La dynamique des finances publiques

Date de mise à jour 
06/03/2018

La détérioration de nos finances publiques s’est accélérée à l’occasion de la crise économique et financière, qui a nécessité une intervention résolue des pouvoirs publics. Mais au-delà de la crise, c’est bien l’insuffisante maîtrise de nos comptes publics au cours des quarante dernières années qui est la cause de la situation dégradée de nos finances. À horizon 2022 l’objectif du Gouvernement est donc de rétablir l’équilibre des finances publiques françaises, en cohérence avec nos engagements européens.

Alors qu’à la fin des années 70, nos finances publiques étaient encore parmi les plus équilibrées en Europe, leur situation s’est progressivement dégradée, comme en témoigne la montée ininterrompue du poids de la dette publique dans le produit intérieur brut (PIB).

Depuis plus de 30 ans, les finances publiques françaises sont structurellement en déficit.

Il faut ainsi remonter à 1974 pour trouver la trace d’un excédent des administrations publiques. Conséquence directe de ces déficits récurrents, la dette publique a augmenté de manière quasi continue sur cette période : atteignant à peine 20 % du PIB à la fin des années 1970, elle a franchi le seuil de 60 % du PIB en 2002 et approchait 68 % du PIB en 2008. À l'occasion de la crise économique et financière, la dette publique a fortement augmenté pour atteindre 92 % du PIB en 2013 et 96 % en 2016. À ce titre, le gouvernement s’est engagé dans un effort de rétablissement des comptes publics qui devrait permettre, à partir de 2020, une décroissance de l’endettement public.

En 2010, le rapport Champsaur-Cotis, sur la situation des finances publiques, a souligné que la France a abordé la crise de 2008 avec des finances publiques relativement fragiles dans la mesure où les périodes de haute conjoncture au cours des trente dernières années n’ont pas été utilisées pour réduire le déficit structurel.

Ainsi les épisodes de croissance forte de la fin des années 1990 comme de la période 2004-2007 n’ont pas permis aux finances publiques de revenir à l’équilibre des finances publiques.

La maîtrise des déficits publics et de la dette publique est un bien « collectif » auquel concourent l’ensemble des administrations publiques : certaines décisions en matière de dépenses ou de recettes prises par une administration donnée peuvent en effet affecter les décisions de dépenses prises par d’autres administrations.