Justification au premier euro

 

Éléments transversaux au programme

 

 

 

Autorisations d’engagement

Crédits de paiement

Numéro et intitulé de l’action
 / sous-action

Titre 2
Dépenses
de personnel
(*)

Autres titres


(*)

Total
y.c. FDC et ADP

Titre 2
Dépenses
de personnel
(*)

Autres titres


(*)

Total
y.c. FDC et ADP

Prévision LFI
Consommation

11 – Prévention de l'exclusion

 

50 445 224

50 445 224

 

50 445 224

50 445 224

 

55 875 230

55 875 230

 

55 864 288

55 864 288

12 – Hébergement et logement adapté

 

1 894 189 982

1 894 189 982

 

1 894 189 982

1 894 189 982

 

2 008 727 581

2 008 727 581

 

2 033 883 366

2 033 883 366

14 – Conduite et animation des politiques de l'hébergement et de l'inclusion sociale

 

9 058 657

9 058 657

 

9 058 657

9 058 657

 

10 611 009

10 611 009

 

9 724 939

9 724 939

Total des crédits prévus en LFI

 

1 953 693 863

1 953 693 863

 

1 953 693 863

1 953 693 863

Ouvertures / annulations y.c. FDC et ADP

0

+124 658 509

+124 658 509

0

+156 247 428

+156 247 428

Total des crédits ouverts

0

2 078 352 372

2 078 352 372

0

2 109 941 291

2 109 941 291

Total des crédits consommés

 

2 075 213 820

2 075 213 820

 

2 099 472 593

2 099 472 593

Crédits ouverts - crédits consommés

0

+3 138 552

+3 138 552

0

+10 468 698

+10 468 698

 

(*) hors FDC et ADP pour les montants de la LFI

 

 

   PASSAGE DU PLF À LA LFI

 

Autorisations d’engagement

Crédits de paiement

 

Titre 2

Autres titres

Total

Titre 2

Autres titres

Total

PLF

 

1 953 693 863

1 953 693 863

 

1 953 693 863

1 953 693 863

Amendements

 

0

0

 

0

0

LFI

 

1 953 693 863

1 953 693 863

 

1 953 693 863

1 953 693 863

 

 

   JUSTIFICATION DES MOUVEMENTS RÉGLEMENTAIRES ET DES LOIS DE FINANCES RECTIFICATIVES

JUSTIFICATION DES MOUVEMENTS RÉGLEMENTAIRES ET DES LOIS DE FINANCES RECTIFICATIVES

 

Décrets de transferts:

 

- par décret n°2018- 0992 du 13 novembre 2018 : 35 964 € en AE = CP au titre d’un transfert de crédits vers le programme 138 « Emploi outre-mer » de la mission « Outre-mer ». Ce transfert est destiné à répondre à l'appel de fonds du Ministère des Outre-mer pour faire face aux dépenses des Assises des Outre-mer lancées le 4 octobre 2017,

- par décret  n°2018- 0287 du 12 décembre 2018 : 176 908 € en AE = CP, au titre d’un transfert de crédits vers le programme 217 « Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables» de la mission « Ecologie, développement et mobilité durables ». Ce transfert vise à financer la campagne d'information en faveur du dispositif Solibail, réalisée entre le mois d'avril et le mois de juillet 2018. L'objectif de cette campagne a été de minimiser le recours aux nuitées hôtelières en incitant les propriétaires à louer leur logement à une famille à revenus modestes via des associations agréées.

 

Reports :

 

Une majoration de crédits au titre des reports 2017 sur 2018 a été autorisée :

- par arrêté du 26 mars 2018 : 64 633 104€ en AE et 96 222 023 en CP l’essentiel de ces crédits est constitué du financement des insuffisances budgétaires constatées fin 2017 sur les dispositifs de l’hébergement d’urgence (64,3 M€ en AE et 70,3M€ en CP) et des engagements pris en 2017  au titre du financement du marché public d’hébergement d’urgence avec accompagnement social (HUAS 25 M€ en CP).

 

Loi de finances rectificative :

 

Le programme 177 a bénéficié d’une ouverture de crédits, dans le cadre de la LFR n°2018- 104 du 10 décembre 2018  s’élevant à 60 238 007 € en AE=CP. Ces crédits ont été ouverts au titre :

- du remboursement des crédits gagés en cours de gestion sur le dispositif ALT2 (14,9 M€ en AE=CP), mobilisés pour permettre le financement des besoins en hébergement d’urgence ;

- des insuffisances régionales relatives à l’hébergement d’urgence (45,3 M€ en AE=CP).

 

   RÉSERVE DE PRÉCAUTION ET FONGIBILITÉ

 

Autorisations d’engagement

Crédits de paiement

 

Titre 2

Autres titres

Total

Titre 2

Autres titres

Total

Mise en réserve initiale

 

58 610 816

58 610 816

 

58 610 816

58 610 816

Surgels

 

0

0

 

0

0

Dégels

 

-58 610 816

-58 610 816

 

-415 341

-415 341

Annulations / réserve en cours de gestion

 

0

0

 

0

0

Réserve disponible avant mise en place du schéma de fin de gestion (DA et LFR de fin d'année)

 

0

0

 

58 195 475

58 195 475

 

Le gel appliqué au programme 177 pour 2018 a été calculé à hauteur de 3 %, soit une réserve de précaution initiale de 58 610 816 €.

 

Un dégel partiel des crédits mis en réserve (0,4 M€) a été réalisé le 10 septembre 2018 par tamponné n°2018-12 et un dégel intégral de la réserve résiduelle a été réalisé le 12 novembre 2018 par tamponné n°2087-14. Le dégel de ces crédits a permis de couvrir une partie des insuffisances budgétaires constatées au niveau local sur les dispositifs d’hébergement d’urgence.

