Projet de loi de finances pour 2008

 

 

Pouvoirs publics

 

 

 

Version du 31/10/2007 à 14:59:24


 


 

 Note explicative

Cette annexe au projet de loi de finances est prévue par l’article 51-5° de la loi organique relative aux lois de finances du 1er août 2001 (LOLF). Elle correspond à une mission spécifique regroupant les crédits des pouvoirs publics, chacun d’entre eux faisant l’objet, en vertu de l’article 7 de la LOLF, d’une ou de plusieurs dotations.

 

Conformément aux dispositions de la loi organique, ce document développe le montant des crédits par dotation pour l’année en cours et l’année considérée.

 

La loi organique ne prévoit pas de projet annuel de performances à l’appui de la présentation des dotations.

 

 Le présent document regroupe les éléments relatifs aux dotations accordées à la Présidence de la République, aux Assemblées parlementaires, au Conseil Constitutionnel, et à la Cour de Justice de la République. En outre, à compter du projet de loi de finances pour 2007, une dotation spécifique concerne le service des indemnités des représentants français au Parlement européen, assuré par les Assemblées parlementaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sauf indication contraire, les montants de crédits figurant dans les tableaux du présent document sont exprimés en euros. Les crédits budgétaires sont présentés, selon l’article 8 de la LOLF, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.

 

 

 

 

 

 

 

L’ensemble des documents budgétaires ainsi qu’un guide de lecture et un lexique sont disponibles sur le Forum de la performance : http://www.performance-publique.gouv.fr

 


 


 

 


Présentation des crédits de la mission 

 

 

 

 


 

Présentation des crédits par dotation et action

 

Autorisations d’engagement

Crédits de paiement

Numéro et intitulé de la dotation
et de l’action

Ouvertes en LFI pour 2007

Demandées
pour 2008

FDC et ADP
attendus en 2008

Ouverts en LFI
 pour 2007

Demandés
pour 2008

FDC et ADP
attendus en 2008

 501

Présidence de la République  

31 783 605

32 292 140

 

31 783 605

32 292 140

 

 01

Présidence de la République  

31 783 605

32 292 140

 

31 783 605

32 292 140

 

 511

Assemblée nationale  

529 935 000

533 910 000

 

529 935 000

533 910 000

 

 01

Assemblée nationale  

529 935 000

533 910 000

 

529 935 000

533 910 000

 

 521

Sénat  

314 487 165

327 694 000

 

314 487 165

327 694 000

 

 01

Sénat  

301 865 785

315 487 000

 

301 865 785

315 487 000

 

 02

Jardin du Luxembourg  

11 405 380

11 397 000

 

11 405 380

11 397 000

 

 03

Musée du Luxembourg  

1 216 000

810 000

 

1 216 000

810 000

 

 541

La chaîne parlementaire  

26 345 000

28 595 000

 

26 345 000

28 595 000

 

 01

La chaîne parlementaire - Assemblée nationale  

12 750 000

14 000 000

 

12 750 000

14 000 000

 

 02

Public Sénat  

13 595 000

14 595 000

 

13 595 000

14 595 000

 

 542

Indemnités des représentants français au Parlement européen  

8 022 500

8 034 650

 

8 022 500

8 034 650

 

 01

Indemnités des représentants français au Parlement européen  

8 022 500

8 034 650

 

8 022 500

8 034 650

 

 531

Conseil constitutionnel  

7 242 000

7 752 473

 

7 242 000

7 752 473

 

 01

Conseil constitutionnel  

7 242 000

7 752 473

 

7 242 000

7 752 473

 

 532

Haute Cour de justice  

0

0

 

0

0

 

 01

Haute Cour de Justice  

0

0

 

0

0

 

 533

Cour de justice de la République  

886 680

874 443

 

886 680

874 443

 

 01

Cour de justice de la République  

886 680

874 443

 

886 680

874 443

 

 


 

Présentation des crédits par dotation et titre

 

Autorisations d’engagement

Crédits de paiement

Numéro et intitulé de la dotation
et du titre

Ouvertes en LFI pour 2007

Demandées
pour 2008

FDC et ADP
attendus en 2008

Ouverts en LFI
 pour 2007

Demandés
pour 2008

FDC et ADP
attendus en 2008

 501 / Présidence de la République   

31 783 605

32 292 140

 

31 783 605

32 292 140

 

 Titre 1. Dotations des pouvoirs publics

31 783 605

32 292 140

 

31 783 605

32 292 140

 

 511 / Assemblée nationale   

529 935 000

533 910 000

 

529 935 000

533 910 000

 

 Titre 1. Dotations des pouvoirs publics

529 935 000

533 910 000

 

529 935 000

533 910 000

 

 521 / Sénat   

314 487 165

327 694 000

 

314 487 165

327 694 000

 

 Titre 1. Dotations des pouvoirs publics

314 487 165

327 694 000

 

314 487 165

327 694 000

 

 541 / La chaîne parlementaire   

26 345 000

28 595 000

 

26 345 000

28 595 000

 

 Titre 1. Dotations des pouvoirs publics

26 345 000

28 595 000

 

26 345 000

28 595 000

 

 542 / Indemnités des représentants français au Parlement européen   

8 022 500

8 034 650

 

8 022 500

8 034 650

 

 Titre 1. Dotations des pouvoirs publics

8 022 500

8 034 650

 

8 022 500

8 034 650

 

 531 / Conseil constitutionnel   

7 242 000

7 752 473

 

7 242 000

7 752 473

 

 Titre 1. Dotations des pouvoirs publics

7 242 000

7 752 473

 

7 242 000

7 752 473

 

 532 / Haute Cour de justice   

0

0

 

0

0

 

 Titre 1. Dotations des pouvoirs publics

0

0

 

0

0

 

 533 / Cour de justice de la République   

886 680

874 443

 

886 680

874 443

 

 Titre 1. Dotations des pouvoirs publics

886 680

874 443

 

886 680

874 443

 

 Totaux pour la mission

918 701 950

939 152 706

 

918 701 950

939 152 706

 

 Dont :

 

 

 

 

 

 

 Titre 1. Dotations des pouvoirs publics

918 701 950

939 152 706

 

918 701 950

939 152 706

 

 


 

 


Éléments relatifs aux dotations accordées à la

 

Présidence de la République

 

 


 

 Les dispositions de l'article 115 de la loi de finances pour 2002 prévoient, pour la Présidence de la République, la production d'un document budgétaire destiné à l'information du Parlement.

 

Le présent document est établi alors même que se met en place le comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Cinquième République. Or, parmi les sujets de réflexion impartis à celui-ci par la lettre de mission qui lui a été adressée, figure notamment la question du budget de la Présidence de la République, de sa plus grande transparence et de son contrôle.

 

C'est la raison pour laquelle la dotation sollicitée pour la Présidence de la République, au titre de l'année 2008, reprend en volume (avec une inflation de 1,6 %) le montant des crédits de l'année précédente. Les conséquences d'ordre budgétaire des travaux du comité seront dégagées le moment venu.

 

 

 

LA présentation budgétaire

La dotation nécessaire au fonctionnement de la Présidence de la République est retracée dans le tableau suivant qui détaille les charges et les ressources d'une année à l'autre :

 

 

 

 

 

 

Variations 2008 / 2007

 

 

Budget 2007

Budget 2008

Montant

en %

CHARGES

 

 

 

 

1

Charges des services

16 953 000

15 320 000

- 1 633 000

- 9,63

 

Fonctionnement

15 039 500

14 070 000

 

 

 

Fonctionnement courant et entretien des immeubles

9 180 500

8 570 000

 

 

 

Télécommunications, informatique et internet

4 759 000

4 500 000

 

 

 

Autres charges de fonctionnement (frais postaux, documentation, assurances)

1 100 000

1 000 000

 

 

 

Equipement et travaux

1 913 500

1 250 000

 

 

2

Dotation du Président de la République

101 488

101 488

0

0

3

Charges de personnel

14 774 500

16 780 652

2 006 152

13,58

 

Charges de rémunération et indemnités

11 794 000

13 424 522

 

 

 

Charges sociales et diverses

2 980 500

3 356 130

 

 

4

Impôts et taxes

135 000

135 000

0

0

5

Charges exceptionnelles

320 000

320 000

0

0

Total des charges

32 283 988

32 657 140

373 152

1,16

RESSOURCES

 

 

 

 

 

Produits divers

365 000

365 000

0

0

Reprise des résultats de l'exercice N-2

135 383

 

 

 

DOTATION   (charges nettes totales)

31 783 605

32 292 140

508 535

1,60

 

 


 

CHARGES

 

 

 

Les charges prévisionnelles pour 2008, d'un montant total de 32 657 140 € (+ 1,16 % par rapport à 2007), se répartissent en cinq grandes catégories de dépenses :

 

-     les charges des services ;

-     la dotation du Président de la République ;

-     les charges de personnel ;

-     les impôts et taxes ;

-     les charges exceptionnelles.

