Objectifs et indicateurs de performance

 

 

 

 

 

OBJECTIF n° 1 : Assurer la formation des ingénieurs, des techniciens de la sécurité aérienne et des élèves pilotes de ligne aux meilleures conditions économiques

 

 

 

 L’ENAC rassemble dans un même lieu la formation de la plupart des professionnels du transport aérien et utilise les échanges croisés entre les différentes filières de formation pour fournir une formation efficiente. L’objectif consiste à assurer un service optimal en termes de sécurité, aux meilleures conditions économiques.

La spécificité des formations initiales de l’ENAC repose sur l’utilisation de moyens lourds et sophistiqués comme les simulateurs de contrôle ou les simulateurs de vol utilisés pour la formation des pilotes et des contrôleurs de la navigation aérienne. Ces moyens spécialisés permettent de garantir un haut niveau de technicité et de professionnalisme aux agents. La mutualisation des moyens entre les diverses formations de l’école permet de fournir ces prestations aux élèves ingénieurs dans les meilleures conditions économiques.

Concernant la formation des Elèves Pilotes de Ligne (EPL), l’objectif consiste à réduire le coût de la formation afin de se rapprocher progressivement des prix pratiqués dans le secteur concurrentiel, tout en maintenant une qualité de formation reconnue par les professionnels de l’aéronautique. Cette qualité de formation se traduit par la délivrance d’un volume d’heures de vol et de simulateur nettement supérieur aux minima réglementaires et aux volumes de formation délivrés par les écoles concurrentes.

 

Indicateur 1.1 : Coût de la formation des élèves

 

Coût unitaire de la formation d’un élève ingénieur ENAC (IENAC)

Cette formation à caractère pluridisciplinaire est orientée vers les activités du domaine aéronautique et spatial, pour les industries et le transport aérien. La scolarité des ingénieurs de l’ENAC (IENAC) dure 3 ans et se déroule à l’ENAC à l’exception de la dernière année, dédiée à un stage d’immersion par des échanges avec des universités et des écoles étrangères. Le dernier trimestre de cette troisième année est consacré à un stage en entreprise, en France ou à l’étranger. Les élèves reçoivent un enseignement scientifique et technique délivré par des enseignants permanents, fonctionnaires de la DGAC, ou des intervenants du secteur qui leur présentent l’ensemble du domaine du transport aérien. Il faut noter l'enseignement des cours en langue anglaise lors du 5ème semestre du cursus IENAC afin de favoriser les échanges avec des écoles ou universités étrangères dès la rentrée 2011.

Les principaux leviers d’action en matière de coût unitaire de la formation IENAC sont les charges fixes de l’école et les effectifs. L’évolution du contenu de la formation et les choix quant à la mise en œuvre des changements ont également des conséquences majeures sur le coût de la formation.

L’ENAC poursuit sa politique de maîtrise des coûts de fonctionnement et le développement de son offre de prestations auprès des industriels et à l’international. En outre, elle s’est engagée dans une politique de partenariat renforcé et de mutualisation des moyens avec l’ISAE qui vise notamment une diminution globale des coûts. Enfin, l’école développe l’utilisation des TICE (Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement) et les intègre progressivement dans ses méthodes d’apprentissage, ce qui devrait permettre à terme certaines économies sur les charges de structure.

L’évolution des effectifs peut résulter d’une adaptation conjoncturelle de l’offre à la demande, être le fruit d’une stratégie de durcissement des critères de recrutement ou de limitation des recrutements en première année pour élargir l’accès en deuxième année.

 

Coût unitaire de la formation des élèves pilotes de ligne

La filière des Élèves Pilotes de Ligne constitue, dans l’éventail des formations au pilotage délivrées par l’ENAC, celle qui requiert l’ensemble des compétences pédagogiques, techniques et humaines de l’école. Les instructeurs engagés dans cette formation détiennent des qualifications élevées et utilisent des avions et des simulateurs de vol à hautes performances pédagogiques.

Cette filière permet à des élèves d’accéder au métier de pilote de ligne sur la seule base du mérite au terme d’une sélection sur concours puis par une formation d’environ 2 ans financée par l’État. L’indicateur prend en compte la formation pratique avec la délivrance des licences et qualifications CPL (Licence de pilote commercial), QCMEP (Qualification de classe sur avion bimoteur à pistons) et IRME (Vol aux instruments sur avion multi-moteurs), ainsi que l’attestation de fin de formation MCC (Multi Crew Cooperation – travail en équipage). En sortie d’ENAC, les EPL peuvent alors se présenter en compagnie aérienne pour obtenir leur qualification de type et opérer sur des vols commerciaux après une adaptation en ligne.