 

 

 

Suivi des crédits de paiement associés

à la consommation des autorisations d’engagement (HORS TITRE 2)

 

 

 

Autorisations d'engagement

 

Crédits
de paiement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AE ouvertes en 2018 (*)

 

CP ouverts en 2018 (*)

 

 

 

 

 

 

(E1)

 

(P1)

 

 

 

 

 

 

2 078 352 372

 

2 109 941 291

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AE engagées en 2018

 

Total des CP consommés
en 2018

 

 

 

 

 

 

(E2)

 

(P2)

 

 

 

 

 

 

2 075 213 820

 

2 099 472 593

 

 

 

 

 

 

AE affectées non engagées
au 31/12/2018

 

dont CP consommés en 2018 sur engagements antérieurs
à 2018

 

 

 

 

 

 

(E3)

 

(P3) = (P2) – (P4)

 

 

 

 

 

 

 

 

26 217 431

 

 

 

 

 

 

AE non affectées
non engagées au 31/12/2018

 

dont CP consommés en 2018 sur engagements 2018

 

 

 

 

 

 

(E4) = (E1) – (E2) – (E3)

 

(P4)

 

 

 

 

 

 

3 138 552

 

2 073 255 162

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Restes à payer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Engagements ≤ 2017 non couverts par des paiements au 31/12/2017 brut

 

 

 

 

 

 

 

 

(R1)

 

 

 

 

 

 

 

 

109 973 938

 

 

 

 

 

 

 

 

Travaux de fin de gestion postérieurs au RAP 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

(R2)

 

 

 

 

 

 

 

 

-1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Engagements ≤ 2017 non couverts par des paiements au 31/12/ 2017 net

 

CP consommés en 2018
sur engagements antérieurs
à 2018

 

Engagements ≤ 2017 non couverts par des paiements au 31/12/2018

 

 

 

 

(R3) = (R1) + (R2)

(P3) = (P2) – (P4)

=

(R4) = (R3) – (P3)

 

 

 

 

109 973 937

 

26 217 431

 

83 756 506

 

 

 

 

AE engagées en 2018

 

CP consommés en 2018
sur engagements 2018

 

Engagements 2018 non couverts par des paiements au 31/12/2018

 

 

 

 

(E2)

(P4)

=

(R5) = (E2) – (P4)

 

 

 

 

2 075 213 820

 

2 073 255 162

 

1 958 658

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Engagements non couverts par des paiements
au 31/12/ 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

(R6) = (R4) + (R5)

 

 

 

 

 

 

 

 

85 715 164

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Estimation des CP 2019 sur engagements non couverts au 31/12/2018

 

 

 

 

 

 

 

 

(P5)

 

 

 

 

 

 

 

 

60 271 683

 

NB : les montants ci-dessus correspondent uniquement aux crédits hors titre 2

 

(*) LFI 2018 + reports 2017 + mouvements réglementaires + FDC + ADP + fongibilité asymétrique + LFR

 

 

Estimation du montant maximal des CP nécessaires après 2019 pour couvrir les engagements non couverts au 31/12/2018

 

(P6) = (R6) – (P5)

 

 

 

 

 

 

 

 

25 443 481

 

Justification par action

 

ACTION N° 11

Prévention de l'exclusion

 

 

Prévision LFI

Réalisation

(y.c. FDC et ADP)

Titre 2

Autres titres

Total

Titre 2

Autres titres

Total

Autorisations d’engagement

 

50 445 224

50 445 224

 

55 875 230

55 875 230

Crédits de paiement

 

50 445 224

50 445 224

 

55 864 288

55 864 288

 

 

Les montants indiqués dans le texte peuvent différer des montants inscrits dans le tableau ci-dessus compte tenu des corrections réalisées par le responsable du programme (la DGCS) s’agissant des erreurs d’imputation qui ont été constatées selon le référentiel d’activité du programme.

 

L’action 11 « Prévention de l’exclusion » regroupe les crédits concourant aux actions de prévention des situations de rupture pour des personnes âgées ou en situation de handicap ainsi qu’à la prévention de l’exclusion en direction des gens du voyage. Cette action se subdivise en deux unités budgétaires : « Allocation et dépenses d’aide sociale » et « Actions de prévention et accès aux droits » qui comprennent à la fois des crédits déconcentrés et des crédits centraux.

 

« Allocation et dépenses d’aide sociale »

Par exception à la compétence de droit commun des départements, l’État dispose d’une compétence résiduelle sur certaines dépenses d’aide sociale au titre de l’article L.121-7 du code de l’action sociale et des familles (CASF). Les dépenses d’aide sociale à la charge de l’État constituent des dépenses obligatoires. Elles incluent, d’une part, des allocations destinées à garantir un minimum de ressources à des personnes démunies âgées ou handicapées et, d’autre part, des frais d’hébergement en établissements spécialisés pour personnes âgées ou handicapées démunies.

Les crédits inscrits en LFI s’élevaient à 32 900 000 € (AE = CP). Pour cet exercice, les crédits consommés s'élèvent à 35 865 169 € en AE et 35 858 987 € en CP (exécutés en totalité au niveau déconcentré). L’exécution 2018 est en baisse par rapport à la programmation initiale et par rapport à l’exécution des années précédentes. Cet infléchissement de la dépense  s’explique par la baisse tendancielle du nombre de bénéficiaires observée depuis plusieurs années.