Charges des services

Les charges des services (secrétariat général, cabinet, état-major particulier, commandement militaire, services administratifs) représentent 46,91 % du budget de la Présidence de la République (15 320 000 €). Regroupant les dépenses de fonctionnement des services et d'entretien des immeubles (14 070 000 €), ainsi que les dépenses d'équipement et de travaux (1 250 000 €), elles sont en cours de réduction pour compenser la progression des frais de personnel.

 

Toutes sont gouvernées par le souci de recherche permanente de la qualité aux coûts les mieux adaptés. S'y ajoute, d'une manière sans cesse croissante, l'intégration dans la politique d'achat d'une démarche de développement durable prenant en compte la qualité écologique des produits et des services.

 

 

Le poste principal de crédits (8,57 M€) permet d'assurer le fonctionnement courant des services et l'entretien des résidences présidentielles.

 

Les dépenses courantes concernent, tout d'abord, les moyens de fonctionnement du secrétariat général, du cabinet et des services (5,65 M€).

 

Il s'agit notamment de l'achat de fournitures diverses, de petit équipement et de mobilier de bureau, de la location et de la maintenance des équipements, du nettoyage des locaux (2,2 M€).

 

Par ailleurs, 800 000 € sont affectés aux services logistiques et principalement à l'entretien des véhicules du parc automobile et à l'achat de carburant, à l'impression de documents protocolaires ou encore aux travaux photographiques et aux installations audiovisuelles.

 

S'ajoutent à cette catégorie de dépenses courantes les dépenses d'intendance (2,25 M€) qui se répartissent en deux postes principaux : les achats (1,7 M€) et les prestations extérieures (0,55 M€).

 

Enfin, les crédits demandés prennent en compte le fonctionnement de la crèche et les frais de location immobilière des locaux situés au 22 rue de l'Elysée (0,4 M€).

 

 

Les dépenses d'entretien (2,92 M€) concernent les immeubles affectés à la Présidence de la République. Ces locaux et résidences, qui appartiennent à l'État, sont (à l'exception du Domaine de Souzy-la-Briche) des monuments historiques (le Palais de l'Elysée, l'Hôtel Marigny, les immeubles situés 2, 4 et 14, rue de l'Elysée, le Palais de l'Alma, situés à Paris, le pavillon de la Lanterne, le Fort de Brégançon, les domaines nationaux de Marly-le-Roi et de Rambouillet), et par conséquent placés sous la responsabilité du ministère de la culture, au titre de la conservation du patrimoine de l'État.

 

Les dépenses liées à ces immeubles concernent les fluides (0,87 M€), les achats de matériaux et d'outillage (0,3 M€), les réparations et travaux d'entretien courant des locaux et des jardins (0,9 M€) ainsi que la maintenance des différentes installations (0,85 M€).

 

Le deuxième poste de crédits est affecté aux charges liées au traitement automatisé de l'information : informatique, bureautique, télécommunications, site internet de la Présidence de la République (4,5 M€).

 

Les principales dépenses de télécommunications sont regroupées dans les deux postes suivants : les communications téléphoniques (1,45 M€), le fonctionnement du standard et les frais de maintenance des installations qu'il s'agisse du réseau téléphonique, des liaisons louées, des réseaux (environ 1,6 M€).

 

Les dépenses dans le domaine informatique et bureautique concernent principalement l'achat de consommables et de licences d'exploitation (0,25 M€), la maintenance et l'évolution des applications (0,3 M€) ainsi que la maintenance et la location de matériels (0,75 M€).

 

Les crédits affectés au site internet de la Présidence de la République sont maintenus à 0,15 M€.

 

Les autres charges de fonctionnement courant concernent les frais d'assurances, de documentation (abonnements, achats d'ouvrages) et les frais postaux (1 M€).

 

Les charges d'équipement et de travaux représentent 8,16 % des charges des services (1 250 000 M€). Au sein de ce poste, figurent traditionnellement les charges de renouvellement du parc automobile de l'Elysée. Au 1er juillet 2007, ce parc se compose de 55 véhicules et 7 scooters, assurés dans les conditions du droit commun et entretenus par un service propre à la Présidence de la République. S'y ajoutent les charges d'équipements techniques (télécommunications, vidéo, informatique).

 

En revanche, ne figurent pas dans le budget de la Présidence de la République les crédits nécessaires au financement des travaux importants  ou des grosses réparations : dans un souci de cohérence administrative, ces crédits ont toujours été rattachés au ministère de la culture, au titre de la conservation du patrimoine de l'État.

 

Dotation du président de la République

Les crédits alloués à la dotation du Président de la République sont reconduits. De caractère provisionnel, ils seront revus à la lumière des conclusions des travaux du comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions.

 

Charges de personnel

Les charges de personnel représentent 51,38 % des charges, pour un montant total de 16 780 652 €.

 

Au 1er juillet 2007, les effectifs globaux de la Présidence de la République s'établissent à : 983,- 591 personnels civils, 392 personnels de statut militaire - (cf. tableau joint donnant la répartition par entité et par catégorie). La progression des frais de personnels est liée à l'augmentation raisonnable du nombre de personnels affectés à la Présidence de la République, justifiée par l'importance de l'activité présidentielle.

 

La quasi-totalité des personnels est en fonction à Paris. La Présidence de la République n'ayant jamais eu ses propres corps de fonctionnaires, ses effectifs sont essentiellement constitués de fonctionnaires mis à disposition et payés par les administrations centrales de l'État.

 

Les dépenses se répartissent ainsi :

 

•     remboursement des rémunérations allouées aux personnels, au nombre de 61, mis à disposition de la Présidence, dans le cadre de conventions conclues avec divers organismes (la Poste, France Telecom, l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, la Ville de Paris, ... ) (1,5 M€) ;

 

•     salaires des 98 contractuels rémunérés sur les crédits de l'Elysée ; outre les collaborateurs de cabinet, ces contractuels exercent, à titre permanent, des fonctions de personnel de service ou de personnel administratif ; s'y ajoute un nombre variable de contractuels occasionnels recrutés pour les réceptions officielles (4,18 M€) ;

 

•     indemnités pour sujétions particulières versées à tous les personnels en fonction à la Présidence de la République (7,744 M€) ;

 

•     charges sociales et diverses (3,356 M€).

 

Impôts et taxes

Les impôts et taxes, d'un montant de 135 000 €, comprennent essentiellement  les impositions locales et la taxe sur les bureaux. Ils représentent  0,41 % des charges de la Présidence de la République.

 

Charges exceptionnelles

Les charges exceptionnelles, d'un montant de 320 000 €, représentent moins de 1 % des charges de la Présidence de la République. Elles comprennent principalement les aides financières accordées, au nom du Chef de l'État, aux personnes en difficultés financières sur rapport des services sociaux locaux (300 000  €) et, pour une part plus modeste, les concours apportés depuis toujours par la Présidence de la République aux œuvres sociales des écoles militaires et à des fondations reconnues d'utilité publique.

 

 

 

RESSOURCES

 

 

 

Les produits divers sont évalués à  365 000 €. Ce sont  notamment les contributions des personnels au fonctionnement de la crèche et les intérêts du compte de dépôt de fonds au Trésor (sur ce compte chèques, dont l'ouverture résulte d'une décision du ministère de l'économie et des finances du 15 juin 1981, sont assignées et effectuées toutes les opérations de recettes et de dépenses de la Présidence de la République).