 

Concernant les moyens matériels, les leviers d’action de l’ENAC pour améliorer les résultats résident dans l’amélioration du taux d’utilisation de ses avions, la recherche d’une meilleure disponibilité des appareils pour pouvoir réduire la flotte à activité constante et dans le remplacement progressif d’avions anciens par des avions de nouvelle génération beaucoup plus économes. Concernant les ressources humaines, l’ENAC s’attache à optimiser le potentiel de production afin d’exploiter au mieux les compétences techniques et pédagogiques des instructeurs, tout en garantissant une qualité de formation supérieure aux standards.

 

Les résultats de l’indicateur restent cependant soumis à des éléments extérieurs comme le coût du carburant et des pièces détachées des avions. Ce phénomène reste difficilement prédictible et a un effet direct sur l’indicateur puisque ces postes de dépenses représentent plus de 20% du coût de la formation.

 

 

INDICATEUR 1.1 : Coût de la formation des élèves

 

 

(du point de vue du contribuable)

 

Unité

2009
Réalisation

2010
Réalisation

2011
Prévision PAP 2011

2011
Prévision actualisée

2012
Prévision

2013
Cible

 Coût unitaire de la formation d’un élève ingénieur ENAC

€/élève

75 880

70 000*

74 370

71 000

72 000

72 000

 Coût unitaire d’une formation pratique de pilote de ligne

€/élève

108 600

105 500*

110 750

105 500

105 500

105 500

 

 Précisions méthodologiques

 Source des données : Comptabilité analytique de l’ENAC. * Résultats 2010 non définitifs.

 

Coût unitaire de la formation d’un élève ingénieur ENAC

Mode de calcul :

Le coût unitaire est un coût complet qui comprend les coûts directs de fonctionnement associés à la formation (documentation pédagogique, fournitures et entretien divers des moyens pédagogiques, sous-traitance de formation, carburant et pièces détachées avion...), les coûts directs de personnel associés à la formation (enseignants et instructeurs, ainsi que techniciens de maintenance simulateur et avion), les coûts indirects de fonctionnement et de personnel (encadrement, fonctions administratives, logistique et autres fonctions support...) et les amortissements associés aux moyens utilisés pendant la formation. Le coût unitaire de la formation est obtenu en reconstituant une promotion sur trois ans par les éléments de charges des trois promotions présentes à l’école pour cette année n.

Le changement de périmètre des coûts suite à la fusion de l’ENAC et du SEFA au 01/01/2011 aura un impact sur le calcul de ce coût unitaire dès 2011 mais qui ne peut être chiffré pour le moment. En effet, les coûts de structure de la nouvelle entité vont résulter de la fusion des différents services supports des deux écoles et seront absorbés par la formation IENAC en fonction de nouvelles clés de répartition qui ne pourront être évaluées que lors de l’établissement de la comptabilité analytique 2011.

 

La prévision 2011 actualisée est à la hausse par rapport à 2010 pour les raisons suivantes :

-  Le passage de 5ème semestre en anglais implique des coûts supplémentaires de traduction, de vacations en langue anglaise, de formation et de suivi des enseignants.

-  La baisse de plus de 30% du nombre de promotions formées aux métiers de la DGAC (formation ICNA, IESSA et TSA) va entraîner une absorption des coûts indirects plus importante par la formation IENAC. En effet, malgré les mesures prises pour diminuer les frais de fonctionnement et le non remplacement d’un agent sur deux partant à la retraite, la baisse des charges fixes de l’école ne peut compenser cette réduction conjoncturelle d’activité pour la DGAC.

Il faut noter que cette hausse est  moins importante que celle prévue dans le budget triennal qui fixait le coût 2011 à un peu plus de 74 000 euros.

La prévision de 2012 présente également une hausse par rapport à 2011, compte tenu de la mise en œuvre de la refonte de la formation IENAC conformément aux préconisations de la CTI (Commission des titres d’ingénieur). Ce projet, lancé le 14 avril 2011, prévoit notamment l’augmentation des activités de recherche en synergie avec la formation et une cible de 100 % des élèves ayant acquis une expérience à l’étranger.

En 2013, afin de compenser les coûts induits par cette réforme, l'ENAC envisage d'augmenter le nombre d'élèves par promotion ce qui permettra de stabiliser le coût unitaire.