 

Concernant les personnes âgées, l’aide sociale d’État finance :

 

– Une allocation simple d’aide sociale à domicile pour des personnes âgées sans droit à une pension de retraite, définie par l’article L.231-1 du CASF, dont le montant est égal à taux plein au montant de l’allocation de solidarité aux personnes âgées, soit 868,20 € par mois pour une personne seule et 1 347,88 € pour un couple au 1er janvier 2019,

– Des aides sociales générales à la charge exclusive de l’État (hébergement en établissement, aide-ménagère, frais de repas, participation dépendance APA en établissement) attribuées aux personnes âgées sans domicile fixe, et selon les conditions indiquées à l’article L.111-3 du CASF.

 

Concernant les personnes handicapées, l’aide sociale d’État finance :

 

- Une allocation différentielle qui garantit aux personnes handicapées la conservation des droits acquis au titre de la législation antérieure à la loi d’orientation n° 75-834 du 30 juin 1975. Cette loi a placé l’allocation différentielle à la charge exclusive de l’État. Cette allocation de maintien de droit à des prestations aujourd’hui disparues, est appelée à s’éteindre, aucune nouvelle admission n’ayant été prononcée depuis 1978. En conséquence, le nombre de bénéficiaires (44 à l’heure actuelle, cf.tableau ci-dessous) diminue chaque année au fur et à mesure qu’ils cessent de remplir les conditions d’accès ou qu’ils décèdent. En 2018, le montant moyen mensuel versé s’élève à 220 € par bénéficiaire.

 

- Des aides sociales générales à la charge exclusive de l’État (hébergement en établissement, aide compensatrice tierce personne, aide-ménagère, frais de repas) pour les personnes handicapées sans domicile fixe et attribuées selon les conditions indiquées à l’article L.111-3 du CASF.

 

Pour 2018, les dépenses d’aide sociale en CP par dispositifs se répartissent comme suit :

- Allocations simples : 2 885 382 €

- Allocations différentielles : 116 408 €

- Frais d’hébergement et aide sociale aux personnes âgées SDF (aide-ménagères, frais de repas, participation dépendance APA en établissement) : 18 897 656 € ;

- Frais d’hébergement et aide sociale aux personnes handicapées SDF (ACTP, aide-ménagère, frais de repas) :

13 876 159 € ;

- Aide aux familles de patients souffrant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob : 51 196 €

- Convention franco-suisse  : 32 186 €


 

« Actions de prévention et d’accès aux droits »

 

Les actions en faveur des gens du voyage : ALT2

 

S’agissant de l’intervention au bénéfice des gens du voyage, les crédits du programme 177 permettent principalement de cofinancer, à parité avec la CNAF, le fonctionnement des aires d'accueil des gens du voyage via l’aide au logement temporaire (« ALT2 »).

 

En 2018, l’exécution est légèrement inférieure à la programmation initiale des crédits pour la part État (13 783 852 € en AE=CP). Ces crédits ont ainsi contribué au financement des aires d’accueil des gens du voyage (l’intégralité de ces crédits est exécutée au niveau central).

 

Il convient de rappeler que le dispositif ALT2 a été réformé en 2014 par décret n°2014-1742 et arrêté interministériel du 30 décembre 2014. Cette réforme a permis de faire évoluer les modalités de financement des aires : initialement financé selon un forfait fixe par place, cette aide est, depuis 2015, déterminée en fonction du taux d’occupation réelle de l’aire.

 

 

Les actions en faveur des gens du voyage : « Gens du voyage - action sociale »

 

 

L’intervention en direction des gens du voyage se réalise également à travers des initiatives associatives de terrain et au niveau national par des subventions à des associations. Ces actions ont notamment pour objectif de lutter contre l'exclusion de la population des gens du voyage, notamment en favorisant la scolarisation des enfants tziganes et autres jeunes en difficultés, l'accès aux droits, la médiation, la formation des intervenants ou l'orientation de ces publics vers des formations adaptées.

 

En 2018, 2  200 000 € étaient inscrits en LFI et les crédits consommés s’élèvent à 2 399 561 € en AE = CP (dont 532 865 € en AE = CP exécutés au niveau central, le reste des crédits étant délégués aux services déconcentrés).

 

Figurent parmi les associations subventionnées au niveau central :

- Fédération des associations solidaires d’action avec les Tziganes et les Gens du voyage (FNASAT)

- Association sociale nationale internationale tzigane (ASNIT)

- Association nationale des gens du voyage catholiques (ANGVC)

- Collectif National Droits de l'Homme ROMEUROPE

- Association  European Grassroots Antiracist Movement  (EGAM)

 

Ces actions visent également à soutenir la mise en œuvre des dispositions relatives à la domiciliation prises dans le cadre de la loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable (article 51).

 

 Autres actions de prévention de l’exclusion

 

Les crédits exécutés pour la ligne « Autres actions de prévention de l’exclusion » s’élèvent à 3 451 248 € en AE = CP.

Ils correspondent en majorité à des actions d’accompagnement social et de domiciliation, d’apprentissage de la langue française, de médiation et de prévention au sein des campements et d’écoute pour des personnes en souffrance.

 

 

 

éléments de la dépense par nature

 

 

   dépenses de fonctionnement

 

Autorisations d’engagement

Crédits de paiement

Catégorie

Prévision LFI

Consommation

Prévision LFI

Consommation

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

 

44 281

 

39 521

 

 

Les montants inscrits en dépenses de fonctionnement pour l’action 11 résultent principalement d’erreurs d’imputation. L’ensemble des crédits du programme 177 gérés au niveau déconcentré sont des dépenses d’intervention et relèvent du titre 6.

