Le budget pluriannuel de l’État a été modifié en janvier 2009 pour tenir compte du plan de relance de l’économie. La programmation des dépenses de l’État n’est cependant pas remise en cause par ce plan de relance, d’une part parce que les crédits du plan de relance ont été inscrits sur une mission distincte, d’autre part parce que l’impact budgétaire du plan de relance sera limité dans le temps, la majeure partie des crédits ayant vocation à être consommés en 2009.
Hors plan de relance de l’économie, la progression des dépenses de l’État sera limitée à l’inflation (« zéro volume ») sur les trois années de la programmation, soit une évolution en valeur de 1,6% en 2009, correspondant à une évolution de 0,1% en volume, puis de 1,75% en 2010 et 2011, soit une stricte stabilité en volume.
Cet effort de maîtrise des dépenses est d’autant plus ambitieux que :
Au total, pensions et charges de la dette, qui représentaient moins de 30% de l’augmentation des dépenses de l’État entre 2003 et 2007, absorbent désormais près de 70% des marges de manœuvre.
A ces dépenses héritées du passé s’ajoutent :
Au total, c’est en fait quasiment 100% de la progression des dépenses qui est préemptée par tous ces postes. Réaliser le « 0 volume » sur la norme élargie est en fait pratiquement équivalent à stabiliser en euros courants les dépenses des ministères, que ce soit en matière de personnel, de fonctionnement ou d’intervention.
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