 

Coût unitaire d’une formation pratique de pilote de ligne

Mode de calcul :

Il s’agit du coût direct d’une formation d’un élève pilote de ligne sur un stage intégré Air Transport Pilot (Aircraft) – ATP(A). Le coût unitaire comprend les coûts directs de fonctionnement associés à la formation (carburant et pièces détachées avion, documentation pédagogique, uniformes...) et les coûts directs de personnel associés à la formation (enseignants et instructeurs, ainsi que techniciens de maintenance simulateur et avion). Ce coût direct ne comprend pas les frais généraux et les amortissements. Le coût unitaire de la formation est obtenu en multipliant le nombre d’heures en formation par le coût horaire de chacun des types d’instruction ou d’avion utilisés.

 

Le coût de la formation EPL devrait se stabiliser sur les années futures. En effet, la poursuite des efforts en matière de productivité (optimisation de l’utilisation des moyens techniques et humains consécutive au développement du plan de charge) sera compensée par l’augmentation prévisible du coût du carburant avion qui pèse lourdement sur le coût de la formation et par la mise en œuvre du nouveau statut PN (Personnel Navigant) qui aura pour conséquence une augmentation de la rémunération des pilotes instructeurs de l’ENAC.

 

 

 

OBJECTIF n° 2 : Faire de l’ENAC une école de référence dans le domaine du transport aérien en France et à l’étranger

 

 

 

 La formation à l’ENAC des futurs cadres de l’industrie aéronautique concourt, par la qualité de l’enseignement dispensé, à proposer des professionnels de haut niveau à l’industrie aéronautique française, soutenant ainsi le développement de l’activité économique.

L’ENAC a également démontré sa capacité à former des pilotes de ligne et des instructeurs depuis plusieurs dizaines d'années, contribuant ainsi à la sécurité des activités aéronautiques en France et à l’étranger. Le taux de croissance de l’aviation civile mondiale sur le long terme (même si la crise actuelle du transport aérien est forte) fait en effet craindre que la pénurie de pilotes induite aboutisse à une mise en péril de la sécurité ou à un risque de non livraison d’avions commandés. Ces deux formations s'inscrivent dans la politique de l'aviation civile qui vise à maintenir un niveau élevé de sécurité dans les opérations aériennes et une filière républicaine d'accès au métier de pilote. Cela se traduit pour les Elèves Pilotes de Ligne par la gratuité de leur enseignement.

L’expertise de l’ENAC en ingénierie pédagogique auprès des clients étrangers, en soutien des industriels français, contribue à exporter le savoir-faire français à l’étranger. Les actions de l’école à l’international, fortement encouragées par les partenaires industriels du secteur aéronautique, se sont multipliées au cours de ces dernières années. Certaines débouchent sur des coopérations à long terme, comme par exemple la création d’un collège franco-chinois, supportées par l’industrie aéronautique, en particulier Airbus. La création du label France AEROTECH en fin d'année 2010 en collaboration avec l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers Paris Tech (Bordeaux) et l’Institut Polytechnique de Bordeaux / ENSEIRB (Bordeaux) permettra de mieux répondre aux besoins des entreprises publiques ou privées qui contribuent au développement de l’industrie européenne du transport aérien, de l’aéronautique et de l’espace dans le monde entier.

L’ENAC participe activement aux grands projets de recherche aéronautiques. Les grands facteurs dimensionnant de l’évolution de la recherche reposent notamment sur les thèmes retenus dans les grands programmes européens tels que SESAR (Single European Sky ATM Research). L’agenda stratégique 2020 d’ACARE  (Conseil Consultatif de la Recherche Européenne) donne également des orientations à long terme, en particulier dans la perspective du développement durable de l’aérien et du programme CLEANSKY (programme européen : Ciel Propre). Enfin, au sein de la DGAC, la mise en place récente du CORAC (Comité d’Orientation de l’Aviation Civile) et les orientations données par le Directeur Général visant à faire de l’ENAC l’organisme de recherche privilégié de la DGAC constituent des facteurs essentiels de développement de la recherche à l’ENAC. Le nouveau statut de l’ENAC prévoit la mise en place d’un Conseil Scientifique dont les avis doivent permettre d’éclairer la stratégie de recherche de l’ENAC.

L’évolution à court terme de ces activités s’inscrit fortement dans une logique de site à travers le projet de mutualisation d’activités de recherche avec l’ISAE et la dynamique de création d’un campus d’excellence toulousain dans le cadre du Grand Emprunt.

 

Deux indicateurs sont retenus pour cet objectif : le taux d’insertion professionnelle des élèves et le taux d’élèves étrangers en formation initiale parmi les élèves non fonctionnaires.