 

   dépenses d’intervention

 

Autorisations d’engagement

Crédits de paiement

Catégorie

Prévision LFI

Consommation

Prévision LFI

Consommation

Transferts aux ménages

32 900 000

34 131 872

32 900 000

34 120 217

Transferts aux entreprises

 

65 881

 

65 881

Transferts aux collectivités territoriales

 

320 840

 

320 840

Transferts aux autres collectivités

17 545 224

21 312 356

17 545 224

21 317 829

 

 

 

ACTION N° 12

Hébergement et logement adapté

 

 

Prévision LFI

Réalisation

(y.c. FDC et ADP)

Titre 2

Autres titres

Total

Titre 2

Autres titres

Total

Autorisations d’engagement

 

1 894 189 982

1 894 189 982

 

2 008 727 581

2 008 727 581

Crédits de paiement

 

1 894 189 982

1 894 189 982

 

2 033 883 366

2 033 883 366

 

 

Les montants indiqués dans le texte peuvent différer des montants inscrits dans le tableau ci-dessus compte tenu des corrections réalisées par le responsable programme s’agissant des erreurs d’imputation qui ont été constatées selon le référentiel d’activité du programme.

 

L’action 12 « Hébergement et logement adapté » regroupe les crédits d’intervention concourant à la politique d’hébergement et d’accès au logement des personnes sans abri ou mal logées et d’accompagnement individualisé vers l’autonomie par une insertion sociale et professionnelle durable. Ils financent les dispositifs qui visent notamment l’hébergement (en structures d’hébergement essentiellement) et le développement des différentes formes de logement adapté et d’accompagnement vers le logement (résidences sociales, pensions de famille, intermédiation locative et ALT-1). Ils représentent près de 99 % des crédits exécutés (en CP) sur le programme en 2018.

 

Cette action se subdivise en quatre unités budgétaires : « Veille sociale », « Hébergement d’urgence », « CHRS », « Logement adapté » et se caractérise par une exécution très fortement déconcentrée (98 %). Les crédits inscrits en LFI pour l’ensemble de l’action 12 en 2018 s’élevaient à 1 894 189 982 € en AE = CP et les crédits consommés s’élèvent à 2 008 872 980 € en AE et 2 034 028 766 € en CP.

 

L’écart par rapport à la LFI se justifie notamment par des abondements de crédits intervenus dans le cadre des ouvertures prévues au titre des reports 2017 sur 2018. Au niveau de l’action 12, le programme 177 a ainsi bénéficié de crédits complémentaires permettant de faire face aux insuffisances constatées sur le terrain en matière de dispositifs de veille sociale et d’hébergement d’urgence en vue d’améliorer la prise en charge des personnes et de renforcer les capacités d’accueil sur les territoires les plus en tension.

 

Le respect du principe de l’inconditionnalité de l’accueil des personnes sans abri ou en détresse (article L. 345-2-2 du code de l’action sociale et des familles) et du principe de continuité de prise en charge (L. 345-2-3 du même code) contribue en effet à accroître les tensions sur le parc d’hébergement dans un contexte de crise économique, de crise du logement et d'augmentation des flux de migrants et de déboutés du droit d’asile. L’engagement pris par la France pour participer à l’effort de solidarité visant à répartir la prise en charge des migrants qui fuient aujourd’hui les zones de guerre a également induit un accroissement des tensions au niveau local.

 

Au total, le parc généraliste d’hébergement et de pensions de famille comportait 160 556 places au 30 juin 2018 (dont 143 576 places d’hébergement – yc résidences hôtelières à vocation sociale), soit plus de 14 087 places supplémentaires par rapport à fin juin 2017 (146 469 places au 30 juin 2017 dont 130 648 places d’hébergement), soit une hausse de 9,6 % en un an.

 

Au 30 juin 2018, les capacités du parc d'accueil, d'hébergement et d'insertion (AHI) se décomposaient comme suit :

- 49 752 places en centres d’hébergement hors CHRS (places d’urgence, de stabilisation et d’insertion contre 39 811 places fin juin 2017 ; 

- 48 198 places en hôtel contre 45 751 places fin juin 2017 ;

- 44 627 places en CHRS contre 44 413 places fin juin 2017, soit une hausse de 214 places qui se justifie par la transformation de places d’hébergement d’urgence subventionnées en places autorisées en application de l’article L. 313-1 du code de l’action sociale et des familles ;

-  999 places en résidences hôtelières à vocation sociale à la disposition de l’Etat (RHVS) contre 673 places fin juin 2017 ;

- 16 980 places en maisons-relais / pensions de famille contre 15 821 places  fin juin 2017.

 

Sources des données : enquête AHI DGCS au 30 juin 2018

 

« La veille sociale »

 

Les crédits de la veille sociale sont consacrés aux missions remplies par différents dispositifs tels que les accueils de jour, les centres d’appel 115, les maraudes, les services d’accueil et d’orientation (SAO) et les services intégrés d’accueil et d’orientation (SIAO) qui constituent de nouvelles plateformes uniques mettant en réseau les structures contribuant à l’accueil, l’hébergement et l’accès au logement des personnes sans domicile. Les SIAO ont pour but de faire évoluer les procédures d’accueil et d’orientation, de favoriser l’accès au dispositif et de garantir sa fluidité en accélérant l’accès au logement.

 

Les crédits programmés en LFI (126,4 M€) ont fait l’objet de dotations complémentaires en cours de gestion dans le cadre de reploiements internes des BOP régionaux. L’exécution à hauteur de 146,3 M€ marque surtout une forte consommation sur la ligne aux SIAO (+7,5 M€ par rapport à 2017) compte tenu du renfort déployé sur les SIAO au titre des écoutants 115 et de l’évaluation sociale réalisée pour faire face aux demandes faites aux 115 toute l’année mais avec une activité accrue constatée dans le cadre de la campagne hivernale (renfort maraudes, extension des horaires pour les 115 notamment) conformément à la circulaire ministérielle de prévention des risques sociaux et médico-sociaux liés aux vagues de froid. La mise en place d’un SIAO unique par département est presque achevée et le déploiement d’un système d’information commun et unique à l’ensemble des SIAO arrive à terme également. Ces deux réformes sont de nature à améliorer l’efficacité de la gestion des appels réalisés à destination de ces plateformes.