 

L'ensemble de ces ressources vient en déduction des charges (32 657 140 €) pour la détermination du montant des crédits nécessaires au fonctionnement de la Présidence de la République.

 

La dotation 2008 demandée pour le fonctionnement de la Présidence de la République s'établit à : 32 292 140 € (soit + 1,60 % par rapport au budget 2007).

 


 

Annexe

Tableau des effectifs de la Présidence de la République (au 1er juillet 2007)

 

 

Catégorie

 

Entité

A

B

C

Total

Secrétariat Général et Cabinet

49

 

 

49

État-major particulier

8

22

19

49

Commandement militaire et sécurité

10

38

293

341

Services administratifs (*) :

 

 

 

 

. administration et conservation des résidences présidentielles

 

 

 

 

. à Paris

2

15

59

76

 en province

 

4

38

42

. audiovisuel

2

4

6

12

. correspondance présidentielle

31

28

48

107

. financier et personnel

5

3

3

11

. intendance, cuisines et restaurant des personnels

3

4

70

77

. protocole

1

5

5

11

. secrétariats

12

51

65

128

. télécommunications et informatique

11

13

13

37

. autres services

13

11

19

43

Total

147

198

638

983

personnels civils

591

personnels militaires

392

 

(*) services comportant plus de 10 collaborateurs

 

 

 


 

 


Éléments relatifs aux dotations accordées aux

 

Assemblées parlementaires

 

 


 

 

L’article 7 de l’ordonnance n°58-1100 du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires est rédigé comme suit :

« Chaque assemblée parlementaire jouit de l’autonomie financière.

Les crédits nécessaires au fonctionnement des assemblées parlementaires font l’objet de propositions préparées par les questeurs de chaque assemblée et arrêtées par une commission commune composée des questeurs des deux assemblées. Cette commission délibère sous la présidence d’un président de chambre à la Cour des comptes désigné par le premier président de cette juridiction. Deux magistrats de la Cour des comptes désignés par la même autorité assistent la commission ; ils ont voix consultative dans ses délibérations.

Les propositions ainsi arrêtées sont inscrites au projet de loi budgétaire auquel est annexé un rapport explicatif établi par la commission mentionnée à l’alinéa précédent. »

 

Les Questeurs de l'Assemblée nationale et du Sénat, réunis le mercredi 25 juillet 2007 en commission commune, sous la présidence de M. Bernard Cieutat, président de chambre à la Cour des comptes, ont arrêté les crédits nécessaires au fonctionnement des assemblées parlementaires à inscrire dans le projet de loi de finances pour 2008 :

•  533 910 000 € pour l’Assemblée nationale et 14 000 000 € pour la société de programme « La chaîne parlementaire – Assemblée nationale » ;

•  327 694 000 € pour le Sénat et 14 595 000 € pour la société de programme « Public Sénat ».

 

Compte tenu des particularités des méthodes budgétaires suivies par chaque assemblée, le présent rapport comporte une partie préliminaire pour les présenter. Elle est suivie de quatre parties pour expliquer les crédits nécessaires au fonctionnement des assemblées et des chaînes parlementaires.

 

 

LES présentationS budgétaires

La loi de finances pour 2006 a été la première loi qui a reçu une application complète des dispositions de la loi organique du 1er août 2001 relative aux lois de finances. Dans ce cadre, les crédits des assemblées parlementaires sont désormais répartis au sein de la mission « Pouvoirs publics » en trois dotations :

•  dotation « Assemblée nationale »,

•  dotation « Sénat », comportant elle-même trois actions (Sénat, Jardin du Luxembourg et Musée du Luxembourg),

•  dotation « La Chaîne Parlementaire », comportant elle-même deux actions (LCP-AN et Public Sénat).

 

Dans le cadre de cette répartition, l’Assemblée nationale n’a pas modifié la présentation de son budget pour 2008, identique à celle des quatre années précédentes.

 

La présentation adoptée par le Sénat pour l’exercice 2008 permet, grâce à la modernisation de son système d’information budgétaire et comptable engagée en 2002, de mieux appréhender ses engagements à moyen terme et de mieux suivre l’exécution de ses opérations pluriannuelles. Ainsi, à titre expérimental, la présentation retenue pour 2008 fait désormais ressortir des autorisations de programme et des crédits de paiement appliqués aux opérations les plus significatives, qu’elles relèvent de la section de fonctionnement ou de la section d’investissement. Une opération pluriannuelle correspond à une dépense identifiée, étalée sur deux exercices au moins. Elle comporte une date d’ouverture et une date de clôture ainsi qu’un échéancier de consommation des crédits par exercice. Les crédits qui n’auront pas été utilisés au cours d’un exercice seront automatiquement reportés sur le suivant. Par contre, les crédits du budget « opérations pluriannuelles » ne seront pas fongibles avec ceux du budget annuel.

 

Pour la première fois, la commission commune dispose en 2007 des comptes des deux assemblées parlementaires pour l’année écoulée, soit 2006. Cette information permet d’éclairer utilement l’examen de leur projet de budget.

 

Comme les années précédentes, chacune des deux assemblées prévoit, parmi les ressources, un prélèvement sur ses disponibilités.

 

L’harmonisation des présentations budgétaires et comptables des deux assemblées trouve sa limite dans le principe d’autonomie de chaque assemblée, qui a pour conséquence de maintenir plusieurs différences de nomenclature et de méthode budgétaire.

 

Ainsi, les assemblées gèrent les caisses des retraites des députés, des sénateurs et des agents de leurs services selon des règles qui ne sont pas identiques : les statuts des personnels ne sont pas communs aux deux chambres ; il est de plus nécessaire de tenir compte des différentes conditions d’exercice du mandat selon qu’il s’agit d’un député ou d’un sénateur (âge d’éligibilité, durée du mandat, absence de dissolution pour le Sénat etc.), ce qui n’a pas empêché les assemblées d’établir entre elles les coordinations indispensables pour tenir compte en particulier du fait que rien n’interdit aux parlementaires de se faire élire successivement dans l’une ou l’autre.

 

S’agissant de la gestion financière des caisses de retraites, l’Assemblée nationale a retenu le système de la répartition, tandis que le Sénat a choisi un système mixte en utilisant les revenus des capitaux affectés à ses caisses pour payer une partie des pensions.

 

S’agissant de la nomenclature budgétaire et comptable, l’Assemblée regroupe dans le compte 65 « charges parlementaires » à la fois les indemnités parlementaires et charges sociales correspondantes, et les frais de secrétariat et autres charges parlementaires. Le Sénat classe les rémunérations et charges sociales dans le compte 64 et les charges relatives à l’accomplissement du mandat parlementaire dans le compte 65 « autres charges de gestion courante ». Au sein des « charges parlementaires », l’Assemblée range l’indemnité représentative de frais de mandat dans la rubrique « secrétariat parlementaire », alors que le Sénat, au sein des « autres charges de gestion courante », range cette même indemnité dans la rubrique « aides à l’accomplissement du mandat parlementaire ».

 

L’Assemblée nationale et le Sénat, pour prévoir les dépenses de traitements, indemnités, salaires et charges sociales, ont retenu, pour 2008, une valeur moyenne du point d'indice de la fonction publique de 54,41 € en augmentation de 0,33% par rapport à la valeur retenue pour le budget de 2007 (54,23 €). Ce chiffre ne prend pas en compte les éléments de la politique salariale du nouveau Gouvernement dont les Assemblées devront tirer, le moment venu, toutes les conséquences par voie d’amendement à la loi de finances.

 


 



Assemblée nationale

 

 

 

Le projet de budget de l’Assemblée nationale conduit à constater que les crédits nécessaires à son fonctionnement s’élèvent à 533 910 000 € pour 2008. La hausse de 0,75% en valeur par rapport à la dotation pour 2007 correspond, si l’on se réfère à l’estimation de la hausse des prix insérée par le Gouvernement dans le rapport préparatoire au débat d’orientation budgétaire du 16 juillet 2007, à une baisse en volume de 0,74%.

