Bruno METTLING, président d’Orange Moyen-Orient et Afrique, et spécialiste des questions de stratégie et de transformation sociale et digitale

Date de mise à jour 
11/06/2019

À l’honneur cette semaine de notre série « Portraits de budgétaires depuis 1919 », Bruno METTLING, jeune budgétaire sectoriel dans les années 1980, ancien conseiller technique de différents cabinets ministériels, aujourd’hui président d’Orange Moyen-Orient et Afrique, et président du cabinet de conseil Topics, spécialiste de la transformation sociale et digitale.

Un parcours professionnel riche et inspirant

Diplômé de l'Institut d'études politiques et de la faculté de droit d'Aix-en-Provence, Bruno METTLING rejoint le bureau « emploi et formation professionnelle » de la direction du Budget en 1980, en qualité d’attaché d’administration. De 1981 à 1982, il est volontaire de l’aide technique à la préfecture de Guyane où il est chargé des budgets d’investissement. De 1982 à 1988, il revient à la direction du Budget où il occupe successivement plusieurs postes et traite des questions d’urbanisme, d’infrastructures et de sécurité routière, et travaille sur le logement et les questions d’organisations internationales.

Bruno METTLING exerce par la suite différentes fonctions en cabinet ministériel : conseiller technique au Cabinet du Ministre du Travail, des Affaires Sociales et de l’Emploi en 1988, conseiller technique puis directeur adjoint du Cabinet du Ministre de l’Equipement, du Logement, des Transports et de la Mer jusqu’en 1991, puis directeur adjoint du Ministre de la Ville en 1991. Détaché en 1991 dans l’emploi d’inspecteur des finances, il est, directeur du contrôle de gestion à la Poste de 1995 à 1997.

Il revient en cabinet ministériel sur la période 1997-1999, pour assurer les fonctions de conseiller technique, membre du pôle « entreprises et développement économique, secteur public », chargé de la Poste, du logement, des transports, de la Caisse des dépôts et consignations et des entreprises en difficulté, au cabinet du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie. Il est également au même moment chargé de mission auprès du secrétaire d'État à l'Industrie, et chargé de mission (relations sociales, suivi de la réduction du temps de travail dans les entreprises publiques) auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie.

À partir de 1999, Bruno METTLING rejoint  la Caisse nationale des caisses d'épargne (CNCE), chargé de la politique des ressources humaines, de la communication interne Groupe et du secrétariat général. Au sein du groupe, il exerce les fonctions de chargé du développement de la banque de détail de 2003 à 2004.

En 2004, Bruno METTLING quitte la CNCE pour la Banque Fédérale des Banques Populaires, en qualité de directeur général adjoint. De 2006 à 2009, il en est le directeur général délégué.

Il réintègre l’Inspection générale des finances en 2009, chargé d'une mission d'évaluation de l'efficacité des aides à la presse. En 2010, Bruno METTLING se voit confier par le Premier ministre d'une mission sur l'avenir de Presstalis.

En 2010, il devient directeur des ressources humaines de France Télécom/Orange, fonction qu’il assume jusqu’en 2016. Directeur général adjoint d'Orange, chargé de la zone Afrique et Moyen-Orient (AMEA), Bruno METTLING est, depuis 2018, président d’Orange Moyen-Orient et Afrique, et président de Topics (cabinet de conseil spécialisé dans la transformation sociale et digitale).

La direction du Budget : « Pour vous, c’est quoi être budgétaire ? »

Bruno METTLING : « Mener ce combat décisif dans lequel  quelques centaines d’engagés mènent un combat contre la logique du toujours plus en matière de dépense publique. Pour mener à bien ce combat, il faut bien maîtriser la logique du secteur dont on a la charge pour comprendre les enjeux et les dynamiques. »

La DB : « Quelle grande réforme, quelle politique publique à laquelle vous avez contribué vous laisse un souvenir marquant ? »

BM : « J’en citerai plusieurs marquantes : la réforme du financement du logement social, le réaménagement des prêts à l’accession à la propriété dits « prêts PAP », les restructurations de quelques entreprises, mais aussi la réforme du financement du chômage (dans les années 1980), et la réforme de la politique agricole commune (IGF) ».

La DB : « Un de vos regrets, si c’était à refaire ? »

BM : « La logique du non à court terme plutôt que du « oui si », qui conduit à préférer perdre un arbitrage, plutôt qu’à rechercher une solution équilibrée à l’arrivée, moins coûteuse que celle résultant d’un arbitrage défavorable. J’évoquerai également le regret de ne pas avoir alors connu, ni maîtrisé, les méthodes utilisées par le secteur privé pour garantir la réduction du coût sans dégradation du service au client ».

La DB : « Votre talent insoupçonné, votre passion, une expérience de vie insolite ? »

BM : « Celui de la négociation, de la recherche du compromis équilibré, pour mobiliser à la direction du Budget et qui se révèlera par la suite déterminant pour mon parcours professionnel, celui de l’engagement et de donner du sens  aux politiques de transformation.

Une expérience insolite : une mission au Tchad pour la Banque Mondiale. Mis à disposition de la direction du Budget pour la Banque Mondiale, j’ai été, au cours de cette mission, exposé à un risque sécuritaire majeur. »