 

Les crédits exécutés pour cette unité budgétaire se répartissent comme suit :

 

 - Les « Service d’accueil et d’orientation » (SAO) ont représenté une dépense pour l'État de 2 940 114 € en AE = CP.

- Les services d’appel téléphonique «115» assurent un service 24h/24h dans l'ensemble des départements. Le coût s’est élevé à 12 374 505 € en AE = CP.

- Le coût des accueils de jour s’est élevé à 44 815 647 € en AE=CP

- Les SAMU sociaux ou équipes mobiles, la consommation de crédits s’est élevée à 27 580 998 € en AE=CP.

- Les SIAO : 49 906 893 € ont été consommés.

- Le renfort hivernal ou les situations exceptionnelles : 8 733 505 € en AE=CP.

 

« L’hébergement d’urgence »

 

Ces crédits, qui représentent 46 % du total des dépenses exécutées sur l’action 12 au niveau déconcentré, visent à offrir un parc d’hébergement pour les personnes sans domicile. Ce parc comprend des places d’hébergement d’urgence qui se caractérisent par un accès immédiat à des centres d’hébergement d’urgence, de stabilisation ou d’insertion (hors CHRS) ou la mobilisation de places d’hôtel. La spécificité du programme 177 repose pour l’essentiel sur les missions d’accueil et d’hébergement d’urgence de personnes sans abri ou en détresse, que le législateur a rendu inconditionnel (article L. 345-2-2 et L345-2-3 du code de l’action sociale et des familles). Comme en 2017, l’exercice 2018 s’est caractérisé par une demande en hébergement plus élevée que prévue, ce qui explique les abondements complémentaires intervenus dans le cadre de la loi de finances rectificative de décembre 2018 compte tenu des fortes tensions rencontrées au niveau local.

 

Une enveloppe de 826,6 M€ a été programmée en LFI et a été augmentée en gestion par des mouvements complémentaires de crédits. Les niveaux d’exécution de 912,4 M€ en AE et 937,6 M€ en CP présentent des écarts de 85,7 M€ en AE et 111 M€ en CP par rapport à la LFI. Cet écart se justifie notamment par le financement de la mesure nouvelle de pérennisation des 5 000 places d’hébergement d’urgence ouvertes à l’hiver 2017-2018 et le financement des ouvertures supplémentaires de places pour la mise à l’abri des personnes vulnérables du fait d’une campagne hivernale 2017-2018 sans précédent et du maintien de leur prise en charge, au-delà du 31 mars 2018, afin d’éviter les remises à la rue à la sortie de l’hiver.

 

Les besoins de prise en charge d’un public composé notamment de familles incluant des enfants en bas âge et de personnes isolées aux droits administratifs incomplets entraînent la saturation du dispositif d’hébergement généraliste et expliquent dans certaines régions le recours croissant aux dispositifs d’hébergement d’urgence malgré les différentes actions de pilotage réalisées.

 

Cette situation est aussi liée à la reconnaissance par la juridiction administrative, dans certaines conditions, du droit à l’hébergement d’urgence comme une liberté fondamentale pouvant faire l’objet d’un référé-liberté (décision n° 356 456 du Conseil d’État du 10 février 2012). Cette décision conduit désormais le juge des référés à exiger la mise à l’abri de certains demandeurs au titre de l’inconditionnalité de l’accueil. Compte tenu de la saturation générale de l’hébergement d’urgence, ces décisions sont majoritairement mises en œuvre via un recours à l’hôtel qui s’inscrit dans le cadre d’un élargissement des publics accueillis dans les dispositifs d’hébergement d’urgence (familles essentiellement).

 

Les crédits exécutés en 2018 pour cette unité budgétaire se répartissent comme suit :

 

-  417 875 869 € en AE et 443 714 293 € en CP pour les centres d’hébergement d’urgence auxquels il convient d’ajouter 64 999 454 € en AE et 65 002 566 € en CP consommés au niveau de la sous-activité dédiée aux situations exceptionnelles ;

 

-  340 437 863 € en AE et 340 023 141 € en CP pour les nuitées d’hôtel auxquels il convient d’ajouter 13 726 896 € en AE et 13 593 917 en CP consommés au niveau de la sous-activité dédiée aux situations exceptionnelles ;

 

 -   52  740 023  € en AE=CP pour l'hébergement de stabilisation ;

 

-    22 602 675 € en AE=CP pour l’accompagnement social lié à l’hébergement.

 

Ci-après, l’évolution des dépenses réalisées en CP au titre de l’hébergement d’urgence hors CHRS et en nuitées d’hôtel durant la période 2015 – 2018 :

 


 

Au 30 juin 2018 les capacités ouvertes pour l’hébergement hors CHRS se décomposaient ainsi :

 

- 42 263 places d’urgence contre 32 786 places à fin juin 2017 ;

-  7 480 places de stabilisation contre 7 025 places à fin juin 2017 ;

 

S’agissant plus spécifiquement du nombre de places d’hôtels, celui-ci a progressé passant à 48 198 en juin 2018 contre 45 751 au 30 juin 2017, soit une hausse de 5,3 %.

 

Enfin, ont été mobilisées en moyenne par soir, au titre du dispositif hivernal 2017-2018, 12 413 places contre 10 015 places pour l’hiver 2016-2017 et 8 561 places pour l’hiver 2015-2016. Cette hausse s’explique essentiellement par des publics plus nombreux à mettre à l’abri, notamment les familles avec enfants jugées prioritaires car particulièrement vulnérables et ce malgré le renforcement des capacités d’accueil

 

Source des données : CHORUS - Enquête DGCS (tableau de bord des capacités d’hébergement / logement au 30/06/2018) – Enquête hivernale hebdomadaire 2017-2018, DGCS.

