Toutes administrations publiques

Date de mise à jour 
18/09/2018

On distingue habituellement quatre sous-secteurs au sein de l’ensemble « administrations publiques » (APU) :

  • l’État et les organismes divers d’administration centrale (ODAC) : ces deux sous-secteurs réunis composent l’ensemble des administrations publiques centrales. Les ODAC sont financés principalement soit par des subventions de l’État, soit par affectation de recettes votée en loi de finances. Ils ont pour point commun d’exercer une compétence fonctionnelle spécifique qui leur est dévolue au niveau national, si bien que ces organismes couvrent en pratique toutes les fonctions des administrations publiques (notamment la protection sociale, les affaires économiques ou encore l’éducation). Ce sous-secteur par conséquent hétérogène est en outre le moins important en termes quantitatifs, il n'est donc pas présenté en détail sur ce site.
  • les administrations publiques locales (APUL) qui incluent l’ensemble des collectivités territoriales (régions, départements, communes et groupement de communes) mais aussi les organismes divers d’administration locale (ou ODAL : centres communaux d’action sociale, caisses des écoles, services départementaux d’incendie et de secours, collèges, lycées, syndicats de collectivités, chambres consulaires…
  • les administrations de sécurité sociale (ASSO) qui regroupent les ODASS (principalement les hôpitaux) et l’ensemble des régimes d’assurance sociale : régime général et régimes spéciaux de Sécurité sociale (branches maladie/Accidents du travail et maladies professionnelles, famille et vieillesse), régimes de retraite complémentaire (AGIRC, ARRCO, IRCANTEC) ou assurance-chômage (Unedic).

Le référentiel de la comptabilité nationale est le seul qui soit commun à l’ensemble de ces sous-secteurs et permette d’obtenir des chiffrages d’ensemble, toutes administrations publiques confondues. Il est nécessaire de raisonner sur ce périmètre qui est celui de nos engagements européens (pacte de stabilité et de croissance).

La dépense publique, soit 1 292 milliards d’euros en comptabilité nationale en 2017 (dont 31 milliards d’euros de crédits d’impôts), représente 56,4 % du PIB, ce ratio ayant connu une forte hausse depuis dix ans (+4,2 points de PIB depuis 2007, notamment sous l’effet de la crise économique et financière) et étant l’un des plus élevés de l’Union européenne (47,1 % en moyenne dans la zone Euro).

Source : INSEE, mai 2018

Les recettes sont très majoritairement constituées de prélèvements obligatoires (à hauteur de 45,3% du PIB).

Source : INSEE 2018

Dette publique 2017 : 96,8 % du PIB , soit 2 218,4 milliards d’euros.

Source : INSEE, mai 2018

Sur longue période, le ratio d’endettement des administrations publiques est passé de 21,2 % du PIB en 1978 à 96,8 % en 2017.

Source : INSEE, mai 2018

La France se caractérise par un déficit permanent de ses comptes publics depuis le premier choc pétrolier, quelle qu’ait été la conjoncture économique par la suite. Pour la première fois depuis 10 ans, le déficit public pour 2017 s’établit à 2,6 % du PIB après 3,4 % en 2016, et permet ainsi à la France de respecter ses engagements européens en réduisant son déficit à moins de 3 % du PIB, et de sortir de la procédure pour déficit excessif, enclenchée par la Commission européenne en 2009.

Source : INSEE, mai 2018

Le solde du budget général de l’État pour 2017 est de -64,3 Md€.
Le solde de l'ensemble des administrations publiques pour 2017 est de -59,5 Md€.

Source : INSEE, mai 2018