Véronique NATIVELLE, budgétaire lolfienne et chorusienne

Date de mise à jour 
27/05/2019

À l’honneur cette semaine de notre série « Portraits de budgétaires depuis 1919 », Véronique NATIVELLE, actuelle cheffe de service du réseau financier et des comptabilités à la direction des affaires financières du ministère des Armées.

Un parcours professionnel riche d’expériences ministérielle et territoriale avec une constante : une parfaite connaissance et maîtrise de la fonction financière

Diplômée du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) de Paris, ancienne élève de l’institut régional d’administration (IRA) de Metz, Véronique NATIVELLE a débuté sa carrière administrative en 1992, au sein de la direction générale de la Comptabilité publique (DGCP) du ministère de l’Économie et des Finances. D’abord chef du secteur comptabilité nationale pour les organismes divers d’administration centrale (ODAC) et les administrations publiques de sécurité sociale (ASSO), elle devient en 1998 adjointe au chef du bureau chargé de la réglementation financière des établissements publics. Elle rejoint en 2004 la direction du Budget, pour exercer les fonctions d’adjointe du chef de bureau 1BCF (bureau du contrôle financier), avant de rejoindre, comme chef de bureau, 2BMS en 2006. Véronique NATIVELLE quitte la DB en 2009 pour devenir directrice de la comptabilité à l’unité Finances du Conseil Régional d’Ile de France.

En 2012, elle intègre le ministère de la Défense en qualité de sous-directrice de la fonction financière et comptable à la direction des affaires financières. En 2017, Véronique NATIVELLE est nommée cheffe de service du réseau financier et des comptabilités au sein de la DAF du ministère des Armées.

La direction du Budget : « Pour vous, c’est quoi être budgétaire ? »

Véronique NATIVELLE : « C’est entendre son partenaire tout en regardant au-delà de l’instant présent, sans perdre de vue la cible à l’horizon. C’est décider en prenant de la hauteur pour avoir une vision globale des équilibres et préserver ainsi les finances publiques. »

La DB : « Quelle grande réforme, quelle politique publique à laquelle vous avez contribué vous laisse un souvenir marquant ? »

VN : « Mon passage à la direction du Budget a coïncidé avec la mise en œuvre de la LOLF, et toutes les questions d’application posées, ainsi qu’avec la conception du système d’information financière Chorus. Ce projet à la fois interdirectionnel et interministériel était plein de promesses : une gestion plus souple, une mise à disposition des crédits plus rapide, de l’information accessible par tous en quasi temps réel…

La direction du Budget avait fait très tôt le choix d’associer ses contrôleurs budgétaires et leurs équipes. Je suis donc allée dans les services en région pour présenter la construction de Chorus devant une dizaine de personne ici, une quinzaine là, puis soudain des amphithéâtres complets à Toulouse, Nantes et Marseille. Les contrôleurs budgétaires n’avaient certes pas multiplié les effectifs mais su fédérer les services des autres ministères autour d’un objectif attendu, partagé et suscitant beaucoup de curiosité. »

La DB : « Un de vos regrets, si c’était à refaire ? »

VN : « Je n’ai pas de regret sur ce qui a été fait car j’ai le sentiment que c’était le meilleur choix dans le contexte d’alors, choix généralement nourris de nos échanges, approfondis, parfois âprement discutés, mais toujours constructifs. »

La DB : « Votre talent insoupçonné, votre passion, une expérience de vie insolite ? »

VN : « Si je fréquente volontiers les expositions artistiques après des périodes denses de travail, je me réserve chaque année un retour dans les coulisses d’une salle de spectacle, entre répétitions générales et représentations, parmi les jeunes danseurs au service desquels je me place, de la gestion du costume déchiré au rappel de l’entrée en scène. J’adore la montée d’adrénaline progressive, l’enchaînement des événements chronométrés, la part d’improvisation nécessairement maîtrisée, le dépassement de chacun d’entre nous pour trouver dans l’urgence la solution et, quoi qu’il en soit, l’accomplissement de notre travail puisque… the show must go on. Un peu comme à la direction du Budget, non ? »