 

 

 « Les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) »

 

Les CHRS, qui constituent des établissements sociaux autorisés au sens de l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles, ont pour finalité l’accueil, l’hébergement et la réinsertion sociale des personnes en grande difficulté en vue de leur permettre d’accéder à de recouvrer leur autonomie personnelle et sociale.

 

Ils assurent plusieurs missions :

-     L'accueil et l’orientation notamment en urgence ;

-     L'hébergement et le logement, individuel ou collectif, en regroupé ou en diffus ;

-     Le soutien et l'accompagnement social dans ou en dehors des murs de l’établissement ;

-     L’adaptation à la vie active et l'insertion sociale et professionnelle.

 

Le dispositif « CHRS » doté de 627 223 001 € en AE = CP en LFI 2018, a été exécuté à hauteur de 639 036 512 € en AE et 639 081 583 € en CP. Il convient de noter que l’écart à la hausse des crédits s’explique par le transfert en cours de gestion de crédits complémentaires.

 

Ainsi, le nombre total de places s’établit au 30 juin 2018 à 44 627 places en CHRS contre 44 413 places fin juin 2017. Les capacités en CHRS au 30 juin 2018 se répartissent de la manière suivante :

- 36 429 places d’hébergement de stabilisation et d’insertion contre 36 524 places au 30 juin 2017 ;

- 8 160 places d’hébergement d’urgence contre 7 889 places au 30 juin 2017 ; 

 

 

La dépense en CHRS se détaille quant à elle comme suit :

- Places d’hébergement de stabilisation et d’insertion : 522 185 223 € en AE et 522 230 308 € en CP ;

- Places d’hébergement d’urgence : 82 628 509 € en AE et 82 628 505 € en CP ;

- Autres activités : 34 222 769 € en AE = CP.

 

L'objectif de convergence des coûts pratiqués dans les CHRS est un élément de plus en plus central dans le pilotage du dispositif. Depuis plusieurs années, il s’est traduit par la réduction du coût moyen à la place. L’infléchissement du coût budgétaire résulte également du mouvement d’intégration de places sous statut CHRS dont le coût moyen est plus faible que les places CHRS historiques (places d’insertion majoritairement).

Toutes les régions connaissent ainsi une diminution progressive de leur coût moyen régional. Le coût budgétaire moyen estimé en 2017, et à ce stade en cours de consolidation, s’élève à 14 809 €, contre 14 864 € en 2016 soit une baisse de 0,4 % en un an. En 2015, il s’est élevé à 15 085 € contre 15 310 € en 2014, contre 15 583 € en 2013 et 15 658 € en 2012, soit une baisse de 1,5 % par rapport à 2015 et de 5,1 % par rapport à 2012.

 

 En dépit des difficultés de gestion inhérentes au programme, les services déconcentrés ont ainsi poursuivi leurs efforts de pilotage et de régulation que ce soit à travers le développement de la convergence des coûts, l’harmonisation et la rationalisation des taux d’encadrement, le rapprochement des pratiques ou la poursuite du conventionnement avec les opérateurs.

 

« Logement adapté »

 

Les crédits inscrits sur cette unité budgétaire concourent au développement de différentes formes de logement adapté et à la mise en œuvre d’actions d’accompagnement vers et dans le logement. Dans le cadre du plan quinquennal pour le plan « logement d’abord » et la lutte contre le sans-abrisme 2018-2022, l’effort de créations de places alternatives sera poursuivi dans le cadre des orientations fixées par le Président de la République notamment avec la création de 10 000 places en pensions de famille et de 40 000 places d'intermédiation locative.

 

En 2018 les crédits LFI se sont élevés à 313 895 329 € en AE = CP et les crédits exécutés à 311 100 244 € en AE et à 310 918 907€ en CP.

 

L’écart constaté entre LFI et exécution (-2,9 M€ en CP) s’explique par des redéploiements internes réalisés par les BOP régionaux.

 

Néanmoins, les niveaux de consommation en 2018 sont supérieurs à ceux constatés en 2017 (278,9 M€ en CP) et a fortiori en 2016 (223,8 M€) traduisant ainsi la priorité donnée au logement et au développement d’alternatives à l’hôtel prévues par la circulaire du 20 février 2015.

 

Pensions de famille

 

Structures de taille réduite comportant une vingtaine de logements, alliant logements privatifs et espaces collectifs, les pensions de famille sont destinées à l’accueil sans limitation de durée de personnes sans autonomie financière et en forte exclusion sociale.

 

En 2018, ce dispositif bénéficie en LFI de 108,5 M€ en AE = CP, soit une hausse de 16,2 M€ par rapport à la LFI 2017 conformément au plan quinquennal pour le logement d’abord qui prévoyait le développement de 3 200 places de maisons relais et résidences d’accueil. Toutefois, l’exécution des crédits à hauteur de 98 188 027 € en AE=CP est inférieure à la programmation  en LFI 2018. Cela s’explique notamment par un déploiement du dispositif moins rapide bien que 1 378 places supplémentaires aient été créées en 2018,

 

Parallèlement, le nombre de places au 30 juin 2018 s’élève à 16 980 contre 15 821 à fin juin 2017, soit une hausse de 1 159  places soit 7,3 % d’augmentation.

