Un document « fondateur » de la comptabilité budgétaire à l’usage des acteurs de la sphère financière de l’Etat a été élaboré. Il s’agit du Tome 1 du référentiel de comptabilité budgétaire, diffusé début 2009, qui définit et précise les principes qui régissent et structurent la comptabilité budgétaire. Il reprend les éléments contenus dans les textes de niveau supérieur (LOLF, lois de finances, règlements) pour en donner une vision aussi complète et intégrée que possible. Il reprend également des dispositions existantes qui peuvent se trouver dans différents textes d’application. Ce principes seront déclinés de manière opérationnelle dans un manuel de comptabilité budgétaire en cours d'élaboration.
Par ailleurs, la rénovation des processus budgétaires et comptables de l’État a été engagée dès 2006 avec la mise en œuvre de la LOLF. Plusieurs ministères gestionnaires ont été associés à ces travaux. A la suite d'une récente actualisation, la direction du Budget met à disposition des ministères les manuels descriptifs des règles et processus financiers afin de les accompagner dans le déploiement des nouvelles organisations financières. Chaque « macro-processus », de portée interministérielle, regroupe un ensemble cohérent d’activités et détaille les règles de gestion budgétaire et comptable applicables, les processus de gestion, les rôles des acteurs, le périmètre de leurs responsabilités, et des préconisations en matière d’organisation financière.
Il rassemble, complète ou actualise les règles de comptabilité budgétaire actuellement dispersées dans des textes de nature et de statuts très différents : loi organique, lois de finances, décrets, circulaires… Ce référentiel vise à donner une présentation cohérente de ces règles en faisant apparaître les principales notions qui régissent et structurent la comptabilité budgétaire.
Le référentiel de comptabilité budgétaire s’est attaché à définir les points suivants :
TELECHARGER le référentiel de comptabilité budgétaire
Le Parlement disposera ainsi d’une vision claire de l’exécution du budget en fonction de l’autorisation qu’il a donnée qui est ici retracée de façon plus explicite.
Pour les ministères, et la direction du Budget, le référentiel introduit un lien entre budgétisation et exécution. En effet, une description plus fine du processus d'exécution de certaines catégories de dépenses -marchés pluriannuels notamment- conduit à traiter plus en détail de leur budgétisation. En fixant des règles plus précises, plus claires, le référentiel permet donc un meilleur suivi et une meilleure compréhension de l’exécution et par conséquent de la budgétisation.
Quant aux gestionnaires, certains points à portée opérationnelle ayant été tranchés, ils peuvent désormais s’appuyer sur des règles reconnues pour sécuriser leurs pratiques de gestion.
Par ailleurs, le référentiel permet de mieux prendre en compte la notion d’engagement, et in fine, de fiabiliser la comptabilité des engagements.
En cours d'élaboration, il visera à fiabiliser les différentes phases de la gestion, de la budgétisation à la restitution de l’exécution
L’actualisation des cinq principaux manuels financiers interministériels, issus de la démarche « réingénierie » ou « refonte des principaux processus financiers » est achevée. Ces manuels proposent, pour chaque processus, une documentation de référence sur la doctrine, les processus, les règles de gestion, les rôles des acteurs de la fonction financière et des préconisations en matière d’organisation financière. Ils sont dès à présent disponibles.
9 champs d’activités de la chaîne budgétaire et comptable ont vocation à être couverts :
Élaboration du budget* | Allocation et mise à disposition des ressources* | Exécution de la dépense* | Traitement de fin de gestion et de fin d’exercice | Exécution des recettes non fiscales* | Gestion de la trésorerie de l’État | Restitutions, comptes-rendus et tableaux de bord | Pilotage de la masse salariale et des emplois* | Gestion des stocks et des immobilisations
Les 5 manuels actualisés sont identifiés par le signe (*).
Manuel de présentation des macro-processus
Ce document a pour objet :
Manuel « macro-processsus 1 : élaboration ministérielle d’un budget »
Ce macro-processus aboutit notamment à l’élaboration des lois de finances, il a pour finalité d’organiser, au sein d’un ministère, la construction budgétaire à l’échelon supra-programmes, programme et budget opérationnel de programme (BOP), en dotant les acteurs concernés d’un cadre budgétaire traduisant dans une logique ministérielle les orientations stratégiques pluriannuelles de l’action publique et orientant la gestion opérationnelle dans une optique d’optimisation de l’emploi des ressources.
Manuel « macro-processsus 2 : allocation et mise à disposition des ressources »
Le macro-processus d’allocation et de mise à disposition des ressources vise à :
Manuel « macro-processsus 3 : exécution de la dépense »
Le macro-processus exécution des dépenses s’inscrit dans la chaîne de la dépense, il a pour finalité de permettre l’exécution des dépenses de l’État conformément à la stratégie du programme (MP1) et en fonction des ressources qui sont mises à la disposition des services (MP2).
L’objectif de l’exécution de la dépense est de :
Manuel « macro-processsus 5 : exécution des recettes non fiscales »
Le macro-processus exécution des recettes non fiscales (RNF) vise à :
Manuel « macro-processsus 8 : pilotage de la masse salariale et des emplois »
Le macro-processus de pilotage de la masse salariale et des emplois s’inscrit pleinement dans la logique du macro-processus 1 « Élaboration ministérielle du budget » et du macro-processus 2 « Allocation et mise à disposition des ressources ». En revanche, les spécificités majeures du MP8 résident dans son interdépendance avec la gestion des ressources humaines, d’une part, et dans les règles propres aux dépenses de titre 2 et aux emplois, d’autre part.