 

Les tendances suivantes se dégagent :

•  les charges regroupées dans la section de fonctionnement sont prévues pour 521 321 870 €, en diminution de 4 635 940 €, soit – 0,88% par rapport à 2007 ;

•  les charges regroupées dans la section d’investissement sont prévues pour 66 612 600 €, en diminution de 14 294 500 €, soit – 17,67%, par rapport à 2007 ;

•  les ressources propres, avec un total de 54 024 470 €, sont prévues en baisse de 22 905 440 €, soit -29,77% par rapport à 2007.

 

Le tableau suivant retrace l’évolution détaillée des prévisions de charges et de ressources d’une année à l’autre :

 

 

 

 

 

 

Variations 2008 / 2007

 

 

Exécuté 2006

Budget 2007

Budget 2008

en valeur absolue

en %

CHARGES

 

 

 

 

 

I – Section de fonctionnement

504 332 368

525 957 810

521 321 870

- 4 635 940

- 0,88%

60

Achats de biens et fournitures

8 128 203

8 150 500

8 845 500

695 000

8,53%

61 -62

Services extérieurs

51 363 949

54 711 400

55 667 000

955 600

1,75%

63

Impôts et taxes

3 549 976

3 510 000

3 651 500

141 500

4,03%

64

Charges de personnel

161 761 425

160 960 000

164 579 050

3 619 050

2,25%

 

Dont

 

 

 

 

 

 

      Charges de rémunération

122 456 631

120 517 000

122 071 000

1 554 000

1,29%

 

      Charges sociales et diverses

39 304 794

40 443 000

42 508 050

2 065 050

5,11%

65

Charges parlementaires

279 032 523

297 676 910

287 581 820

- 10 095 090

- 3,39%

 

Dont

 

 

 

 

 

 

      Indemnités parlementaires

48 548 943

48 996 400

49 198 710

202 310

0,41%

 

      Charges sociales

59 607 640

63 830 220

67 878 650

4 048 430

6,34%

 

      Secrétariat parlementaire

151 691 393

165 634 890

151 316 450

- 14 318 440

- 8,64%

 

      Autres charges

19 184 547

19 215 400

19 188 010

- 27 390

- 0,14%

67-69

Charges exceptionnelles et imprévues

496 292

949 000

997 000

48 000

5,06%

II – Section d’investissement

47 561 865

80 907 100

66 612 600

- 14 294 500

-17,67%

III – Total des charges (I + II)

551 894 233

606 864 910

587 934 470

- 18 930 440

-3,12%

RESSOURCES

 

 

 

 

 

70-77

Produits divers

4 946 381

3 228 700

3 389 000

160 300

4,96%

78

Prélèvement sur les disponibilités

44 768 452

73 701 210

50 635 470

- 23 065 740

- 31,30%

IV - Total des ressources

49 714 833

76 929 910

54 024 470

- 22 905 440

-29,77%

DOTATION = CHARGES NETTES TOTALES (III - IV)

502 179 400

529 935 000

533 910 000

3 975 000

0,75%

 


 

CHARGES

 

 

 

 

 SECTION de fonctionnement

Les charges de fonctionnement sont prévues en baisse de 4 635 940 €, soit – 0,88%. Cette baisse est due pour l’essentiel à une forte diminution de 8,64% des dépenses de secrétariat parlementaire, cependant que la plupart des autres postes  sont en hausse.

Charges de personnel et charges parlementaires

Les charges de personnel et les charges parlementaires représentent 87% du budget de fonctionnement.

 

Les charges de personnel

 

Les crédits demandés à ce titre augmentent de 2,25% pour atteindre 164 579 050 €.

 

La rémunération des personnels est constituée pour moitié des traitements ou salaires de base et pour moitié d'indemnités, dont les plus importantes sont les indemnités de travaux supplémentaires et de législature. Plusieurs facteurs de sens opposé aboutissent en définitive à majorer de 1,76% les dotations pour la rémunération des personnels statutaires : l’effet mécanique de la hausse du point d’indice, la diminution attendue du nombre de points à rémunérer (-0,84%) liée au nombre de départs à la retraite et, enfin, la reprise à un rythme courant de l’activité parlementaire en 2008 qui influe à la hausse (+ 4,76% globalement) sur les travaux supplémentaires.

 

Les crédits destinés au personnel contractuel de l’Assemblée nationale diminuent de 4,18%, en raison de la non reconduction de certains contrats conclus en 2007 avec des techniciens qualifiés venus renforcer l’équipe chargée de mener à bien les travaux de rénovation du patrimoine immobilier de l'Assemblée nationale.

 

Les charges de sécurité sociale et de prévoyance constituent la plus grande part des autres charges de personnel : avec un budget de 37 254 500 € pour 2008, l'augmentation est de 4,54% résultant essentiellement de l’augmentation prévue du nombre de pensionnés et de l’indexation des pensions sur l'inflation.

 

Certaines autres charges de personnel connaissent aussi une forte croissance. La réouverture des restaurants situés dans l’immeuble du 101, rue de l’Université, après sa rénovation, agit sur les coûts de restauration collective à l’Assemblée nationale (+15,75%) ; l’organisation de concours administratifs où se présentent de nombreux candidats pèse sur les frais de recrutement et de formation professionnelle (+28,5%).

 

Les charges parlementaires

 

Avec 287 581 820 €, les charges parlementaires diminuent de 3,39%. Cette baisse résulte d’évolutions contrastées. Ainsi, l’augmentation de 0,41% des indemnités et prestations familiales, qui s'élèvent à 49 198 710 €, découle de la croissance limitée de la valeur du point d’indice budgétée.

 

Faisant suite à la hausse déjà inscrite dans le budget 2007, les charges sociales progressent encore en 2008 (+ 6,34% avec 67 878 650 €). L’évolution tient essentiellement aux pensions des anciens députés dont le coût croîtra de + 7,18% à cause de l’indexation de ces pensions sur l’inflation et de l’effet en année pleine du renouvellement de juin 2007.

 

La valeur des contributions aux frais de secrétariat, soit 151 316 450 €, revient au niveau des dépenses réalisées en 2006 ; elle connaît donc une forte baisse de 8,64% par rapport au budget pour 2007 qui intégrait le coût des indemnités versées à l’occasion du licenciement des collaborateurs des députés non réélus.

 

Les autres charges parlementaires sont stables. Cette tendance résulte essentiellement de la croissance des crédits pour les charges de représentation de l’Assemblée nationale (+ 19,60%) qui retrouvent le niveau réalisé en 2006 et, à l’inverse, de la baisse des autres charges parlementaires (- 12,47%) imputable au fait que l’équipement bureautique des députés en circonscription aura été effectué, pour sa plus grande part, dès le second semestre 2007.

AUTRES CHARGES

Les autres charges de fonctionnement représentent, hors dépenses exceptionnelles et imprévues, 68 164 000 € en augmentation de 2,70% (+ 1 792 100 €).

 

Les achats augmentent de 8,53% et atteignent 8 845 500 €. Ceci s’explique en particulier par la progression des achats de fournitures (+ 6,01%) en papeterie et imprimés administratifs, fournitures de bureau et supports et fournitures informatiques, par la hausse importante en valeur des achats de fluides (+ 11,78%)  à cause du renchérissement du coût de l’énergie, et par la reprise des achats de petits équipements qui croissent de 42,52 % .