 

L’aide aux organismes logeant à titre temporaire des personnes défavorisées : ALT-1

 

L’aide aux organismes logeant à titre temporaire des personnes défavorisées, ALT-1, est une aide octroyée aux organismes qui logent temporairement des personnes défavorisées qui ne peuvent être hébergées en CHRS, et destinée à couvrir le loyer et les charges. Depuis le 1er janvier 2017, l’intégralité du financement de ce dispositif, jusqu’alors cofinancé par l’État et la branche famille, a été transférée au sein du budget de l’État. L’unification de la dépense dans un support budgétaire unique permet de simplifier les procédures administratives (la liquidation de l’aide est désormais assurée par les services déconcentrés de l’État) en réduisant le nombre d’acteurs concernés (limités désormais aux préfets et gestionnaire) tout en entraînant une économie de coûts de gestion.

 

En 2018, la dépense du programme 177 sur ce dispositif s’élève à 67 869 651 € en AE et 67 869 648 € en CP.

 

Il convient également de noter que 0,1 M€ a été exécuté au niveau central pour le paiement des dettes résiduelles dues à l’ACOSS au titre des prestations d’ALT1 réalisées les années antérieures à 2017.

 

L’intermédiation locative

 

Ce dispositif finance la prise à bail de logements du parc privé, par des associations ou des organismes de logement social, en vue de les sous-louer à un tarif social à des ménages défavorisés, notamment des ménages hébergés qui sont en capacité d’occuper un logement. Il constitue une réponse destinée à assurer la transition vers le logement ordinaire des ménages qui ne peuvent y accéder directement.

 

En 2018, 93 556 851 € en AE=CP étaient inscrits en LFI. L’exécution s’élève à 79 015 963 € en AE = CP.

 

La sous-exécution constatée sur cette unité budgétaire s’explique principalement par les délais de captation de logement plus longs que prévus et la nécessité d’adapter ces logements au profil du public accueilli par la recherche de grands logements pour y accueillir des familles, notamment en Île-de-France).

 

Pour autant, il convient de noter la montée en charge de ce dispositif depuis quelques années. En termes de crédits, l’exécution est en hausse de 10 % par rapport à 2017 et de plus de 55 % par rapport à 2015 et en termes de places, on note une augmentation de 11 % entre 2018 et 2017 (34 696 places au 30 juin 2018 contre 31 173 places au 30 juin 2017) et de 35 % entre 2018 et 2015 (25 663  places à fin 2015).

 

L’aide à la gestion locative sociale (AGLS)

 

L’aide à la gestion locative sociale (AGLS) est une aide octroyée aux gestionnaires de résidences sociales pour les aider à exercer leur fonction de gestion locative sociale (accueil, médiation, etc.). Cette aide est conditionnée à la mise en place d’un projet social apportant des réponses adaptées aux besoins des résidents.

 

En 2018, 26 000 000 € étaient inscrits en LFI et l’exécution fait apparaître une consommation des crédits à hauteur de 17 935 734 € en AE = CP, soit un écart de 8 M€ qui s’explique par les redéploiements de crédits qui ont été réalisés sur les lignes dédiées aux dispositifs de l’hébergement d’urgence.

 

L’accompagnement vers et dans le logement (AVDL)

 

Depuis 2015, les mesures d’accompagnement vers et dans le logement, ayant pour but de favoriser les sorties des structures d’hébergement et de logement temporaire vers le logement en proposant un accompagnement adapté aux ménages, relèvent d’un financement  exclusivement par les crédits issus du Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement (FNAVDL), dont les ressources proviennent du versement du produit des astreintes prononcées à l’encontre de l’État par le juge administratif dans le cadre du droit au logement opposable (DALO).

 

La LFI 2018 n’a ainsi pas prévue de crédits sur ce dispositif. Pourtant, on constate une consommation de  2 739 246 € en AE et 2 789 912 € en CP correspondant à des dépenses en faveur des actions d’accompagnement vers le logement compte tenu des fortes tensions sur le dispositif en cours d’année, pour éviter des interruptions de prises en charge.

 

Autres actions en faveur de l’hébergement et du logement adapté

 

Une enveloppe de crédits LFI a été programmée à hauteur de 14 325 063 € en AE=CP notamment pour permettre le financement d’actions spécifiques d’accompagnement et d’aide à l’installation en faveur du public réfugiés du programme européen de relocalisation. Les crédits exécutés s’élèvent à 35 710 416 € en AE et  35 478 416 € en CP, soit un écajrt de + 21,1 M€ par rapport à la LFI et de + 12,6 M€ par rapport à l’exécution 2017.

 

Outre le renforcement de l’accompagnement social des réfugiés, cette ligne, gérée totalement au niveau déconcentré, permet aux gestionnaires d’imputer les dépenses relatives à des opérations d’accompagnement social vers le logement ou dans le cadre d’une réadaptation sociale et de formation pour des publics spécifiques (femmes isolées, jeunes en errance ou sortant de prison, travailleurs pauvres).

 

 

éléments de la dépense par nature

 

 

   dépenses de fonctionnement

 

Autorisations d’engagement

Crédits de paiement

Catégorie

Prévision LFI

Consommation

Prévision LFI

Consommation

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

 

5 142 201

 

30 429 599

 

 

Les montants inscrits en dépenses de fonctionnement résultent essentiellement d’opérations destinées à l’hébergement d’urgence adossées à des marchés publics. Au niveau central, on note que 25 819 563 M€ en CP ont été exécutés au titre du marché public d’Hébergement d’urgence avec accompagnement social (conclu pour une durée de 5 ans) et au niveau déconcentré, les dépenses concernent spécifiquement le marché public de réservation de nuitées hôtelières pour le département du Rhône (4,9 M€ en AE et 4,5 M€ en CP). D’autres dépenses plus marginales sont également adossées à des marchés dans le cadre d’actions d’ingénierie gérées au niveau central.