 

Indicateur 2.1 : Taux d’insertion professionnelle des élèves

 

Cet indicateur vise à donner une mesure de l’adéquation aux besoins du secteur aéronautique en actions de formation :

Taux d'insertion professionnelle des élèves civils ingénieurs (IENAC) formés à l'école, 6 mois après la délivrance de leur diplôme

Cet indicateur permet d’apprécier la qualité de la formation dispensée selon le niveau de l’accueil réservé sur le marché de l’emploi aux nouveaux diplômés de l’école. Mais cet indicateur seul ne reflète pas les performances de l’école en matière de formation d’ingénieurs civils. En effet, l’évolution de la conjoncture économique et notamment dans le secteur aéronautique est un facteur déterminant sur les résultats de cet indicateur année par année. C’est pourquoi un indicateur d’étalonnage facilite l’interprétation des résultats : le taux net d’emploi des diplômés de la dernière promotion ingénieurs de la conférence des grandes écoles (76,4 % en 2010).

Malgré les évolutions de la conjoncture économique, l’insertion des élèves de l’ENAC se maintient à un bon niveau ce qui confirme bien l’attractivité de cette formation auprès des recruteurs ainsi que son adaptation aux attentes des professionnels du secteur.

 

Taux d’insertion professionnelle des élèves pilotes de ligne

Cet indicateur permet d’évaluer l’adéquation entre le besoin en pilotes de ligne du secteur aérien et la réponse des opérateurs de l’État à ce besoin. En effet, un taux d’insertion professionnelle trop bas signifie soit un nombre de pilotes formés supérieur aux attentes des compagnies aériennes, soit un niveau de qualité des formations qui n’est pas en adéquation avec les objectifs poursuivis. A l’inverse, un taux proche de 100% peut refléter un nombre trop faible de pilotes formés.

Deux indicateurs de contexte facilitent l’interprétation des résultats :

-  l’écart en nombre d’heures de vols et de simulateurs de vols par rapport à la formation minimale réglementaire traduit le haut niveau de qualité recherché pour cette formation afin que l’effet sur la sécurité soit optimal. Cet écart s’établit à 85 heures d’instruction vol et simulateur ;

-  le nombre de places au concours (40 en 2011), décision du ministre en charge des transports, éclaire de manière quantitative l’indicateur d’insertion professionnelle. Il influe par ailleurs sur le coût unitaire de la formation du fait des frais fixes.

En 2010, le taux d’insertion professionnelle a légèrement augmenté (+3,5%) mais reste en dessous de la cible. Sont en cause la crise économique et le gel des embauches dans les compagnies aériennes notamment chez Air France jusqu’en 2013. Par conséquent, on note une certaine diversification des recruteurs grâce à quelques EPL recrutés par des compagnies aériennes étrangères (Lufthansa par exemple). Le taux d’insertion devrait repartir à la hausse dans les années à venir avec la reprise du trafic aérien.

 

Indicateur 2.2 : Taux d’élèves étrangers en formation initiale parmi les élèves non fonctionnaires

Ce nouvel indicateur mesure la reconnaissance des formations de l’ENAC à l’étranger. Le développement international de l’école est un axe stratégique majeur notamment dans le cadre du FABEC. L’ENAC, dès 2010, a formé des contrôleurs aériens étrangers pour des ANSP européens (Eurocontrol, Géorgie). Ce développement international est également primordial pour la reconnaissance des autres formations de l’école au niveau international et lors des classements des écoles d’ingénieurs.

De nombreuses actions sont en place à l’ENAC pour supporter ce développement international tant dans le contenu des formations que dans les actions de communication et de partenariats. De nombreux modules sont dorénavant enseignés en anglais et un effort important est réalisé pour accompagner le personnel enseignant dans ce sens.

Le passage du 5ème semestre de la formation IENAC intégralement en anglais est également un vecteur de développement du nombre d’étudiants étrangers à l’école en favorisant les échanges.

 

 

 

INDICATEUR 2.1 : Taux d’insertion professionnelle des élèves

 

 

(du point de vue du citoyen)

 

Unité

2009
Réalisation

2010
Réalisation

2011
Prévision PAP 2011

2011
Prévision actualisée

2012
Prévision

2013
Cible

 Taux d’insertion professionnelle des élèves civils ingénieurs (IENAC) six mois après la délivrance de leur diplôme

%

95

95

96

96

97

≥ 97

 Taux d’insertion professionnelle des élèves pilotes de ligne, un an après la délivrance de leur diplôme

%

83

86,5

92

87

88

≥ 92

 

 Précisions méthodologiques

 Taux d’insertion professionnelle des élèves civils ingénieurs (IENAC) formés à l’école, six mois après la délivrance de leur diplôme.