 

Les dotations des comptes 61 et 62 relatifs aux services extérieurs progressent de 955 600 €, soit + 1,75%, suivant une évolution qui résulte de mouvements divers. Certains postes de dépenses décroissent amplement : primes d’assurances (- 33,53%) à la suite de la passation d’un nouveau marché ; honoraires et études (- 24,66%) à cause de la diminution de moitié des honoraires liés au programme de rénovation immobilière de l’ensemble immobilier du 101 rue de l’Université et du 32 rue Saint Dominique ; dépenses d’impression (- 7,19%). En revanche, d’autres postes croissent de façon considérable : locations (+ 16,29%), à cause de l’évolution rapide de l’indice du coût de la construction sur lequel les locations immobilières sont indexées et de la nécessité de louer des places de stationnement à l’extérieur pendant les travaux de rénovation du 101, rue de l’Université ; crédits d’informatique, avec les dépenses liées aux bases de données et au site Internet de l’Assemblée Nationale (+ 9,00%) et celles au titre des recherches informatiques (+ 4,51%) ; travaux d’entretien et de réparation courants sur biens immobiliers (+ 6,92%) ; dépenses de transports (+ 23,36%) qui doivent tenir compte de l’ampleur des déménagements liés à la mise en service des nouveaux locaux de la rue de l’Université et des conséquences de ces travaux pour les chantiers affectant le gros œuvre.

 

Au sein du compte 62, les crédits prévus en faveur des personnels extérieurs à l’Assemblée nationale connaissent un grand développement (+33,40%, soit 2 524 000 €). Sont ici en cause la croissance des crédits afférents aux personnels ouvriers et techniques mis à la disposition du service des affaires immobilières et du patrimoine (+ 7,14%) et, surtout, le renforcement du détachement auprès de l’Assemblée nationale de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris , qui passe de treize à vingt-quatre hommes.

 

Les impôts, taxes et versements assimilés augmentent de 141 500 € (+ 4,03%) pour atteindre 3 651 500 €. Cette évolution est due à une hausse modérée du versement au syndicat des transports parisiens et, surtout, à la décision prise par l’Assemblée nationale de verser une contribution volontaire au fonds d’insertion des travailleurs handicapés pour 102 000 €.

 

La dotation pour charges exceptionnelles a été portée à 597 000 € (+ 8,74%). Cette augmentation résulte pour la plus grande part des dispositifs d’aide au reclassement des personnels contractuels auparavant employés au Musée du Parlement à Versailles. La dotation pour dépenses imprévues est inchangée.

 

 

 SECTION D’INVESTISSEMENT

Les crédits d'investissement, qui s'étaient accrus de 37,92% de 2005 à 2006 puis de 64,54% de 2006 à 2007 connaissent une baisse substantielle de 17,67% pour 66 612 600 €.

 

La baisse (-17,77%) des crédits d'investissements prévus pour les immobilisations corporelles, qui représentent 62 804 600 €, soit 94% de l'ensemble des immobilisations, a deux causes principales : le coût du programme pluriannuel de restructuration complète des deux immeubles situés 101 rue de l'Université et 32 rue Saint Dominique décroît de manière importante (- 26,16%) ; le remplacement des équipements informatiques des bureaux occupés par les députés à l’Assemblée nationale (2,1 M€ en 2007) est achevé. Cependant, en dehors du programme pluriannuel précité, les dépenses d’immobilisations corporelles (c’est‑à‑dire, concrètement, le coût des travaux effectués sur les autres immeubles de l’Assemblée nationale) augmentent de 8,75%, limitant l’ampleur de la baisse des crédits d’investissement. Ces dépenses de travaux recouvrent des programmes de sécurité des installations techniques, d’amélioration de la sécurité des personnes et de conservation du patrimoine de l’Assemblée.

 

La dotation en faveur des immobilisations incorporelles diminue très fortement de 54,34%, après le remplacement en 2007 des équipements informatiques (et donc des logiciels) des bureaux occupés par les députés à l’Assemblée nationale ; cette baisse affecte aussi les achats de logiciels pour le système central et ceux pour les réseaux et la bureautique des services. Les dépenses imprévues sont stables à  3 200 000 €.

 

 

RESSOURCES

 

 

 

 

 PRODUITS DIVERS

Les produits divers augmentent de 4,96% à 3 389 000 €. Le produit des ventes de marchandises, documents parlementaires et publications et les recettes d’activités annexes et de gestion courante sont en hausse de près de 11% à 1 195 000 €. Les produits exceptionnels devraient croître de 44 000 €, soit + 2,05%, grâce à une progression des reversements d’indemnités journalières par les caisses primaires d’assurance maladie.

 

 PRÉLÈVEMENT SUR LES DISPONIBILITÉS

Le prélèvement sur les disponibilités financières de l'Assemblée nationale est prévu à hauteur de 50 635 470 €, contre 73 701 210 € dans le budget pour 2007, et des réalisations de 44 768 452 € en 2006 et 19 800 160 € en 2005. Ce prélèvement sera donc en baisse de 31,30% par rapport au budget pour 2007, mais demeurera supérieur aux réalisations de 2006 (+ 13,11%) et 2005 (multiplication par 2,6). Il ne représente plus que 76,02% des dépenses d’investissement prévues au budget, contre 91,09% en 2007 et  94,13% en 2006. Compte tenu de ce prélèvement, la dotation de l'Assemblée nationale n’augmentera que de 0,75%.

 

En conclusion, la demande budgétaire pour 2008 présente cinq caractéristiques :

 

•  une baisse des charges de fonctionnement de 0,88%, imputable au fait que les dépenses exceptionnelles prévues dans le budget de 2007 pour faire face aux conséquences des élections législatives ne figurent pas dans celui de 2008 ;

•  l’existence pour certains postes de fortes hausses des dépenses, liées au retour à une activité législative soutenue au cours d’une année complète et à certains facteurs spécifiques, par exemple la hausse du prix de l’énergie, l’augmentation des charges des caisses de pensions, la croissance rapide de l’indice du coût de la construction et donc des loyers dus par l’Assemblée nationale et les conséquences de la mise en service des locaux rénovés de la rue de l’Université ;

•  une forte baisse de 17,67% des crédits d'investissement, résultant essentiellement de la décroissance importante du coût du programme pluriannuel de rénovation des immeubles du 101 rue de l’Université et du 32 rue Saint Dominique ;

•  un important prélèvement sur les disponibilités, en baisse par rapport à 2007, de nature à couvrir plus des trois-quarts (76,02%) des dépenses d’investissement ;

•  une augmentation de 0,75% en valeur de la dotation budgétaire, induisant sa baisse en volume.

 

 

 



Sénat

 

 

 

La dotation du Sénat pour 2008 est fixée à 327 694 000 € contre 314 487 165 € en 2007, soit une augmentation de 4,20%. Cette progression s’explique en particulier par l’impact des dépenses liées au renouvellement partiel du Sénat et l’augmentation de 331 à 343 du nombre des sénateurs. A eux seuls, les crédits rendus nécessaires par ce renouvellement et la progression du nombre de sénateurs peuvent être estimés à 8 804 000 €, soit 2,69% de la dotation totale. A périmètre constant, la dotation progresse de 1,51%, soit, compte tenu des estimations actuelles relatives à l’inflation, une stabilité en volume. Cette dotation s’accompagne d’un prélèvement sur report à nouveau, c’est-à-dire sur les réserves propres du Sénat, de 8 418 000 € contre 7 414 000 € en 2007, soit une progression de 13,54%. Cet effort est destiné à permettre, comme les années précédentes, le financement de travaux lourds. Le cumul de la dotation et du prélèvement sur le report porte le total des ressources du Sénat à 336 112 000 €, en progression de 4,41% par rapport à 2007. Il convient de rapprocher ce chiffre du budget exécuté en 2006 tel qu’il ressort des comptes adoptés par la commission spéciale chargée de vérifier et d’apurer les comptes soit 314 517 459 €.

 

 

 

 

action n° 01 : Sénat

 

 

 

La dotation de l’Etat est fixée en 2008 à 315 487 000 € contre 301 865 785 € en 2007, soit une progression de 4,51% en valeur et d’un peu moins de 3% en volume. Le prélèvement sur le report à nouveau est arrêté à 8 418 000 € contre 7 414 000 € en 2007, en augmentation de 13,54%. Cette progression sensible est destinée en priorité à couvrir des dépenses d’investissement et notamment la transformation d’appartements en bureaux dans l’immeuble sis 75, rue Bonaparte.

 

Au total, pour l’exercice de la mission institutionnelle du Sénat, les charges nettes de fonctionnement et les dépenses d’investissement prévisionnelles s’élèvent à 323 905 000 € contre 309 279 785 € pour 2007, soit une progression de 4,73% en valeur et d’un peu plus de 3% en volume.

