’offre de soins compte tenu de l’usage des outils numériques devenu aujourd’hui indispensable pour améliorer leur qualité (hôpital numérique, télémédecine, etc.). Le principal projet porte sur IMOtEP (outil de gestion des internats en médecine, odontologie et pharmacie).

 

L’agence de santé de Wallis et Futuna (35,5 M€ en AE et 36,8 M€ en CP) :

 

L’agence de santé des îles Wallis-et-Futuna, établissement public national administratif, regroupe deux hôpitaux et plusieurs dispensaires. Elle prend en charge l’ensemble du système de santé local.

 

Le système de santé à Wallis-et-Futuna repose exclusivement sur l'agence de Santé. Cet établissement public, au-delà de ses missions d’hospitalisation, est chargé notamment de l’élaboration du programme de santé du territoire, de sa mise en œuvre sur le plan de la médecine, préventive et curative, et de la délivrance de médicaments.

 

L'Agence de Santé présente une situation tout à fait particulière puisqu'elle ne bénéficie d'aucune ressource propre et dispose d’un financement intégralement pris en charge par l'État aussi bien pour son fonctionnement que pour son investissement.

 

L’agence bénéficiera en 2019 d’une augmentation de 2,5 M€ de sa subvention afin de lui permettre d’assurer l’ensemble de ses missions en cohérence avec les orientations définies par la stratégie de santé pour les Outre-mer. Cette dotation permettra également de couvrir ses dépenses de fonctionnement pour assurer pleinement ses missions d’offre et d’organisation des soins sur ce territoire.

La différence de 1,3 M€ entre les AE et les CP correspond à la quatrième annuité de remboursement du prêt d’un montant de 21,5 M€ consenti par l'Agence française de développement (AFD) fin 2015 pour apurer la dette de l'Agence de santé (remboursement qui s'étale sur une durée de 20 ans).

 

Le Groupement d’Intérêt Public « Agence pour le développement des Systèmes d’Information de Santé Partagés » (GIP-ASIP Santé) (0,5 M€ en AE et CP) :

 

L’« Agence pour le développement des systèmes d’informations de santé partagés » (GIP-ASIP Santé) a pour mission de rationaliser l’organisation et le fonctionnement des systèmes d’informations de santé.

Les crédits alloués au GIP-ASIP contribuent au financement du répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS) qui intègre les données d’identification des médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes et pharmaciens, fournies et certifiées par les Ordres professionnels et par le Service de Santé des Armées et qui a vocation à regrouper à terme l’ensemble des professionnels de santé

 

Le GIP-ASIP santé est principalement financé par des crédits de l'assurance maladie.

 

.

 

La gestion du processus de délivrance des certifications professionnelles dans le champ sanitaire(3,64 M€ en AE et CP) :

 

Il s’agit de crédits destinés à gestion des tâches administratives et logistiques liées au processus de délivrance des certifications professionnelles dans le champ sanitaire (VAE et certification initiale).  

 

Ils prennent également en charge l’information au public relative à la VAE et des prestations d’hébergement, d’exploitation et de maintenance du système d’information de gestion de la délivrance des certifications professionnelles.