Source des données et mode de calcul : Chaque année la conférence des grandes écoles (CGE) conduit une enquête sur l’insertion des jeunes diplômés. Pour y répondre, la direction des études de l’ENAC avec la collaboration de l’association des anciens élèves adresse un questionnaire aux nouveaux ingénieurs diplômés des deux années précédentes. Les résultats ne sont disponibles qu’à la fin du premier trimestre de l’année qui suit la délivrance du diplôme. Ce questionnaire adressé en fin d’année civile permet, six mois environ après la délivrance du diplôme, de connaître le degré d’insertion dans le monde du travail des élèves de l’ENAC qui sont identifiés dès la signature de leur premier contrat de recrutement, quel que soit le type de contrat de travail (CDI, CDD), de poste et de secteur d’activité. Le taux constaté pour les ingénieurs IENAC est enfin comparé, dans un but d’étalonnage, avec le taux net d’emploi des diplômés de la dernière promotion ingénieurs de la conférence des grandes écoles. Il faut noter que la scolarité à la carte de la troisième année (période de substitution à l’étranger, puis stage en entreprise) a entraîné un allongement de la scolarité pour certains élèves pouvant aller jusqu’en décembre.

 

L’embellie prévue en 2011 sur l’embauche des cadres devrait permettre de se rapprocher progressivement de la cible du plan triennal. A la date de ce rapport le résultat de la campagne 2011 pour les élèves diplômés en 2010 n’est pas terminé.

 

Taux d’insertion professionnelle des élèves pilotes de ligne

Source des données : l’Association des Élèves Pilotes de Ligne.

Mode de calcul : Cet indicateur correspond au nombre d’EPL d’une promotion ayant achevé leur formation en année n-1 et trouvé un emploi année n par rapport au nombre d’EPL ayant réussi leur formation ATP(A) en année n-1. Pour une année donnée, c’est donc la promotion qui a été sélectionnée sur concours environ quatre ans plus tôt, qui est considérée.

Le cycle des embauches dans le secteur du transport aérien est relativement long. Trois ans après leur sortie d’école, on observe un taux d’emploi des EPL compris entre 96% et 100% selon les promotions.

 

Les embauches étant gelées chez Air France jusqu’en 2013, l’amélioration de ce taux d’insertion ne pourra être que très progressive et passera probablement par la reconnaissance de la qualité de la formation ENAC par des compagnies européennes notamment.

 

 

INDICATEUR 2.2 : Taux d’élèves étrangers en formation initiale parmi les élèves non fonctionnaires

 

 

(du point de vue du citoyen)

 

Unité

2009
Réalisation

2010
Réalisation

2011
Prévision PAP 2011

2011
Prévision actualisée

2012
Prévision

2013
Cible

 Taux d’élèves étrangers en formation initiale parmi les élèves non fonctionnaires

%

41

46

 

48

50

50

 

 Précisions méthodologiques

 Source des données : base de données Aurion qui est l’outil de suivi de la scolarité des élèves à l’ENAC.

Mode de calcul : Cet indicateur est évalué par année scolaire. Il est le résultat du ratio entre le nombre d’élèves étrangers en formation initiale sur l’année scolaire écoulée et le nombre total d’élèves ENAC en formation initiale hors formations aux métiers DGAC sur la même période.

Ont été exclus de cet indicateur les élèves fonctionnaires formés pour les besoins de la DGAC, qui sont français. En effet, l'ENAC ne maîtrise pas le nombre d'élèves venant suivre une formation pour le compte de la DGAC. Leur intégration dans le calcul de l'indicateur aurait introduit un biais, car le nombre de ces élèves étant significatif, leur évolution à la hausse ou à la baisse aurait entraîné une variation de l'indicateur non maîtrisée par l'ENAC et sans commune mesure avec l'attractivité de l'école.

 

Ce développement s’inscrit dans la stratégie de long terme de l’ENAC visant à rendre visible et à faire reconnaître ses formations à l’étranger et plus particulièrement au niveau européen. Ceci est d’autant plus nécessaire pour positionner l’ENAC dans le cadre du FABEC pour ses formations aux métiers de l’aviation civile mais aussi par rapport aux autres écoles d’ingénieurs pour sa formation IENAC.

L’ensemble des actions menées dans ce sens par l’école tant sur le plan commercial (partenariats, label,…) que sur le contenu des formations devrait permettre une progression de 2 points de ce ratio en 2011 et en 2012.