 

La section de fonctionnement ressort en 2008 à 310 630 000 € contre 300 051 785 € en 2007, en accroissement de 3,53%. Les recettes d’exploitation estimées à 4 782 850 € sont en diminution de 5,58% par rapport à l’année précédente. La section d’investissement s’élève quant à elle à 13 275 000 € contre 9 228 000 € en 2007, soit une augmentation de 43,86%. Le tableau page suivante retrace l’évolution détaillée des charges et des produits.

 


Le tableau qui suit retrace l’évolution détaillée des charges et des produits d’une année sur l’autre :

 

 

 

 

 

Variation 2008 / 2007

 

Exécuté 2006

Budget 2007

Budget 2008

en valeur absolue

en %

Section de fonctionnement

 

 

 

 

 

I – Charges

298 020 471

305 117 285

315 412 850

+ 10 295 565

+ 3,37  %

60          Achats de biens et fournitures

5 821 682

7 035 500

7 060 800

+ 25 300

0,36 %

61 et 62 Services extérieurs

32 715 459

35 981 010

38 237 680

+ 2 256 670

+ 6,27 %

63          Impôts et taxes

1 025 612

1 257 400

1 242 300

- 15 100

- 1,20 %

64          Rémunérations et charges sociales

165 833 271

164 086 800

166 761 430

+ 2 674 630

+ 1,63 %

Dont indemnités des Sénateurs

28 096 961

28 400 800

29 144 200

+ 743 400

+ 2,62 %

Dont charges de sécurité sociale, de prévoyance et de pension des Sénateurs

8 800 454

8 777 000

9 012 000

+ 235 000

+ 2,68 %

Dont rémunération des personnels titulaire, stagiaire, contractuel et temporaire

107 265 396

104 575 800

105 329 900

+ 754 100

+ 0,72 %

Dont charges sociales, de prévoyance et de pension des personnels

20 152 377

20 799 100

21 504 100

+ 705 000

+3,39 %

Dont autres charges de personnel et autres charges sociales

1 518 085

1 534 100

1 771 230

+ 237 130

+ 15,46 %

65        Autres charges de gestion courante

92 612 788

96 755 075

101 918 640

+5 163 565

+ 5,34 %

Dont aides à l’accomplissement du mandat parlementaire

90 286 358

93 956 700

99 404 500

+ 5 447 800

+ 5,80 %

Dont diverses autres charges de gestion courante

2 326 430

2 798 375

2 514 140

- 284 235

- 0,89 %

67          Charges exceptionnelles

11 659

1 500

192 000

+ 190 500

+12 700  %

II – Produits divers

5 271 932

5 065 500

4 782 850

- 282 650

- 5,58 %

Charges nettes de fonctionnement (I - II)

292 748 539

300 051 785

310 630 000

+ 10 578 215

+ 3,53 %

Section d’investissement

10 758 312

9 228 000

13 275 000

+ 4 047 000

+ 43,86 %

Dont constructions

5 570 919

3 800 000

5 980 000

+ 2 180 000

+ 57,37 %

Dont installations, matériels, outillage

699 489

1 425 000

2 480 000

+ 1 055 000

+ 74,04 %

Dont autres immobilisations corporelles

3 996 996

3 278 000

3 990 000

+ 712 000

+ 21,72 %

Total des deux sections

303 506 851

309 279 785

323 905 000

+ 14 625 215

+ 4,73 %

Prélèvement sur les disponibilités

 

- 7 414 000

- 8 418 000

+ 1 004 000

+ 13,54 %

Dotation du budget de l’État

 

301 865 785

315 487 000

+ 13 621 215

+ 4,51 %

 

 

 CHARGES de fonctionnement

Avec 315 412 850 € contre 305 117 285 € en 2007, les charges de fonctionnement augmentent de 3,37%, soit sensiblement plus que pour le budget précédent (+2,77 %).

 

Les dépenses relatives aux indemnités, traitements, salaires et charges sociales tant des sénateurs que des personnels pèsent, toutes catégories confondues, pour plus de 85% dans le total des charges de fonctionnement. Les dépenses du compte 64 « indemnités, traitements et accessoires de pension » s’établissent à 166 761 430 €. Elles augmentent de 1,63%, contre 2,70% en 2007. Cette progression tient compte de la valeur du point de la fonction publique à la date d’établissement de la demande de dotation, soit 54,41 €. Ce chiffre ne tient compte que de l’effet report de l’augmentation intervenue en 2007, c’est-à-dire 0,33 %, en l’absence d’informations disponibles sur les décisions qui pourraient être prises en matière de rémunérations dans la fonction publique pour l’exercice en cours comme pour 2008. Sur cette base, les augmentations prévues s’établissent ainsi :

- Les indemnités des sénateurs (29 144 200 €) augmentent de 2,62%. Outre, la valeur du point telle qu’elle est connue aujourd’hui, cette hausse correspond pour l’essentiel (1,64%) à la création de dix nouveaux sièges lors du prochain renouvellement triennal d’octobre 2008, en sus des sièges pour Saint Barthélemy et Saint Martin. Le reste de l’augmentation tient à la progression du compte « indemnités de fonction » (+ 7,26%), dépense précédemment inscrite au compte « frais de représentation des dignitaires ».

- Les rémunérations des personnels titulaires (100 429 500 €) enregistrent un taux de progression de 0,58%. Ce taux historiquement faible résulte du caractère à ce stade limité de l’évolution du point mais surtout de la diminution des effectifs budgétaires qui sont ramenés de 1 210 à 1 203 en 2008. Il en résulte pour la première fois une légère diminution de la masse indiciaire.

- Les crédits prévus pour les personnels contractuels et temporaires (4 900 400 €) augmentent de 3,68%.

 

Les dépenses qui concourent à l’accomplissement du mandat parlementaire sont traditionnellement inscrites dans un compte distinct du budget du Sénat (658). Ce compte regroupe pour l’essentiel les moyens mis à la disposition des sénateurs pour recruter des assistants et se doter de moyens matériels divers, notamment bureautiques, ainsi que l’indemnité représentative pour frais de mandat (IRFM). Ces moyens atteignent 99 404 500 € en 2008, en hausse de 5,80% soit une progression de 5 447 800 €. Cette progression résulte de plusieurs facteurs simultanés dont : une forte progression de la subvention versée à l’association pour la gestion des assistants de sénateurs (+ 8,57%) pour tenir compte de l’impact du renouvellement sénatorial et de l’accroissement du nombre de sénateurs ; une importante augmentation (+ 20,00%) des crédits destinés à l’équipement bureautique individuel des sénateurs pour les mêmes raisons que celles évoquées précédemment.

 

 

 PRODUITS

Les produits de gestion courante, de cessions d’actifs ou exceptionnels s’élèvent à 4 782 850 €, soit une diminution de 5,58%. Les cessions à titre onéreux représentent 838 000 €, en réduction de 20,86%. Cette évolution est due notamment à la baisse des recettes attendues au titre du remboursement par les Journaux officiels des sommes avancées par le Sénat aux imprimeurs pour les documents qui leur sont fournis. Les autres produits de gestion courante représentent pour leur part 3 674 850 €, en diminution de 1,74%.

 

 

 CHARGES D’INVESTISSEMENT

Les dépenses d’investissement prévues pour 2008 s’élèvent au total à 13 275 000 €, en progression de 43,86%  par rapport au chiffre de 2007.

 

Ces crédits, en partie estimatifs, correspondent notamment aux différents chantiers envisagés en 2008 dont : la transformation de plusieurs appartements de fonction en bureaux dans l’immeuble du 75, rue Bonaparte (3,3 M€) ; la restauration de la Cour de jonction (1,56 M€). Ils ont également trait à la réfection d’installations techniques (2,48 M€) telles que : le pré-câblage informatique ; la mise aux normes du système de sécurité incendie ; le remplacement des autocommutateurs. Ils concernent enfin les crédits d’acquisition de matériels dont le remplacement du matériel audiovisuel (1,125 M€) ou les achats de mobilier.

