Une première programmation des dépenses de l’État sur trois ansDernière mise à jour le 05/07/11

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Une première programmation des dépenses de l’État sur trois ansDernière mise à jour le 05/07/11

Conformément à ses engagements, le Gouvernement a élaboré pour la première fois une programmation des dépenses de l’État sur trois ans (2009-2011). Le volet « dépenses » de la loi de finances initiale pour 2009 constitue la première annuité de ce budget triennal. Cette démarche pluriannuelle constitue le cadre indispensable pour mettre en œuvre les réformes structurelles permettant de dégager les ressources nécessaires au financement des priorités de l’action de l’État. Le budget triennal tire en particulier les conséquences des réformes engagées par le Gouvernement depuis mai 2007 et intègre les conclusions de la révision générale des politiques publiques (RGPP), dont les 374 décisions engagent un mouvement de réforme de l’action de l’État sans précédent.

Le budget pluriannuel de l’État a été modifié en janvier 2009 pour tenir compte du plan de relance de l’économie. La programmation des dépenses de l’État n’est cependant pas remise en cause par ce plan de relance, d’une part parce que les crédits du plan de relance ont été inscrits sur une mission distincte, d’autre part parce que l’impact budgétaire du plan de relance sera limité dans le temps, la majeure partie des crédits ayant vocation à être consommés en 2009.

Une maîtrise des dépenses sans précédent, dans un contexte particulièrement contraint

Hors plan de relance de l’économie, la progression des dépenses de l’État sera limitée à l’inflation (« zéro volume ») sur les trois années de la programmation, soit une évolution en valeur de 1,6% en 2009, correspondant à une évolution de 0,1% en volume, puis de 1,75% en 2010 et 2011, soit une stricte stabilité en volume.

Cet effort de maîtrise des dépenses est d’autant plus ambitieux que :

Au total, pensions et charges de la dette, qui représentaient moins de 30% de l’augmentation des dépenses de l’État entre 2003 et 2007, absorbent désormais près de 70% des marges de manœuvre.

Schéma représentant les marges de manoeuvre budgétaires de l'État en moyenne sur les périodes 2003-2007 et 2008-2011
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A ces dépenses héritées du passé s’ajoutent :

  • les prélèvements sur recettes au profit des collectivités territoriales, qui progressent comme l’inflation (+1 Md€ par an en moyenne), sauf en 2009 (+0,5% en volume) ;

  • et la mise en place d’une « réserve de budgétisation » – indispensable dans le cadre d’un budget pluriannuel pour faire face aux aléas de la prévision sur les dépenses inéluctables.

Au total, c’est en fait quasiment 100% de la progression des dépenses qui est préemptée par tous ces postes. Réaliser le « 0 volume » sur la norme élargie est en fait pratiquement équivalent à stabiliser en euros courants les dépenses des ministères, que ce soit en matière de personnel, de fonctionnement ou d’intervention.

Tableau représentant les évolutions des dépenses de l'État en 2009-2011 dans le cadre de son budget pluriannuel
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