Les programmes basculés, « enseignement scolaire du premier degré », « enseignement scolaire du second degré » et « vie de l’élève », sont gérés essentiellement en services déconcentrés. Parallèlement au déploiement de CHORUS, une réorganisation de la fonction financière a été mise en place avec regroupement des gestionnaires utilisateurs de CHORUS au sein de plates-formes académiques. Le déploiement a suscité peu de résistances au changement et ces résistances ont été gérées localement dans la plupart des cas.
Par la suite, les difficultés sont arrivées en gestion du fait des dysfonctionnements des interfaces entre les applications métier (déplacements temporaires et ANAGRAM –gestion des rentes et accidents du travail) et CHORUS. Il faut préciser que les trois programmes basculés font intervenir de très nombreux actes de gestion représentant chacun des sommes faibles. Le calcul des sommes à payer sur ces processus complexes suppose l’utilisation d’applications dédiées. Les difficultés rencontrées pour mettre en service les interfaces ont donc généré un surcroît de travail -saisie dans CHORUS, outil peu adapté à ces types d’acte- et généré des tensions en fin de gestion.
L’expérience acquise en V3 devrait permettre d’éviter certains écueils, par exemple au niveau de l’alimentation des nombreux référentiels CHORUS par les applications métier. Il faut veiller à réaliser des tests de bout en bout sur la base de vrais cas métier, y compris les plus complexes.
Peu d’alertes relatives à des académies en difficulté par défaut d’appropriation de l’outil sont remontées. Il reste deux facteurs dont le poids est difficile à apprécier :
Il s’agit du rôle majeur joué par des utilisateurs clefs, les correspondants applicatifs, qui portent littéralement le projet dans certaines académies ; le degré réel d’autonomie des autres gestionnaires est probablement très variable.
Il s’agit également de la typologie des actes traités dans les trois programmes basculés en V3 : globalement, il s’agit d’actes simples, souvent de type flux 4 (demande de paiement directe/ titre 2) ou d’engagements juridiques simples. A cet égard, la bascule en V4 des programmes de soutien (marchés complexes) et des programmes de constructions (tranches fonctionnelles, gestion de la pluriannualité) sera un vrai révélateur du niveau réel d’appropriation.
Dans l’immédiat, c’est surtout au niveau de la délégation des crédits que l’apport est constaté. Sur ce point, la simplification est unanimement saluée. Sur d’autres points, meilleure application de la LOLF, traçabilité, etc., les gestionnaires les plus sensibilisés aux enjeux d’une gestion plus professionnalisée sont convaincus des progrès réalisés. Nombre d’utilisateurs sont à ce stade marqués, en phase d'appropriation, par la complexité de l'outil : les engagements juridiques sont en effet beaucoup plus précis dans Chorus que dans les précédentes applications. Les promesses en termes d’accès à l’information et aux restitutions ont été déçues en V3 mais il est évident que l’outil a des potentialités considérables. Des progrès importants sont donc attendus dans ce domaine dès la V4. C’est un enjeu aussi bien en termes de retour sur investissement - éviter des suivis parallèles - que d’image de l’outil. La dématérialisation est aussi une évolution très attendue.
Edito
Dossier : Les principales innovations du PLF 2010
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