 

Conformément à une attitude constante, une partie importante de ces dépenses d’investissement et de travaux lourds est financée sur ressources propres : 8 418 000 € en 2008 contre 7 414 000 € en 2007, soit une progression de 13,54 %.

 


 

action n° 02 : Jardin du Luxembourg

 

 

 

Les charges nettes prévues en 2008 pour le jardin du Luxembourg, qui fait partie du domaine immobilier du Sénat ouvert au public, s’élèvent à 11 397 000 €, soit une baisse de 0,07%. Le budget consacré au jardin fait ressortir en 2008 :

- d’un côté, une augmentation significative de la masse indiciaire (+ 4,72%) liée essentiellement à la nouvelle organisation de la conservation des jardins. Les « indemnité, traitements et accessoires de pensions » s’établissent à 9 083 500 €. Elles prennent en compte une augmentation des effectifs budgétaires qui passent de 125 à 128 pour combler trois vacances d’emploi de jardiniers et une vacance d’emploi de surveillant du jardin, sachant que le poste de conservateur du jardin, dont le titulaire était jusqu’alors placé en congé spécial, disparaît définitivement.

- de l’autre, une baisse des dépenses d’investissement, qui passent de 626 500 € en 2007 à 441 500 € en 2008, liée en grande partie à la réduction des crédits destinés en 2008 au projet de production florale de Longpont-sur-Orge.

 

Le tableau suivant résume les différentes évolutions prévues :

 

 

 

 

 

Variation 2008 / 2007

 

Exécuté 2006

Budget  2007

Budget 2008

en valeur absolue

en %

Section de fonctionnement

 

 

 

 

 

I – Charges

10 334 584

10 803 880

10 981 500

+ 177 620

+ 1,64 %

60 Achats de biens et fournitures

611 370

703 500

699 400

- 4 100

- 0,58 %

61 et 62 Services extérieurs

999 561

1 327 980

1 128 400

- 199 580

- 15,03%

64 Rémunérations et charges sociales

8 652 721

8 706 500

9 083 500

+ 377 000

+ 4,33 %

II – Produits divers

25 418

25 000

26 000

+ 1 000

+ 4,00 %

Charges nettes de fonctionnement (I-II)

10 309 014

10 778 880

10 955 500

+ 176 620

+ 1,64 %

Section d’investissement

54 583

626 500

441 500

- 185 000

- 29,53 %

Total des deux sections

10 363 597

11 405 380

11 397 000

- 8 380

- 0,07 %

Dotation du budget de l’Etat

10 363 597

11 405 380

11 397 000

- 8 380

- 0,07 %

 


 

action n° 03 : Musée du Luxembourg

 

 

 

Le Musée du Luxembourg est géré par le Sénat en vertu de l’article 76 de la loi n° 2003-590 du 2 juillet 2003 « Urbanisme et habitat ».

 

Le Sénat a, à la suite d’un appel d’offres, renouvelé l’autorisation d’occupation temporaire du Musée du Luxembourg accordée à SVO-ART pour une période allant du 1er août 2005 au 31 décembre 2008, par une convention en date du 1er mars 2005. Aux termes de cette convention, la société concernée reverse au Sénat une partie des recettes tirées des expositions qu’elle organise. Elle assume la totalité de la charge de l’organisation de ces dernières, le Sénat ne supportant que les seules dépenses résultant de ses obligations d’affectataire des locaux et celles entraînées par les manifestations qu’il prend à son compte dans l’enceinte du musée ou dans le cadre de l’Orangerie et du jardin.

 

Pour 2008, le budget du musée du Luxembourg s’élève à 810 000 €, en nette diminution de 33,39% par rapport à 2007. Cette évolution s’explique par :

- une réduction des charges de fonctionnement qui s’établissent à 867 000 € contre 1 193 000 € en 2007, soit une diminution de 27,33% ;

- une progression des recettes attendues qui s’élèvent à 410 000 €, soit une hausse de 24,24%. Ce mouvement tient compte du niveau élevé de recettes constaté en 2006.

- une stabilisation des crédits d’investissement qui s’élèvent, comme en 2007, à 353 000 €. Ils sont destinés à financer des travaux d’amélioration des liaisons courants forts - courants faibles et des travaux de vidéosurveillance.

La dotation demandée au budget de l’État prend en compte ces évolutions attendues. Elle est en diminution de 33,39% pour s’établir à 810 000 €.

 

Le tableau qui suit résume ces différents mouvements :

 

 

 

 

 

Variation 2008 / 2007

 

Exécuté 2006

Budget  2007

Budget 2008

en valeur absolue

en %

Section de fonctionnement

 

 

 

 

 

I – Charges

766 751

1 193 000

867 000

-  326 000

- 27,33  %

60 Achats de biens et fournitures

43 362

63 000

69 000

+ 6 000

+ 9,52 %

61 et 62 Services extérieurs

723 388

1 130 000

798 000

- 332 000

- 29,38 %

II – Produits divers

429 755

330 000

410 000

+ 80 000

+ 24,24 %

Charges nettes de fonctionnement (I-II)

336 996

863 000

457 000

- 406 000

- 47,05 %

Section d’investissement

310 015

353 000

353 000

-

 0,00 %

Total des deux sections

647 011

1 216 000

810 000

- 406 000

- 33,39 %

Dotation du budget de l’État

647 011

1 216 000

810 000

- 406 000

- 33,39 %

 

 

 



La chaîne parlementaire

 

 

 

En application de l’article 2 de la loi n° 99-1174 du 30 décembre 1999 portant création de la chaîne parlementaire, «chaque société de programme conclut annuellement avec l’assemblée dont elle relève une convention précisant les modalités d’exécution de sa mission, ainsi que le montant de la participation financière dont elle est dotée par cette assemblée».

 

 

action n° 01 : La chaîne parlementaire – Assemblée nationale

 

 

 

Le projet de budget de la société de programme « La chaîne parlementaire Assemblée nationale » (LCP AN), approuvé par le bureau de l’Assemblée nationale, prévoit une dotation de 14 000 000 €, en augmentation de 9,8% par rapport à 2007.

 

Selon les informations données par la société, le budget d’exploitation s’élèvera à 13 850 000 € (soit + 15,2%). Le coût des programmes représente 7,7 millions d’euros, soit 55,6% du total des charges d’exploitation (contre 58,1% en 2007), le coût de diffusion de la TNT 3 millions d’euros, soit 21,7% (contre 19,6 % en 2007), et les frais généraux y compris la communication 2,5 millions d’euros, soit 18,1% (contre 20% en 2007). Le solde (4,6%) couvre d’une part les frais de traduction pour les sourds et malentendants (3,5%) et d’autre part les versements de droits à la SACEM (1,1%). Au total, le budget d’exploitation, en forte augmentation,  comprend à la fois un effort important en faveur des frais de traduction pour les sourds et malentendants (la dotation est multipliée par 3,27, de 150 000 € à 490 000 €), une augmentation importante des coûts de diffusion de la TNT (+ 27,7%), des coûts des services administratifs et généraux (+ 19,1%), et des coûts croissants de programmes (+ 10,2%). Seules les dépenses de communication baissent, de 599 000 € en 2007 à 350 000 € en 2008. Les dépenses d’investissement sont en forte baisse à 150 000 €.

 

 

action n° 02 : Public Sénat

 

 

 

Pour 2008, la dotation annuelle de la société a été arrêtée à la somme de  14 595 000 € contre 13 595 000 € en 2007, soit un taux de progression de 7,36%. Elle correspond, en l’absence de financement sur ressources propres, au budget de la société pour l’année 2008 qui a été approuvé par le Bureau du Sénat le 29 mai 2007.

 

L’augmentation de la dotation est liée exclusivement à la progression des frais de diffusion de la Télévision Numérique Terrestre (TNT) : 760 000 € en exploitation, qui correspondent à l’extension de la couverture du territoire, et 240 000 € en investissement qui correspondent aux sommes dues à l’Agence nationale des fréquences (ANFR) au titre du réaménagement des fréquences. Hors TNT, la dotation demeure constante en valeur et diminue légèrement en volume.

