Lorinda BILLANT, cheffe du bureau de la synthèse budgétaire et des opérateurs à la direction de l'évaluation de la performance et des affaires financières et immobilières (DEPAFI) du ministère de l’Intérieur

Date de mise à jour 
30/09/2019

À l’honneur cette semaine de notre série « Portraits de budgétaires depuis 1919 », Lorinda BILLANT, passée par les bureaux 3MIRES, 5BIAG et 1BLF, aujourd’hui en poste au ministère de l’Intérieur, et actuelle cheffe du bureau de la synthèse budgétaire et des opérateurs à la direction de l'évaluation de la performance et des affaires financières et immobilières (DEPAFI).

Titulaire d’un master en Lettres modernes et d’un master d'Administration publique, Lorinda BILLANT intègre l’Institut régional d’administration de Metz en 2011. À sa sortie de l’IRA, elle rejoint la direction de Budget en 2012. Elle y débute en qualité de chargée du budget de la vie étudiante au bureau 3MIRES. Son expérience en bureau sectoriel se poursuit dès 2014 : Lorinda devient chargée de la synthèse des crédits du ministère de l'Intérieur, au bureau 5BIAG. En 2016, elle rejoint le bureau 1BLF, comme chargée de la synthèse des crédits du budget de l'État. Depuis août 2018, elle exerce les fonctions de cheffe du bureau de la synthèse budgétaire et des opérateurs à la direction de l'évaluation de la performance et des affaires financières et immobilières (DEPAFI).
 

La direction du Budget : « Pour vous, c’est quoi être budgétaire ?  »

Lorinda BILLANT : « Pour moi, être budgétaire, c'est exercer un métier à la fois exigeant et varié. Mes 6 années passées à la direction du Budget m'ont permis d'apprendre et d'exercer ce métier dans ses différentes facettes : l'élaboration et le suivi de l'exécution des lois de finances en lien avec les ministères et les services du contrôle budgétaire ; la tutelle financière d'opérateurs et organismes de l'État ou encore l'instruction de dossiers statutaires et indemnitaires avec la DGAFP.

La direction du Budget, c'est une école dans laquelle on apprend vite et bien à être budgétaire. La proximité des agents avec les décideurs publics impose une prise de responsabilité rapide et importante.

Il faut savoir : s'impliquer et être réactif dans la mise en œuvre des procédures ; proposer des économies et contribuer à des réformes sans pour autant avoir le temps de connaître tous les tenants et les aboutissants des politiques publiques suivies ; tenir des positions en dépassant celles consistant à dire « ok tant que c'est financé sous enveloppe » ; être créatif et proposer de nouveaux outils et nouvelles méthodes de travail.»

La DB : « Quelle grande réforme, quelle politique publique à laquelle vous avez contribué vous laisse un souvenir marquant ? »

LB : « J'ai eu la chance, tout au long de mon parcours, de contribuer à des politiques publiques enrichissantes et de participer à des réformes, pas toutes porteuses d'économies au regard des priorités budgétaires des secteurs suivis (vie étudiante, police et gendarmerie nationales). Travailler à et pour la direction du Budget, c'est aussi, je pense, travailler avec les acteurs de chaque secteur à contenir la dépense publique et à veiller à la bonne allocation des moyens. Tout ceci entre, in fine, dans une équation globale permettant l'équilibre budgétaire.

Mes souvenirs ont été marqués par des contributions à des chantiers d'importance : la réforme des aides aux étudiants sur mon premier poste au bureau de la recherche et de l'enseignement supérieur, la mise en œuvre des plans de lutte contre le terrorisme sur mon second poste au bureau de l'intérieur. Mon dernier poste en synthèse au sein du bureau des lois de finances m'a permis, quant à lui, de capitaliser mon expérience budgétaire dans deux bureaux sectoriels. J'ai notamment eu la chance de contribuer à l'élaboration d'un projet de loi de finances rectificative en urgence, à la réorganisation de la procédure de budgétisation des crédits dans un contexte de réduction des effectifs en cabinet ministériel ou encore à la loi sur la confiance en la vie politique. »

 La DB : « Un de vos regrets, si c’était à refaire ? »

LB : « Je n'ai aucun regret de mon passage à la direction du Budget. C'est aussi grâce à cette expérience budgétaire que j'occupe le poste de cheffe du bureau de la synthèse budgétaire et des opérateurs à la DEPAFI du ministère de l’Intérieur depuis un an. Les objectifs n'y sont pas différents, les ministères sont tout autant responsables de leurs deniers publics ! »

La DB : « Votre talent insoupçonné, votre passion, une expérience de vie insolite ? »

LB : « C'est la question la plus complexe … Alors je ne sais pas si on peut le qualifier de talent et encore moins s'il était insoupçonné mais j'appréciais beaucoup participer à la vie de la direction du Budget en me tenant informée de ce qui s'y passait et en tenant également au courant mes camarades ... Il ne faut pas s'y tromper, il y a un vrai sens du collectif au sein de cette maison !

Pour ce qui est des expériences insolites, je peux en mentionner quelques-unes sans trahir de secret professionnel : une participation au comité interministériel de la sécurité routière, pour « découvrir » un secteur, qui s'est finalement avérée être une représentation du ministre pour voter sur chacune de ses mesures ; les soirées de bouclage des bureaux de synthèse ; les reportages télévisés en période budgétaire chargée ... »