La trajectoire des finances publiques et le PLPFP 2018-2022 transmis au Haut Conseil des finances publiques

Date de mise à jour 
19/09/2017

Le Gouvernement a transmis le 15 septembre 2017 au Haut Conseil des finances publiques le projet de loi de programmation des finances publiques pour la période 2018-2022, et les principales hypothèses macro-économiques envisagées, qui confirment en grande partie la trajectoire des finances publiques envisagée dans le débat d’orientation des finances publiques (DOFP) présenté en juillet dernier.

Trajectoire des finances publiques pour 2017

Le taux de croissance pour 2017 est relevé de 1,6 à 1,7 %, selon les dernières prévisions économiques.

La prévision de déficit public est abaissée à 2,9 % (contrairement aux 3% envisagés lors DOFP).

Cette amélioration s’explique par les mesures de redressement prises par le Gouvernement, travaillant dans ce contexte à une sortie dès 2018 de la procédure européenne de déficit excessif.

Trajectoire des finances publiques pour 2018

Pour 2018, le Gouvernement confirme l’hypothèse de croissance de 1,7 %, formulée initialement dans le DOFP.

La prévision du déficit public pour 2018, qui figure dans le projet de loi de programmation des finances publiques (PLPFP), est abaissée à 2,7% (hypothèse initiale du DOFP).

Le niveau des dépenses publiques est estimé à 53,9% du PIB contre 54,6% en 2017, soit une baisse de 0,7 point du PIB. Cette forte diminution tient compte d’une hypothèse de croissance prudente.

Les prélèvements obligatoires (PO) sont estimés à 44,3%, soit légèrement supérieurs aux 44,0% annoncés dans le DOFP, du fait d’un dynamisme des recettes plus élevé que prévu.

Le Gouvernement confirme également la baisse nette d'environ 10 milliards d’euros de la pression fiscale à fin 2018.

Une baisse des dépenses publiques de 3 points de PIB pour 2022

Le PLPFP 2018-2022, dont l’ambition est de conduire une transformation des pratiques budgétaires, autant qu’une transformation des politiques publiques, prévoit d’atteindre en 2022 l’objectif de plus de 3 points de baisse des dépenses publiques dans le PIB (conformément au DOFP) au moyen d’économies assises sur des transformations structurelles.