 

Cette dotation globale se décompose de la manière suivante :

- 13 755 000 € sous forme de subvention d’exploitation, soit une progression de 2 142 000 € et 18,44% par rapport à 2007. Cette augmentation s’explique par la croissance des coûts de diffusion de la TNT, dont le montant total s’élèvera à 2 760 000 €, soit 20% du montant de la subvention d’exploitation. Par ailleurs, le redéploiement des capacités d’investissement en moyens d’exploitation devrait garantir, à hauteur de 1 382 000 €, le développement des programmes qui accompagne l’élargissement de l’audience de la chaîne permis désormais par la TNT. 330 000 € correspondraient à la hausse du coût d’exploitation de la régie de production résultant du nouveau contrat conclu à l’issue d’une procédure d’appel d’offres ; 375 000 € devraient permettre la refonte du site Internet et le renforcement de la communication afin d’améliorer la visibilité de la chaîne ; 677 000 € seraient affectés au renforcement des captations d’évènements en direct et aux tournages externalisés dans l’attente de la réalisation d’un second plateau.

- 840 000 € sous forme de subvention d’investissement. 600 000 € constituent la tranche 2008 prévue par le plan pluriannuel d’équipement présenté et approuvé en conseil d’administration, contre 630 000 € en 2007. Par ailleurs, 240 000 € sont dus à l’Agence nationale des fréquences au titre du réaménagement des fréquences, contre 352 000 € en 2007.

 

 

Ensemble des budgets des Assemblées parlementaires

Le tableau suivant récapitule les crédits demandés pour 2008 par l'Assemblée nationale et le Sénat :

 

 

 

 

 

Variation 2008/2007

 

Dotation 2006

Dotation 2007

Dotation 2008

en valeur absolue

en %

Dotation « Assemblée nationale »

502 179 400

529 935 000

533 910 000

3 975 000

0,75

Dotation « Sénat »

308 917 700

314 487 165

327 694 000

13 206 835

4,20

Action « Sénat »

295 903 800

301 865 785

315 487 000

13 621 215

4,51

Action « Jardin du Luxembourg »

11 514 000

11 405 380

11 397 000

- 8 380

-0,07

Action « Musée du Luxembourg »

1 499 900

1 216 000

810 000

- 406 000

-33,39

Dotation « La chaîne Parlementaire »

21 741 000

26 345 000

28 595 000

2 250 000

8,54

Action « LCP-AN »

11 000 000

12 750 000

14 000 000

1 250 000

9,80

Action « Public-Sénat »

10 741 000

13 595 000

14 595 000

1 000 000

7,36

 

 

 

 

 

 

Indemnités des représentants français au Parlement européen

 

 

 

Depuis 2007, le service des «Indemnités des représentants français au Parlement européen» constitue une dotation de la mission Pouvoirs publics.

 

La rémunération des représentants français au Parlement européen était, en 2006, assurée par le programme «Action de la France en Europe et dans le monde» de la mission Action extérieure de l’Etat.

 

Cette rémunération, qui s’apparente aux rémunérations des parlementaires nationaux, ne constitue pas une dépense de l’exécutif. L’imputation de cette charge financière sur la mission Pouvoirs publics constitue donc une mise en conformité de la dépense tant à l’organisation des pouvoirs publics qu’à la réalité de la gestion.

 

Pour 2008, la dotation «Indemnités des représentants français au Parlement européen » s’élèvera à 8 034 650 €.

 

 


 

 


Éléments relatifs aux dotations accordées au

 

Conseil constitutionnel

 

 


 

 Pour l’année 2008, la dotation du Conseil constitutionnel s’élève à 7 752 473 €. Elle comprend deux parties :

-  les opérations courantes : 6 815 473 € ;

-  les opérations exceptionnelles : 937 000 €.

 

 

 OPÉRATIONS COURANTES

Le budget général est établi avec le souci de modération des dépenses publiques. L’augmentation de la dotation résulte, en particulier, des obligations suivantes :

- la prise en charge en année pleine et à taux plein d’un membre de droit et d’un membre nommé en mars 2007 ;

- l’application pour la première année de l’article 63 de la loi n°2003-775 du 21 août 2003 portant réforme des retraites, fixant par décret une contribution employeur de 50,74% aux charges de pension des fonctionnaires. Le Conseil constitutionnel accueille quinze fonctionnaires en détachement.

L’enveloppe de crédits intègre une dépense nouvelle de 495 473 € liée à la facturation par le ministère de la Défense des services de garde statique assurés par la Gendarmerie nationale au profit du Conseil constitutionnel, à compter du 1er janvier 2008.

 

 

 OPÉRATIONS EXCEPTIONNELLES

Ces crédits exceptionnels portent sur :

- d’une part, l’étude préalable, d’un montant de 40 204 € et les travaux, estimés à 857 500 €, de rénovation de l’entrée et de l’escalier d’honneur de Conseil constitutionnel. Cette opération est confiée à M. PERROT, architecte en chef des monuments historiques.

- d’autre part, à hauteur de 39 300 €, l’étude en 2008 de la rénovation des quatrième et cinquième étages. Ces locaux, particulièrement vétustes, posent des problèmes de sécurité. Ils feront l’objet d’une remise aux normes des réseaux électrique et informatique, d’un réaménagement des espaces et d’un traitement de l’air, compte tenu de leur situation sous les combles.

Les travaux proprement dits seront réalisés en 2009 et feront l’objet d’une dotation exceptionnelle au titre de cet exercice.

 

Le tableau ci-joint présente la répartition du budget prévisionnel 2008 en 5 actions.

 

Action

Montant prévisionnel
par action

I – Contrôle des normes

3 124 000

II – Élections

452 500

III – Relations extérieures formation

1 077 000

IV – Entretien travaux*

1 214 000

V Frais généraux

1 884 973

Total

7 752 473

* : Travaux en 2008 : 937 000 €

 

 


 

 


Éléments relatifs aux dotations accordées à la

 

Cour de justice de la République

 

 


 

 Prévisions budgétaires pour l’année 2008 : Frais de fonctionnement et frais de justice

 

 

Prévisions

Locations immobilières

466 045

Autres dépenses de fonctionnement

Matières et fournitures consommables

Fournitures et matériels de bureau et informatique

Frais postaux et télécommunications

Sécurité bâtiment

Documentation

Frais d’entretien

Nettoyage

Véhicules

Frais de représentation

Matériel technique

Autres prestations

164 500

19 800

31 000

27 800

3 088

14 700

15 410

3 100

40 200

7 000

2 000

2 000

Indemnités des magistrats (y compris cotisations)

142 300

Frais de justice

100 000

TOTAL

847 443

 

 

Les prévisions de l’année budgétaire 2007 sont reconduites dans leur ensemble pour l’année budgétaire 2008, à l’exception des frais de justice, avec les observations suivantes.

Loyer

La somme de 466 045 euros tient compte :

- de l’application en cours d’année de l’indice d’augmentation des loyers pour ce qui concerne les locaux du 21, rue Constantine et pour le parking ;

- des charges remboursables au bailleur (contrat de maintenance de l’ascenseur repris par AZUR GMF et qui était auparavant conclu entre la Cour de Justice et la société OTIS, et réglé par la Cour de Justice).

Autres dépenses de fonctionnement

Certains postes sont en légère augmentation. Cette augmentation tient compte de l’inflation.

 

La Cour de Justice dispose actuellement de deux véhicules :

- un véhicule Peugeot 607 essence de 2004, véhicule de fonction du Président ;

- un véhicule Peugeot 406 1,8 L essence, de février 1998, utilisé par les autres membres de la Cour de Justice, et totalisant 128.000 Km. Ce véhicule, de 10 ans, nécessite des réparations. Il convient de procéder à son remplacement. Une somme de 22 000 euros est budgétée.

 

D’autres postes restent inchangés.

Frais de justice

La commission d’instruction de la Cour de Justice de la République est actuellement saisie de plusieurs dossiers.

Toutefois il a été décidé de ne pas solliciter la somme de 150 000 euros et de la réduire à 100 000 euros.