 

   dépenses d’intervention

 

Autorisations d’engagement

Crédits de paiement

Catégorie

Prévision LFI

Consommation

Prévision LFI

Consommation

Transferts aux ménages

 

159 774

 

159 774

Transferts aux entreprises

 

43 959 872

 

43 999 872

Transferts aux collectivités territoriales

 

56 276 608

 

56 276 608

Transferts aux autres collectivités

1 894 189 982

1 903 189 126

1 894 189 982

1 903 017 513

 

 

 

ACTION N° 14

Conduite et animation des politiques de l'hébergement et de l'inclusion sociale

 

 

Prévision LFI

Réalisation

(y.c. FDC et ADP)

Titre 2

Autres titres

Total

Titre 2

Autres titres

Total

Autorisations d’engagement

 

9 058 657

9 058 657

 

10 611 009

10 611 009

Crédits de paiement

 

9 058 657

9 058 657

 

9 724 939

9 724 939

 

 

L’action 14 comprend les crédits d’intervention pour le financement de la conduite et animation des politiques de l’hébergement et de l’inclusion sociale. Les dépenses d’intervention concernent :

 

-       L’ingénierie, l’animation et l’expérimentation d'outils : soutien financier aux têtes de réseaux intervenant dans le domaine de la lutte contre les exclusions ou dans un cadre d’intervention sociale afin de maintenir ou de restaurer du lien social ; financement d’actions d’animation, d’évaluation d'impact des politiques publiques menées et d’élaboration d’outils de gouvernance.

 

-       Le soutien financier aux fédérations locales des centres sociaux : les crédits attribués aux fédérations régionales et départementales des centres sociaux sont destinés à accompagner la démarche de développement des centres sociaux en termes de croissance du parc des équipements et d’amélioration de leur qualité.

 

Le soutien financier aux associations nationales intervenant dans le champ social

 

Les services de l’État conduisent diverses actions en faveur du développement du lien social et de l’engagement citoyen au travers de ses relations avec les associations nationales du champ de l’action sociale. Ils accompagnent plus particulièrement les activités d’organismes têtes de réseau qui peuvent ainsi renforcer leur maillage territorial et intervenir dans un cadre de maintien ou de restauration du lien social. L’appui aux structures favorise des activités et services d’utilité sociale créateurs d’emploi. Les actions soutenues à travers cet appui aux réseaux améliorent la socialisation des personnes et des groupes (quartiers, zones rurales) par la promotion du bénévolat et de la vie associative.

 

En 2018, 5 500 000 € étaient inscrits en LFI en AE = CP et l’exécution s’élève à 5 197 177 € en AE= CP. Toutefois, il est utile de préciser que, suite à une erreur d’imputation d’écriture, la dépense exécutée est minorée de 0,4M€.

 

 La totalité des crédits est exécutée au niveau central. Ainsi, 44 associations ont bénéficié d’une subvention (dont 30 dans le cadre d’une convention pluriannuelle d’objectifs) parmi lesquelles :

 

-       Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) 

 

-       Restaurants du cœur 

 

-       Union nationale pour l’habitat des jeunes (UNHAJ) 

 

-      Secours Populaire Français

 

-       Fédération Entraide Protestante (FEP)

 

-       ATD Quart-Monde

 

Ces financements sont destinés au soutien des associations « têtes de réseau » pour l’accomplissement de leurs missions. Ainsi, les actions développées visent la réduction des inégalités, la prévention des ruptures et la limitation du non recours. Par ailleurs, l’accompagnement vers l’emploi et l’insertion par le logement constituent également des axes prioritaires.

 

Ingénierie et outils de la gouvernance

 

Les crédits inscrits sur cette ligne permettent de financer des actions d’animation, d’évaluation d'impact des politiques publiques menées et d’élaboration d’outils de gouvernance, l’objectif étant de mesurer l’efficacité des dispositifs de lutte contre l'exclusion. Plusieurs outils sont ainsi financés dans ce cadre, notamment l’appui à la réalisation de schémas et le développement de la participation des usagers et la mise en place d’un outil informatique unique.

 En 2018, 3 000 000 € étaient inscrits en LFI (en AE = CP) pour des actions d’ingénierie mises en place au niveau central. Les crédits exécutés s’élèvent à 4 179 774 € en AE et 3 293 704 € en CP dont 3 040 909 € en AE et 2 130 555 € en CP pour la dépense gérée au niveau central. L’écart de consommation des AE s’explique par les engagements effectués au niveau régional dans le cadre d’études réalisées pour le PDALHPD et d’enquêtes ponctuelles. 

 

Les Fédérations locales des centres sociaux (FLCS)

 

Les crédits relatifs aux fédérations locales des centres sociaux (FLCS) contribuent au financement des personnels permanents qui exercent des missions d’encadrement et qui contribuent au développement d’actions sociales dans les quartiers (insertion et logement, animation culturelle) menées par les centres sociaux locaux, généralement organisés en fédérations régionales ou départementales.

 

En 2018, 370 000 € étaient inscrits en LFI en AE=CP et les crédits consommés s’élèvent à 358 900 € en AE=CP.

 

Les autres actions de conduite et d’animation des politiques de lutte contre l’exclusion

 

Les crédits inscrits initialement sur cette ligne sont destinés au paiement de frais de justice ou de condamnation en lien avec les actions du programme.

 

   dépenses de fonctionnement

 

Autorisations d’engagement

Crédits de paiement

Catégorie

Prévision LFI

Consommation

Prévision LFI

Consommation

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

188 657

2 332 908

188 657

1 446 838

 

 

 

   dépenses d’intervention

 

Autorisations d’engagement

Crédits de paiement

Catégorie

Prévision LFI

Consommation

Prévision LFI

Consommation

Transferts aux entreprises

 

51 100

 

51 100

Transferts aux collectivités territoriales

 

90 000

 

90 000

Transferts aux autres collectivités

8 870 000

8 137 001

8 870 000

8 137 001